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Economie : le Burkina fait le point de ses dépenses publiques dans le secteur rural

Le Burkina Faso veut faire de son secteur rural le levier de sa croissance économique. Pour cela, il consacre chaque année d'énormes financements afin de développer ce secteur. Réunis à Ouagadougou les 14 et 15 mai 2013, des acteurs du monde rural font « la revue des dépenses publiques dans le secteur rural au Burkina Faso ». Ils se pencheront sur la qualité des financements ainsi que la cible touchée.

De son histoire, c'est la deuxième fois que le Burkina fait une revue de ses dépenses publiques dans le secteur rural. La première revue a eu lieu en 2009 et avait permis d'apprécier les sources, l'évolution et l'utilisation des financements du secteur rural. Quatre ans après, le gouvernement et les partenaires techniques et financiers ont convenu de réactualiser les résultats. Cette ambition a conduit le Ministère de l'Agriculture et de la sécurité alimentaire et la Banque Mondiale à créer en 2012 un comité d'experts pour se pencher sur la question. Ce sont donc les résultats de ces enquêtes qui sont portés à la connaissance des participants de l'atelier. Selon Mahama Zoungrana, ministre de l'Agriculture et de la sécurité alimentaire, il s'agira au cours de la rencontre de « recueillir les appréciations et les propositions concrètes des participants pour la mise en ½uvre des recommandations ».

Conduite par des experts burkinabè, l'étude révèle que le gouvernement consacre entre 2004 et 2011 près de 14% de son budget au secteur rural. Ce taux de financement est au-delà des engagements pris par les chefs d'Etat dans la capitale mozambicaine, Maputo. « En la matière, le Burkina Faso figure parmi les pays qui ont tenu l'engagement que nos chefs d'Etat ont pris à Maputo de consacrer au moins 10% des budgets nationaux au secteur agricole afin d'améliorer les performances dudit secteur », a indiqué le ministre Zoungrana. En acceptant d'injecter autant d'argent dans le secteur rural, le gouvernement souhaite, dans le cadre de la SCADD (Stratégie de croissance accélérée et de développement durable), faire de ce secteur un moteur du développement du Burkina. « La SCADD, notre référence nationale en matière de développement, s'appuie sur l'hypothèse d'une forte performance dans le secteur rural, avec une croissance moyenne de la valeur ajoutée de 10,7% sur la période 2011-2015 », a ajouté le ministre de l'Agriculture et de la sécurité alimentaire.

Pour Mercy Tembon, représentante-résidente de la Banque mondiale au Burkina, l'étude a également révélé que près de 22% des dépenses publiques agricoles ont été exécutées hors du budget de l'Etat, c'est-à-dire, sans être inscrites dans la Loi de Finances.

Pour y remédier, la revue a recommandé l'inclusion de tous les projets de développement agricole dans le budget des ministères du secteur rural, la meilleure distribution fonctionnelle des dépenses par un soutien accru à l'élevage, à la recherche et le développement agricole et à la foresterie et l'accroissement des moyens et responsabilités des directions régionales des Ministères du secteur rural pour un meilleur entretien des investissements au niveau déconcentré.

Au cours de leurs travaux, les participants connaitront les conclusions de l'étude. Ils en apprendront également sur les réformes en vue dans le secteur. « Sur le plan des réformes, un cadrage et un suivi appropriés sont nécessaires afin d'assurer une certaine cohérence dans leur formulation et leur approbation en vue d'un accompagnement adéquat à la mise en ½uvre du Programme national du secteur rural (PNSR) et de la SCADD », a conclu le ministre Mahama Zoungrana.

Jacques Théodore Balima

Lefaso.net

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