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Cinq marins étrangers enlevés au large du Nigeria libérés

LAGOS (AFP) - (AFP)

Cinq marins étrangers enlevés le mois dernier lors de l'attaque de leur navire par des pirates lourdement armés au large du sud pétrolifère du Nigeria ont été libérés, a annoncé mardi la société allemande en charge du navire.

"Sunship Schiffahrtskontor KG confirme que l'ensemble des cinq membres d'équipage enlevés lors de l'attaque du MV City of Xiamen au large de la côté nigériane le 26 avril 2013 ont été libérés le 11 mai", dit le communiqué.

Les marins avaient été enlevés au cours de l'attaque du navire porte-conteneurs par 14 pirates très armés, selon un communiqué publié peu après l'incident par le Bureau maritime international (BMI).

Une source sécuritaire nigériane avait précisé, sous couvert d'anonymat, que les otages étaient trois Sri Lankais, un Russe et un Birman, mais selon le communiqué de la compagnie, il s'agit de Russes et de Polonais.

Les marins sont en bonne santé "malgré des conditions de détention difficiles", ajoute la compagnie qui n'a pas souhaité donner de détails sur leur libération.

L'attaque avait eu lieu à 45 milles nautiques de la ville côtière nigériane de Brass, dans la région pétrolifère du Delta du Niger.

Le nombre d'attaques dans le Golfe de Guinée, qui comprend le Nigeria, le Bénin et le Togo, est passé de 39 en 2010 à 53 en 2010 puis 62 en 2012, selon le centre de réflexion britannique Chatham House.

La plupart des actes de piraterie dans le Golfe de Guinée visent les pétroliers et leur précieuse marchandise, volée et ensuite revendue au marché noir.

Premier producteur de pétrole d'Afrique, avec environ deux millions de barils par jour, le Nigeria a été le premier pays de la zone à subir de nombreuses attaques de pirates au large de ses côtes.

Les otages étrangers sont souvent libérés contre le paiement d'une rançon.

Selon le BMI, les eaux nigérianes sont le lieu d'attaques de plus en plus fréquentes de pirates.

Le sabotage et le siphonnage des oléoducs dans la même région représentent un manque à gagner de six milliards de dollars pour le Nigeria chaque année.

Jusqu'en 2009, des militants qui disaient se battre pour une meilleure répartition des revenus du pétrole, ainsi que des bandes criminelles, s'en prenaient régulièrement aux installations pétrolières et ont effectué de nombreux enlèvements d'étrangers dans le delta.

Un accord d'amnistie a permis de réduire les accès de violence, notamment via le versement d'argent aux anciens militants, mais n'a pas mis fin à la criminalité.

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