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Le temps d'un week-end, Lyon vibre aux rythmes du Burkina

Cette année encore, la tradition a été respectée avec la tenue les 3 et 4 mai, de la neuvième édition des Journées culturelles des Burkinabè de Lyon dont Lefaso.net est partenaire, organisées par l'Association des Burkinabè de Lyon (ABL).

Au menu, la projection vendredi soir du film, « Le foulard noir » du réalisateur Boubakar Diallo, un long métrage de 83 mn sur la crise socio-politique et militaire que notre pays a connue en 2011, suivie de débats.

Samedi matin, après la cérémonie d'ouverture officielle des Journées culturelles par le président de l'ABL, Amidou Ouédraogo, place à la conférence sur le thème : « Entreprenariat et opportunités d'investissements de la diaspora au Burkina. Quelles pistes ? », animée par le conseiller chargé des affaires économiques à l'ambassade du Burkina, Abdouramane Ramsès Ouédraogo.

On notait la présence du Consul honoraire du Burkina à Lyon Jean-Paul Grollemund, de Mme Rasmata Bakyono, conseillère chargée des affaires culturelles à l'ambassade du Burkina à Paris, représentant l'ambassadeur Joseph Paré, de nombreux Burkinabè de Lyon, une délégation de l'Union des associations Burkinabè en France (UABF) conduite par son secrétaire général Paul Tamini, mais aussi des Burkinabè venus de Suisse, d'Italie et de Belgique.

« Par diaspora, il faut entendre au sens large, les travailleurs burkinabè installés à l'étranger et les étudiants en formation qui voudraient rentrer pour apporter leur contribution au développement du pays », précise d'entrée de jeu le conférencier, avant de présenter la situation générale de l'économie et de l'emploi au Burkina : une population à 90% agricole et 75% de jeunes, 65 595 diplômés entrés sur le marché du travail en 2010, soit une hausse de 26% par rapport à l'année précédente ; toujours en 2010, le nombre d'inscrits aux concours de la fonction publique était de 390 518 pour seulement 7550 postes à pouvoir, soit 1,93% des inscrits.

L'état n'emploie donc qu'une infime partie des diplômés, et face à un secteur privé encore peu développé, le marché de l'emploi, déjà précaire risque de se dégrader un peu plus avec le retour de la diaspora.

Poursuivant son exposé sur la situation de l'emploi, le conférencier a livré un chiffre pour le moins irréaliste qui a provoqué quelques remous dans la salle. Il a révélé que « selon les données 2012 de l'Institut national de statistique et de la démographie (INSD), le taux de chômage au Burkina était de 2,3%, chiffre confirmé par la Banque mondiale ».

Sentant le public plus que dubitatif, Abdouramane Ouédraogo tente une explication : « Le taux de chômage s'entend, quelqu'un qui, sur les 30 derniers jours n'a pas mené une activité économique ; or, au Burkina, c'est difficile que quelqu'un fasse un mois sans faire quelque chose. Certes si on s'en tient à la situation dans les centres urbains, ce chiffre parait irréaliste, mais au niveau national, en tenant compte du monde rural, le taux officiel est bien de 2,3% ».

L'explication a-t-elle convaincu l'auditoire ? On peut en douter d'autant que dans la foulée, le conférencier a insisté sur les réformes adoptées par le gouvernement pour faciliter la création d'entreprises et résorber le chômage des jeunes. « Avec un taux de chômage aussi bas, cela veut que dire que le Burkina est dans une situation de plein emploi », ironise un participant.

Le conférencier a ensuite présenté les opportunités d'investissements qu'offre le Burkina et qui pourraient intéresser la diaspora, notamment dans l'agriculture et l'élevage (production de riz de sésame, de coton, de sorgho), l'industrie (transformation de produits agricoles, élevage, laiterie, huilerie, etc.), les services (enseignement, formation, hôtellerie, transports terrestres interurbains, banque, micro finance, NTIC, etc.) et l'artisanat (production d'objets d'art, conseils à l'exportation, bijouterie, etc.).

