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Koulikoro : Comment Adama Sangaré a vécu les premiers jours de sa détention

« Si vous désirez savoir qui sont vos amis, faites vous condamner à une peine de prison».

Adama Sangaré, maire du District de Bamako

Placé sous mandat de dépôt  à la prison civile de Koulikoro depuis le jeudi 09 mai dernier, le maire du District, M.  Adama Sangaré a vécu avec stoïcisme les premiers instants de sa détention. Selon des indiscrétions depuis Koulikoro, le nouveau locataire ne semblait nullement affecté par les événements. «Il est resté calme et serein», nous signale-t-on.

S'attendait-il donc à cette tournure des événements ? La garde-à-vue à laquelle il a été soumis à la Brigade d'Investigation Judiciaire (BIJ) au mois de février dernier semble  en effet l'avoir psychologiquement préparé aux événements du jour.

Affecté au « quartier des fonctionnaires » (compartiment de la prison réservé aux cadres)  avec une relative commodité et des faveurs dues à son rang, le prisonnier a, d'ores et déjà reçu de nombreux visiteurs en fin de semaine dernière. Parmi lesquels, parents, amis et même de hautes personnalités politiques. Tous attestent de son «bon moral».

«Il a confiance et ne semble pas affecté par ce brusque changement de mode de vie contraignante», soulignent nos sources. Un zen qui s'expliquerait par les démarches en cours en vue de l'obtention d'une liberté provisoire. En tout état de cause, la vie carcérale reste ce qu'elle est, c’est-à-dire, contraignante et désagréable surtout pour un citoyen jusqu'à ce jour libre et vivant dans une opulence certaine. Restera-t-il toujours zen ? L'histoire nous apprend, hélas, que la prison est l'antichambre de l'oubli.

Rappelons que son inculpation et arrestation font suite à la  plainte d'un particulier  l'accusant de l'avoir dépouillé de son titre foncier à Kalabancoro. Le Procureur Général près la cour d'appel de Bamako, a, alors, dans un premier temps, ordonné l'ouverture d'une enquête par la Brigade d'Investigation judiciaire et procédé à la garde-à- vue du suspect. Mais pour des raisons de procédures (l'accusé bénéficie du privilège de juridiction au regard de son statut d'officier de police judiciaire), il a été relaxé mais pas pour longtemps. Le procureur a vite fait de  revoir sa copie et soumis la question à la Cour suprême laquelle a désigné le tribunal de première instance de Koulikoro.

B.S. Diarra

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