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Production agricole : LE PLUS DES SEMENCES AMELIOREES DE ICRISAT

Un champ de sorgho hybride

Les nouvelles semences de sorgho de l'Institut ont un rendement supérieur et sont plus rentables

L'Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) a organisé un forum, du 20 avril au 2 mai. Cette rencontre portait sur la planification des travaux conjoints en recherche pour l'amélioration de la culture du sorgho et du mil. Par ailleurs, elle s'inscrivait dans le cadre des préparatifs de la campagne agricole 2013-2014. Plusieurs organisations paysannes ont participé aux débats. Elles sont venues de Dioïla, Bèléko, Tominian, Siby, Koutiala, Bougouni, Kita, Yorosso et des ONG et s'investissent pour l'amélioration de la production des cultures concernées. Les exposés ont mis en valeur les résultats sur la performance des hybrides dans les champs expérimentaux. Les observations et les statistiques recueillies à l'issue de 31 tests réalisés en milieu paysan ont été abondamment commentées. Les hybrides de sorgho ont eu des rendements moyens allant de 2000 à 2300 kg contre 1400 pour la variété témoin. La rencontre a également révélé les résultats d'analyse économique des tests de sorgho avec options agronomiques réalisés en milieu paysan. Ils démontrent une meilleure rentabilité économique de l'utilisation des semences hybrides (Fadda, Sewa, Pablo...) et en l'occurrence une bonne valorisation des engrais par l'usage des semences hybrides. Une communication a fait ressortir la disponibilité de semences améliorées avec près de 35 tonnes de semences disponibles à la vente auprès des différentes organisations de producteurs. Cette année encore, les organisations de producteurs feront appel à la stratégie du mini – sachets pour faciliter l'accès des petits exploitants aux semences améliorées. Les techniciens ont échangé avec les paysans sur la planification des activités de recherche au cours de la nouvelle saison en partenariat avec les producteurs et les chercheurs. Les discussions concernaient les parcelles de sélection suivie des hybrides, la gestion intégrée du striga, le trempage et l'enrobage des graines, la technologie de la microdose. Deux producteurs qui ont utilisé les variétés de semences améliorées développées par l'ICRISAT et l'IER ont accepté de nous livrer leurs témoignages. Le commentaire de Bourama Dembélé est édifiant : « j'utilise les semences de l'ICRISAT depuis deux ans. C'est un animateur qui m'a informé et j'ai appris les techniques d'utilisation des semences. Il m'a proposé de tester quatre types de sorgho pour une 1ère saison notamment « Lata », « Sorokèra », « Sotigui » et « Douajè». La variété « Koungofing » que j'utilisais habituellement avait été semée en témoin dans le but de la comparer aux nouvelles variétés. A la fin des tests, sans hésitation, j'ai préféré garder les semences améliorées de la variété « Douajè» dont les graines sont propres et grosses ». Ce paysan de Djiguiya (cercle de Kita) a soutenu que la semence « Douajè » est tolérante à l'envahissement du striga dans le champ. Et Bourama de conclure « qu'après deux ans d'expérience et de pratiques, ma production s'est améliorée, atteignant 1500 Kg à l'hectare contre à peine une tonne auparavant.» Son homologue, Balla Berthé de Kéniéro (cercle de Kati) est enthousiaste. Il précise qu'il a testé les semences de l'ICRISAT depuis 10 ans : « j'ai testé un total de 32 variétés de semences. J'ai opté plus tard en faveur des nouvelles semences de sorgho de l'ICRISAT. Elles ont un rendement supérieur et elles sont plus rentables. Grâce à ces semences de sorgho, j'ai vendu 5 tonnes de semences» annonce souriant Balla Berthé. Le Dr. Eva Weltzien Rattunde, sélectionneur de sorgho à l'ICRISAT, confirme les progrès enregistrés dans le cadre de l'amélioration du sorgho. L'experte assure que « les variétés d'hybrides ont permis d'améliorer les rendements du sorgho de plus de 40% ». Elle soutient qu'en utilisant la fertilisation minérale ou organique et d'autres entretiens culturaux, cette amélioration devient plus substantielle, car les hybrides valorisent mieux la fertilisation.

