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Un syndicat pour les architectes

L'Algérie, aujourd'hui, construit beaucoup. Et paradoxalement, l'exercice du métier d'architecte n'a jamais été autant mis à mal qu'en ces temps de production intensive du cadre bâti.» Et pour faire face à cette situation, cette corporation a décidé de s'organiser en syndicat. C'est ainsi que le Syndicat des architectes agréés algériens (Synaa) a officiellement vu le jour, avec pour objectif la valorisation du métier et l'amélioration des conditions de son exercice. Le conseil national de ce nouveau syndicat d'architectes «employeurs» s'est tenu hier et le règlement et le plan d'action ont été adoptés. Agréé en décembre 2012, le Synaa compte 25 membres fondateurs. «Les adhésions se feront dès aujourd'hui, principalement via notre site web», annonce l'un d'eux. La priorité assignée à cette formation syndicale ? «Notre premier objectif est d'en finir avec une 'Algérie au rabais'. Il est inadmissible qu'aujourd'hui, le suivi du logement, qui est le contrôle des travaux, ne revienne à l'Etat que 160 DA par mois !», explique Achour Mihoubi, président du Synaa. Ainsi, la corporation est muselée par des textes réglementaires et asphyxiée par les appels au moins-disant. «Une compétence rétribuée à sa juste valeur induira inévitablement une réelle qualité dans la maîtrise d'ouvrage. D'autant plus que, pour des raisons politiques, les honoraires des architectes, fixés par texte réglementaire, n'ont pas été révisés depuis l'année 2001. Pourtant, le SNMG a été multiplié par plus de deux depuis.» «Il y a donc une urgence à laquelle nous nous attelons ; un nouveau texte régissant la maîtrise d'½uvre, qui ne peut plus assurer des conditions de travail adéquates. Et qui, de même, veillerait à encadrer la maîtrise d'ouvrage publique qui connaît actuellement des graves manques et lacunes», expose-t-il. L'un des autres objectifs du Synaa est de mettre en place des «passerelles entre les professionnels et la formation». L'Algérie «produit» ainsi, dans ses 20 instituts de formation, plus d'architectes qu'un pays comme la Chine. «Il y a un profond décalage entre l'universitaire et le productif, entre ce que l'on enseigne aux futurs architectes, qui n'apprennent pas les bases du métier, et la réalité de la pratique du terrain. Il est de notre devoir de créer de réels échanges pour un enrichissement mutuel», affirme Hasna Hadjilah, membre du bureau national.

El Watan

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