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CENTRAFRIQUE - Le président François Bozizé réélu dès le premier tour

La commission électorale indépendante (CEI) a annoncé le 2 février les résultats du premier tour de la présidentielle du 23 janvier en Centrafrique, rapporte RFI.

Selon la CEI, le président sortant, François Bozizé serait réélu dès le premier tour, avec 66% des suffrages. Son principal rival, l’ex-président Ange-Félix Patassé n’aurait obtenu que 20% des voix. Troisième candidat de poids: l’ex-Premier ministre, Martin Ziguélé, doit lui se contenter d’un modeste 6% des suffrages.

Mais ces résultats sont déjà contestés par l’opposition. Martin Ziguélé a lancé: «Le hold-up est à présent consommé», et pour sa part, Ange-Félix Patassé affirme qu’il déposera un recours devant la Cour constitutionnelle. Lors de la présidentielle de 2005, François Bozizé ne s’était imposé qu’au second tour, face à Martin Ziguélé.

Le régime de François Bozizé est un allié de la France en Afrique centrale. Paris dispose d’ailleurs de bases militaires dans son ex-colonie. La Centrafrique a connu de grandes périodes d’instabilité au cours de la dernière décennie. En 2003, le président Ange-Félix Patassé, dont le pouvoir était menacé par les militaires centrafricains, avait appelé à la rescousse les troupes du chef rebelle congolais Jean-Pierre Bemba. Celles-ci avaient alors commis des massacres et des viols à Bangui, la capitale.

L’insécurité règne encore dans une grande partie du territoire centrafricain: des rebelles ougandais de la LRA (Armée de la résistance du Seigneur) font de fréquentes incursions meurtrières dans le nord et le sud du pays.

La Centrafrique a été très médiatisée sous le règne de l’empereur Jean-Bedel Bokassa et de ses chasses présidentielles avec Valéry Giscard d’Estaing. Ex-officier de l’armée française, Bokassa a dirigé la Centrafrique de 1965 à 1979. Mais depuis près de deux décennies, cette ex-colonie française est oubliée par les médias occidentaux.

Lu sur RFI