Il a rappelé les dispositifs mis en place pour accompagner les jeunes dans leur parcours de formation et de création d'entreprise : Le Fonds d'appui à la promotion de l'emploi (FAPE), le Fonds d'appui au secteur informel (FASI), le Fonds d'appui à la formation professionnelle et à l'apprentissage (FAFPA) et le Fonds d'appui aux initiatives des jeunes (FAIJ).

« Nous avons un code des investissements et minier très attractifs et une main-d'½uvre qualifiée et moins chère. Tout est donc là pour attirer les créateurs d'entreprises et la diaspora y a sa place », a conclu le conférencier.

Y a-t-il un dispositif spécifique mis en place pour accompagner les Burkinabé de l'étranger qui veulent rentrer, sachant qu'ils ont perdu certains repères ou codes culturels ? , demande une dame. Quel est le taux de TVA pour un Burkinabè de la diaspora qui voudrait faire venir du matériel informatique pour équiper son entreprise ? , interroge un autre, tandis qu'une autre participante se demande si « dire que le Burkina a une main-d'½uvre qualifiée et moins chère est vraiment un slogan porteur ? »

Répondant à la première question, le conseiller économique à l'ambassade a expliqué qu'il n'y a pas de structure spécifique réservée aux Burkinabé de l'étranger, mais a-t-il rassuré, « le service économique de l'ambassade est là pour renseigner ceux qui auraient besoin d'informations sur l'investissement et la création d'entreprise au Burkina ».

Sur la TVA, il a expliqué que si l'activité de l'entreprise est éligible au code des investissements, le taux de TVA qui est de 33% est ramené à 7,5%. Enfin, sur le slogan, il estime que c'est un des paramètres que tout investisseur intègre dans son plan d'activités et qui compte dans sa décision de s'installer dans un pays plutôt qu'ailleurs. « Oui, c'est un bon slogan et il faut le dire », renchérit Martin Yelkouni, économiste et directeur du département Environnement à l'Université Senghor d'Alexandrie, en Egypte, quitte, nuance t-il, « à empêcher la redéployabilité des actifs. Et puis, ce qui est vrai aujourd'hui, ne sera peut-être pas vrai demain »

Déjà présent à Bobo-Dioulasso en proposant aux petits producteurs, des services de groupage maritime à destination de la France, de l'Asie et de l'Amérique du Nord, le Groupe Clasquin souhaite renforcer sa présence dans la ville de Sya.

La coordonnatrice de projet du groupe, Camille Salanson est donc venue présenter un projet d'implantation d'une usine de fabrication de chaussures dont le coût d'investissement est évalué à 500 000 euros. Pour la réalisation de ce « projet coup de c½ur », le groupe, qui a déjà entrepris certaines formalités auprès des services dédiés à la création d'entreprise, est maintenant à la recherche d'un terrain pour y implanter l'usine, mais hésite encore entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, même si la première ville semble avoir la préférence du patron du Groupe.

Le programme des Journées culturelles s'est poursuivi dans l'après-midi avec le « Faso Quizz », un vrai test de culture générale, remporté cette année, dans l'ordre par Ismaël Boly, Idrissa Nacambo et Antoni Bougma, des contes et danses pour enfants assurées par Amadou Sanfo, l'artiste musicien burkinabè invité cette année.

Dans la soirée, en guise de bouquet final, l'incontournable « défilé de mode » avec les mannequins bénévoles de l'association, le diner suivi du concert animé par Amadou Sanfo, le tirage de la tombola avec un billet d'avion offert par Brussels Airlines gagné par Kader Guiao, un étudiant en Génie civil. Selon la déléguée commerciale pour la région Rhône-Alpes de la compagnie belge, Amel Lounas, Brussels Airlines dessert 17 destinations africaines dont Ouagadougou avec deux vols par semaines au départ de Paris, soit à la Gare du Nord, soit à Roissy Charles De Gaulle, avec 9 kg offerts en pré-enregistrement.

En attendant l'année prochaine, le président de l'ABL fait le bilan de cette neuvième édition (Voir ITW)

Joachim Vokouma, Lefaso.net

Amidou Ouédraogo, président de l'AB L : « Je souhaite qu'il y ait une nouvelle équipe pour apporter de nouvelles idées »

Projection de film, conférence, Faso Quizz, contes pour enfants, et soirée diner concert. Le menu de cette édition a encore attiré du monde. Comment expliquez-vous cet engouement ?

