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Zambie: il y a quelque chose de "pourri" dans la présidence Sata

Il y a "quelque chose de pourri" dans la présidence de Michael Sata, à la tête de la Zambie depuis fin 2011 malgré une alternance politique réussie, a jugé mardi un ancien proche du président, le père Frank Bwalya, désormais opposant.

"Il y a quelque chose de pourri" au sein du pouvoir zambien, a-t-il déclaré dans sa première apparition publique depuis la création début mai de son parti, l'Alliance pour une Zambie meilleure, présenté à la presse à Johannesburg. Il entend se présenter à la présidentielle 2013.

 "Le Sata pour lequel le peuple zambien a voté est mort il y a longtemps. Celui que nous avons au palais présidentiel est un autre Sata", a ajouté le père Bwalya.

"Pour être honnêtes, nous ne savons pas pourquoi il commet les mêmes choses que nous condamnions et qui ont fait que nous (l')avons soutenu", a-t-il poursuivi.

Selon cet ancien journaliste et animateur de radio, qui est prêtre catholique, les Zambiens ont commencé à sentir le vent tourner quand M. Sata a pensé "nommer des personnalités dont on savait qu'elles avaient participé à la corruption du MMD", le parti au pouvoir de 1991 à 2011: "Là on a compris qu'il ne serait pas ce qu'il avait dit."

Un autre moment clé a été, pense-t-il, le non-rétablissement de la taxe sur les super-profits miniers, promise aux électeurs pour financer un meilleur accès aux soins et à l'éducation notamment.

Opposant notoire au MMD et proche de M. Sata, il avait été inquiété à deux reprises par la police en 2008 et 2010 sous la présidence de Rupiah Banda.

Il avait été nommé par M. Sata fin 2012 à la présidence du conseil d'administration de Zesco, la compagnie électrique nationale, avant sa démission il y a trois semaines.

Il a démenti que sa démission et désaccords avec M. Sata aient pour origine des démêlés personnels, dénonçant des allégations à propos de sa soi-disant déception de n'avoir pas obtenu un poste mieux payé au sein de Zesco.

"Ce sont les champions de la propagande", a-t-il dit à propos du Front patriotique, le parti de M. Sata.

Selon lui, l'état de droit et les droits de l'homme sont menacés par M. Sata qui s'impliquerait personnellement pour inciter des élus de l'opposition à rejoindre la majorité. Il a cité le cas d'un élu MMD, Taima Richard, fait ministre récemment.

AFP

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