mis à jour le

Lycée Ouezzin Coulibaly à Bobo-Dioulasso : Les élèves barricadent la circulation pour soutenir leurs professeurs en grève

Les usagers de la route passant devant le lycée Ouezzin Coulibaly ont dû emprunter d'autres voies, certains pour se rendre en ville et d'autres vers la place de la Femme. Pour cause : les élèves dudit lycée ont bloqué la circulation pendant des minutes pour, disent-ils, soutenir leurs professeurs en grève. Une grève illimitée selon le responsable des grévistes.

« Nous voulons que nos professeurs reviennent en classe. C'est la fin de l'année et nous voulons la clore en beauté. Nos bulletins ne sont jusque-là, pas remplis et nous n'avons pas fini certains programmes », lâchait un élève du lycée Ouezzin Coulibaly qui ajoute au nom de ses camarades qu'ils soutiendront leurs professeurs dans leurs revendications.

Une des revendications est relative à la signature du protocole d'accord avec le gouvernement depuis le 26 mai 2011 dont certains points devaient prendre effet au cours de la même année. Entre autres points, l'élargissement de l'indemnité spécifique aux autres catégories de personnel du ministère des Enseignements supérieur et secondaire et du ministère de la Recherche scientifique et de l'Innovation, le reclassement des conseillers pédagogiques, la question des effectifs pléthoriques, et la question de l'indemnité de logement qui devrait être revue à la hausse. Aucun de ces accords, à entendre le responsable des grévistes, n'a pris effet depuis la signature en mars 2011. Le premier point qui devait faire l'objet de discussions entre le gouvernement et le syndicat en octobre 2011, est jusque-là resté sans suite. La question de l'indemnité de logement qui devrait être revue à la hausse n'a toujours pas aussi fait l'objet de résolution. Encore moins celle du reclassement des conseillers pédagogiques.

Idem pour les effectifs pléthoriques. C'est pourquoi par une adresse du 19 avril 2013, les deux syndicats nationaux de l'Enseignement (SNESS et F-SYNTER) informaient les travailleurs de l'Education et de la Recherche de l'arrêt de travail de 24 heures le vendredi 10 mai dernier sur toute l'étendue du territoire ; un arrêt ponctué par des manifestations publiques. A Bobo-Dioulasso, les enseignants ont observé un sit-in à la direction régionale des Enseignements supérieur et secondaire, puis une Assemblée générale à la Bourse du travail. Pour n'avoir pas eu satisfaction, les professeurs, en tout cas, ceux du lycée Ouezzin Coulibaly ont décidé d'utiliser une autre « arme de guerre » : une grève illimité à compter du lundi 13 mai 2013. « Nous avons arrêté les cours et nous ne remplirons pas les bulletins », a lancé le responsable des grévistes.

Bassératou KINDO

Le Faso

Ses derniers articles: Tirage au sort des barrages de la coupe du monde 2014 :  Paroisse de Bissighin : les élèves et étudiants  Coupe OAPI : ONEA en dames et SONABHY en hommes 

lycée

AFP

Côte d'Ivoire: intrusion de casseurs au lycée international Jean Mermoz

Côte d'Ivoire: intrusion de casseurs au lycée international Jean Mermoz

AFP

Afrique du Sud: un lycée contraint de suspendre un règlement anti-coupes afro

Afrique du Sud: un lycée contraint de suspendre un règlement anti-coupes afro

AFP

Nigeria: reconstruire le lycée de Chibok, sinon Boko Haram aura "gagné"

Nigeria: reconstruire le lycée de Chibok, sinon Boko Haram aura "gagné"

Bobo-Dioulasso

Bukina Faso

Le Burkina Faso vit-il son «printemps arabe»?

Le Burkina Faso vit-il son «printemps arabe»?

Banditisme

Bobo-Dioulasso n'est plus une ville sûre

Bobo-Dioulasso n'est plus une ville sûre

Actualités

Bobo-Dioulasso : La détresse des industriels

Bobo-Dioulasso : La détresse des industriels

circulation

AFP

RDC: trois nouveaux robots agents pour réguler la circulation

RDC: trois nouveaux robots agents pour réguler la circulation

chauffards

Pourquoi les Congolais conduisent mal

Pourquoi les Congolais conduisent mal

Dr Vincent Sosthène Fouda

La libre circulation en Afrique centrale n'est pas un décret politique mais une volonté des peuples

La libre circulation en Afrique centrale n'est pas un décret politique mais une volonté des peuples