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Radios et télévisions : LE NUMERIQUE, C’EST DEJA DEMAIN

Notre pays, comme la sous-région et le monde entier, va passer de la diffusion analogique au numérique. Une révolution qu'il faut préparer 

L'accord GE 06 de l'Union internationale des télécommunications de 2006, recommande aux Etats membres de l'UIT de passer de l'analogique au numérique, pour la radio et la télévision, au plus tard en juin 2015.

Cette migration de la radiodiffusion analogique vers le numérique est en cours dans notre pays. Le ministre de la Communication, porte parole du gouvernement, Manga Dembélé, a ainsi présidé lundi à l'hôtel Colombus, la cérémonie d'ouverture d'un atelier national sur la transition numérique dans les états membres de l'UEMOA. C'était en présence du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Diallo Déidia Mahamane Kattra, du ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, chargé du budget, Marimpa Samoura, et du représentant du commissaire chargé du département du développement de l'entreprise, de l'énergie, des télécommunications et du tourisme (DDET), le conseiller technique N'Goyet Koffi.

La session de deux jours se présente comme un cadre d'échange et de concertation entre la quarantaine de participants appartenant aux départements ministériels et services impliqués dans la migration vers le numérique dans notre pays. Les travaux vont notamment porter sur l'accord GE 06, les expériences de processus de transition numérique, et spécifiquement la transition numérique au Mali.

N'Goyet Koffi a rappelé que pour mener à bien cette migration, les ministres chargés des télécommunications de l'union, réunis en juillet 2010 à Bamako, ont demandé à la Commission de l'UEMOA d'élaborer un programme en vue d'accompagner les Etats dans le processus de transition numérique.

En réponse à cette sollicitation, la Commission a conçu un programme comportant deux volets, dont le premier consiste en l'adoption de normes communes de compression et de diffusion numériques, ainsi que d'une feuille de route régionale tandis que le second concerne l'appui direct aux Etats membres.

Le représentant du commissaire chargé du DDET a ensuite rappelé que dans le cadre de ce programme, en novembre 2012 à Ouagadougou, les ministres chargés de la communication, des télécommunications et des Tic ont entériné les propositions de choix des normes de compression et de diffusion numériques et adopté la feuille de route proposés par les experts.

N'Goyet Koffi a expliqué que l'adoption des normes communes ouvre la voie au deuxième volet du programme de transition numérique qui porte sur l'appui direct aux Etats membres. Cette partie comporte diverses activités notamment l'organisation d'un atelier national d'information et de sensibilisation sur la transition numérique dans chaque Etat membre.

La conjugaison des efforts de tous acteurs permettra une transition réussie avec deux objectifs majeurs : le passage au numérique dans les délais, au niveau de toutes les radios et télévisions de l'espace communautaire, et la réception de plusieurs chaines de télévision numérique, à moindre coût, par les populations.

N'Goyet Koffi a, par conséquent, insisté sur la nécessité, pour le gouvernement de doter le comité national de transition numérique de ressources adéquates afin de réussir la transition et de développer le secteur de l'audiovisuel au Mali.

       Le ministre de la Communication a, pour sa part, salué l'UEMOA pour les efforts déjà entrepris en faveur de la transition numérique au Mali. Cet accompagnement, notera Manga Dembélé, a déjà enregistré des résultats probants avec l'adoption des normes de compression et de diffusion et d'une feuille de route communautaire.

      Pour le ministre, la transition vers le numérique s'est posée en termes de défis à tous les Etats, en particulier pour les moins avancés. Ces défis se situent au moins à trois niveaux. Le premier concerne le plan technique et technologique : il s'agit de convertir tout le système de diffusion existant en numérique sans interruption du service.

      Le second se situe au plan économique pour faire face au coût du déploiement des systèmes de diffusion et de réception dans les foyers, tandis que le troisième concerne le plan socioculturel qui nécessite que la transition bénéficie à tous les citoyens sans exclusive.

     Manga Dembélé a ensuite énuméré les multiples avantages qui découlent de la transition vers le numérique. Il s'agit entre autres, d'offrir une qualité nettement meilleure de réception des programmes diffusés, développer des services à valeur ajoutée. Il a aussi souligné l'importance économique des fréquences communément appelée « dividende numérique ».

S. TANGARA

 

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