Nous sommes très satisfaits de la participation du public à cette neuvième édition des Journées culturelles de l'Association des Burkinabè de Lyon ; comme vous l'avez constaté, toutes les activités prévues se sont bien déroulées et à chaque fois, le public a été présent. Comme d'habitude, on a commencé avec la projection d'un film, cette année, « Le Fouloir noir » de Boubakar Diallo qui a attiré du beau monde puisqu'il y avait environ 80 personnes. Ce film qui revient sur les évènements de la crise politique de 2011 a suscité un débat très animé et c'est bien ainsi.

La conférence du samedi matin sur « Entreprenariat et opportunités d'investissements de la diaspora au Burkina : Quelles pistes ? » a été aussi un succès et, le beau temps aidant, vers 14h on est monté en puissance avec beaucoup de gens qui sont arrivés. Résultat : Les brochettes que nous avions prévues en grande quantité, les boissons burkinabè comme le jus de tamarin, de ginjimbre et le dolo sont rapidement épuisés. Merci à nos spécialistes en grillade et à celles qui ont préparé les boissons. Dans la soirée, au repas suivi du concert, nous avons été débordés parce qu'il y avait plus de monde que prévu, beaucoup n'ayant pas réservé à l'avance leur place. Nous avons essayé de les satisfaire même si ça n'a pas été facile.

Quelle solution envisagez-vous pour faire face à cette affluence ?

Vu ce qui s'est passé cette année, on y réfléchit parce qu'il y a des gens qui n'ont pas vraiment la culture de la réservation, surtout mes frères et s½urs burkinabè. Or, nous avons besoin de savoir le nombre de places réservées afin de prévoir le repas en conséquence. Mais quand on a 200 réservations et qu'un final, on se retrouve avec 250 personnes, c'est difficile à gérer sachant que la salle a une capacité d'accueil limitée. Nous avons exprimé cette préoccupation au consul du Burkina à Lyon et au maire de Villeurbanne qui, pour la première fois, est venu cette année. J'espère que pour la 10eme édition, on pourra avoir une salle plus grande, de 500 places pour accueillir les gens dans des conditions optimales

Le public est plus nombreux, mais est-ce que le nombre d'adhérents de l'ABL a aussi augmenté ?

Peut-être pas dans les mêmes proportions mais il y a de nouvelles adhésions et un renouvellement de l'équipe qui s'opère. Nous avons renouvelé le bureau au mois de janvier dernier et j'occupe toujours le poste de président. J'avais souhaité que quelqu'un d'autre assume ce poste, mais visiblement les gens pressentis n'étaient pas prêts et le jour des élections, personne n'a voulu se lancer

Donc, l'alternance, ce n'est pas maintenant ?

Pas cette fois-ci, mais elle va s'imposer car les statuts de l'association prévoient un mandat de deux renouvelables une fois et on les modifiera pas parce que ça été décidé en assemblée générale. Mon dernier mandat se termine exactement le 24 janvier 2015, j'ai donc une année et demie à faire encore et quelqu'un d'autre prendre la suite parce qu'il n'est pas question de chercher à changer quoi que ce soit. Je suis membre fondateur de l'ABL et j'ai été secrétaire général avant de devenir président ; donc, j'estime que j'ai assez fait et il faut la relève. En plus, je souhaite qu'il y ait une autre équipe pour apporter de nouvelles idées, des innovations dans la construction de certains projets

L'ABL s'est lancée aussi dans la réalisation de projets au Burkina et vous y allez dans quelques jours. De quoi s'agit-il ?