S. Y. WAGUE

 

Alimentation/Protéines : LES INSECTES SONT NUTRITIFS

« Mangez des insectes » : afin de renforcer la sécurité alimentaire, la FAO a lancé, un programme pour encourager l’élevage à grande échelle des insectes, élément nutritionnel peu cher, écologique et de surcroît… « délicieux ». Deux milliards d’êtres humains, dans les cultures traditionnelles, en consomment déjà, mais le potentiel de consommation est bien plus vaste, juge l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « Notre message est : mangez des insectes, les insectes sont en abondance, ils sont une source riche en protéines et en minéraux », a plaidé Eva Ursula Müller, directrice du département des politiques économiques des forêts, en présentant ce rapport à Rome. Les milliards d’insectes, qui se reproduisent sans cesse sur terre, dans l’air et dans les eaux, « présentent des taux de croissance et de conversion alimentaire élevés et ont un faible impact sur l’environnement pendant tout leur cycle de vie », ont relevé les experts. Selon leurs calculs, quelque 900 espèces d’insectes sont comestibles. A la FAO, on énumère les avantages d’une production d’insectes à grande échelle : ainsi 2 kg d’aliments sont nécessaires pour produire 1 kg d’insectes, tandis que les bovins en exigent 8 kg pour produire 1 kg de viande. En outre, les insectes « sont nutritifs, avec une teneur élevée en protéines, matières grasses et minéraux » et « peuvent être consommés entiers ou réduits en poudre ou pâte et incorporés à d’autres aliments ». L’élevage des insectes est facile, car il peut se faire à partir des déchets organiques comme par exemple les déchets alimentaires, et aussi à partir de compost et de lisier. Les insectes sont très écolo-compatibles : ces « messieurs propres » de la nature utilisent moins d’eau et produisent moins de gaz à effet de serre que le bétail. La consommation d’insectes, qui porte le nom savant d’entomophagie, est déjà répandue depuis toujours dans les cultures traditionnelles de certaines régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. « Un tiers de la population mondiale mange des insectes, et c’est parce qu’ils sont délicieux et nutritifs », a plaidé Eva Ursula Müller. « Des insectes sont en vente sur les marchés de Kinshasa, sur ceux de Thaïlande ou encore du Chiapas au Mexique, et ils commencent à apparaître dans les menus de restaurants en Europe », a-t-elle fait valoir. Certains éleveurs sur divers continents ont d’ailleurs su comprendre très tôt l’avantage à en tirer : ils ont commencé à utiliser les insectes comme ingrédients alimentaires, notamment pour l’aquaculture et l’élevage de volailles. Selon Mme Müller, ils apportent en fait bien plus que de la simple nourriture. Ils sont utilisés aussi pour la colorer et forment une des bases de la médecine traditionnelle dans de nombreux pays. Pour assurer la nutrition des animaux, les insectes sont susceptibles d’offrir un complément aux autres ressources utilisées comme le soja et les farines de poisson. Gabril Tchango, ministre des Forêts du Gabon, pays forestier d’Afrique centrale, a vanté la consommation d’insectes qui « fait partie de la vie quotidienne » : « Les termites grillés sont considérés comme des mets de choix de nos forêts », a-t-il déclaré à la tribune de la FAO, en estimant que les insectes, toutes catégories confondues, contribuent à environ 10 % des protéines animales consommées par la population gabonaise. Selon la FAO, « d’ici à 2030, plus de 9 milliards de personnes devront être nourries, tout comme les milliards d’animaux élevés chaque année » pour satisfaire divers besoins, au moment où, « la pollution des sols et de l’eau dus à la production animale intensive et le surpâturage conduisent à la dégradation des forêts ». Autre argument en faveur de l’élevage des insectes : ils « peuvent être récoltés à l’état naturel, cultivés, transformés et vendus par les plus pauvres de la société, comme les femmes et les paysans sans terre. Les insectes peuvent être collectés directement et facilement à l’état naturel. Les dépenses ou investissements exigés pour la récolte sont minimes », estime la FAO.

Source FAO

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