Oui, je vais au Burkina pour une raison simple. Depuis quelque temps, l'ABL s'est orientée vers les projets de développement au Burkina et nous avons actuellement deux projets en cours d'exécution : un sur l'alphabétisation des femmes et des jeunes filles dans le département de Guiba, dans le Zounwéogo (Chef-lieu Manga). C'est un département de 26 villages où nous accompagnons une association qui s'appelle Association pour le développement de Guiba (ADG) dans la formation et l'alphabétisation. L'objectif de ce projet, c'est que les femmes soient autonomes, ce que les Anglais appellent « empowerment », c'est-à-dire aider les femmes pour qu'elles puissent gérer leurs propres activités. C'est un projet que nous avons lancé en septembre 2012 et qui doit durer un an grâce à une subvention de 15 000 euros (9,825 millions de F CFA) du PRA-OSIM, un programme mis en place par le ministère français de l'Intérieur. [NDLR : Le programme change de ministère selon que c'est la droite ou la gauche qui est au pouvoir]

Le deuxième projet est beaucoup important parce qu'il porte sur l'adduction d'eau potable et d'assainissement dans un village de 4000 habitants dans la commune de Kimbara, province du Sourou. Le montage financier de ce projet se chiffre à 270 000 euros en liquidité et valorisation comprise, c'est-à-dire la prise en compte de la population qui apportera les agrégats et fera les fouilles et les canalisations, on est à 317 000 euros au total.

Nous souhaitons suivre de près ce projet car c'est la première fois que l'ABL se lance dans une telle aventure de cette taille et si nous réussissons, ce sera profitable aux populations, mais aussi à l'ABL en termes de crédibilité. C'est donc un test pour nous et les résultats seront déterminants pour les demandes de subvention que nous aurons à soumettre. C'est un challenge que nous devons réussir et c'est en partie pour cette raison que face aux hésitations de mes camarades, j'ai voulu assumer encore la présidence de l'ABL.

Au début, nous voulions faire connaitre la culture burkinabè, fédérer les Burkinabè et les amis du Burkina autour de l'association et j'estime qu'au bout de 9 ans, cet objectif est atteint vu l'engouement du public chaque année. Avoir 250 personnes à une soirée, c'est du jamais vu et il faut penser à autre chose, notamment dans les projets de développement que nous voulons réaliser sur le terrain et qui seront vérifiables

Chaque année, vous invitez un musicien burkinabè pour animer la soirée ; sur quels critères faites-vous le choix ?

Nous avons plusieurs stratégies ; il y a des années où on fait venir un artiste du Burkina pour sa promotion en France et des années où le bureau décide de donner la chance à un jeune artiste burkinabè évoluant sur le sol français de s'exprimer. C'est notre manière de participer au développement culturel de notre pays sur le sol français. Cette année, c'est Amadou Sanfo qui vit en France que nous avons invité afin de le faire davantage connaitre au public et des autres associations. D'après les informations que j'ai eues, il semble que plusieurs associations ont pris rendez-vous avec lui à son hôtel et j'espère que ça va se traduire par des concerts et des spectacles en France. L'année prochaine, nous ferons tout pour faire venir une grosse pointure de la musique burkinabè et dès que nous aurons terminé le bilan complet de cette édition, le bureau fera son choix.

Quels sont vos défis après le succès de cette neuvième édition des Journées culturelles ?

C'est vrai que chaque année on tombe dans notre propre piège parce que on met toujours la barre très haut par rapport à l'année précédente et ça commence à être difficile. Nous pensons délocaliser la manifestation parce la salle du CCO de Villeurbanne est devenue petite pour contenir le public alors que nous espérons faire mieux dans les années à venir en invitant un peu plus d'associations de Burkinabè en France ou de Français s'intéressant au Burkina.

Vous avez remarqué que le contenu des Journées s'améliore à l'image du « Faso Quizz » qui a été redimensionné parce qu'on s'est rendu compte que les Burkinabè apprennent beaucoup sur leur pays grâce à ce jeu, ce qui est une bonne chose. Je salue au passage le travail bien fait par Noufou, Karama et Francis qui ont y ont apporté des innovations en introduisant des diaporamas et des photos floutées.

Quand aura lieu le prochain Forum économique et de développement durable (FEEDA) ?

Le bureau de l'ABL a décidé que le FEEDA aura lieu tous les deux ans parce que c'est une activité assez lourde à organiser et qui nécessite une grosse préparation. Il se déroule sur deux jours et demi et il faut du temps pour bien le préparer avec nos partenaires comme la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, la région Rhônes-Alpes, la mairie de Lyon, le Grand Lyon, la Mairie de Villeurbanne, l'ONG Respublica et le Collectif Africa 50. Il aura donc lieu en avril 2014 au lieu du mois de juillet comme en 2012 et nous espérons faire venir plus de participants, surtout des entreprises burkinabè. Ce sera l'occasion pour elles de faire connaitre leurs activités et rencontrer d'éventuels partenaires.

L'ABL est active comparativement aux autres associations de Burkinabè en France. Qu'est-ce qui explique ce dynamisme ?

Si on parle de nous c'est parce que nous faisons quelque chose qui attire le public et les médias ! Si je peux permettre de donner des conseils autres associations de Burkinabè en France, c'est d'abord, tout faire pour créer l'unité entre les membres. Il ne sert à rien d'avoir plusieurs associations dans une même ville parce que ça aboutit à une dispersion des forces, ce qui ne permet pas de faire quelque chose de grand. Ici, il n'y a que l'Association des Burkinabè de Lyon et tout le monde y milite d'une certaine façon, toutes générations confondues, étudiants comme travailleurs. C'est le secret de notre force !

Propos recueillis par J. Vokouma, Lefaso.net

Trois questions à Paul Tamini, secrétaire général de l'Union des associations Burkinabè en France (UABF)

Vous êtes là en tant que membre de l'UABF ; est-ce par simple solidarité avec l'ABL ou poursuivez-vous les mêmes objectifs ?

Je suis venu avec deux autres camarades (le trésorier, Théodore Kaboré et le Chargé des projets, Daouda Ilboudo), participer aux journées culturelles des Burkinabè de Lyon au nom de l'UABF, une structure créée exactement le 28 mars 2004 et regroupe pour l'instant une vingtaine d'associations. Nous sommes en train de faire un travail de rassemblement en vue de fédérer toutes les énergies pour faire des choses en commun.

Un des objectifs de l'UABF est d'aider les associations de base à pouvoir réaliser des projets de développement dans les villes ou villages de leur pays d'origine. Pour cela nous organisons des séances de formation en montage de dossier parce que l'UABF est membre du Foriim (Forum des organisations issues de l'immigration), une structure qui a été mise en place en 2002 avec l'aide du ministère français ses Affaires étrangères. Un fonds d'un montant de deux (2) millions d'euros a été créé pour aider les immigrés qui sont ici à pouvoir mener des projets de développement chez eux. Les formations que nous proposons visent justement à permettre aux associations de savoir monter des projets qui pourront être financés

Comment se comportent les associations de Burkinabè dans les montages de projets ?

Là, je dois reconnaitre qu'il y a une défaillance de nos associations par rapport aux associations d'autres pays. Depuis la mise en place de ce fonds en 2002, les Burkinabè ont seulement obtenu le financement de 7 projets, ce qui est peu par rapport aux Guinéens par exemple qui ont obtenu le financement de 6 projets rien qu'en une année. Je pense qu'il y a un manque d'information et notre rôle est justement de faire connaître à nos compatriotes, l'existence de ce fond et comment faire pour en bénéficier. Je sais qu'à Lyon, le président de l'ABL en est informé puisqu'il a présenté un projet qui a été accepté, mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Il faut que dans les années à venir, nous soyons nombreux à présenter des projets de développement, dans la construction d'école, de maternité, etc. J'ajoute que l'UABF est membre du Foriim et de son conseil d'administration et à ce titre, nous sommes ce qu'on appelle les OPAP (Opérateurs d'appui de projet) ; pour pouvoir déposer un projet, il faut passer par un OPAP

Tous les secteurs sont-ils éligibles au financement ?

Non, il y a des secteurs éligibles comme l'éducation, la santé, le développement agricole, le genre, l'eau et les enfants et le projet doit durer un an. Une association ou même un individu peut demander une subvention pour un projet mais ça doit passer par une association Loi 1901 reconnue par les pouvoirs publics. Il faut aussi avoir une association partenaire également reconnue au pays qui soit correcte et on signe un partenariat. Les dossiers pour 2013 sont clos en avril dernier et il faut se préparer pour l'année prochaine. Le dépôt des dossiers commence en janvier 2014 et j'espère que les associations de Burkinabè seront plus actives que par le passé. Ce serait dommage de ne pas profiter de fonds qui est unique en Europe qu'un tel dispositif n'existe nulle part dans un autre pays européen.

Propos recueillis par J.V ; Lefaso.net

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