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Abdelaziz Ziari dos au mur

Le bras de fer se durcit entre les syndicalistes représentant les différents corps professionnels, qui maintiennent leur mouvement de protestation, et le ministère de la Santé, qui a opposé un niet catégorique aux revendications des professionnels du secteur La situation se corse dans le secteur de la santé. Les syndicats, représentant les différents corps professionnels, maintiennent leur mouvement de protestation. Les paramédicaux sont toujours en grève illimitée qui perdure depuis plusieurs semaines. Les corps communs de la santé sont à leur cinquième semaine de grève cyclique de quatre jours et l'Intersyndicale de la santé entamera, aujourd'hui, sa deuxième grève de trois jours. C'est dire le profond malaise qui règne dans le secteur. Pour les syndicats, c'est la faute au ministre de la Santé qui n'a pas respecté ses propres engagements. «Nous n'avons pas décidé d'aller vers une grève de cette envergure sur un coup de tête. Nous avons usé de tous les moyens possibles pour régler les problèmes en suspens dans un cadre de dialogue et de concertation. Nous avons bien marqué une trêve depuis huit mois, considérant qu'il est nécessaire d'accorder un délai de grâce au nouveau ministre qui a pris ses fonctions en septembre 2012. Nous sommes donc aujourd'hui dans notre droit de faire grève», a fulminé le docteur Yousfi, secrétaire général du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP). La première grève de trois jours, observée la semaine dernière, n'a abouti à rien. Au contraire. Le ministre de la Santé, Abdelaziz Ziari, a opposé un niet catégorique aux revendications des professionnels du secteur, notamment les points relatifs à la révision des statuts particuliers et des régimes indemnitaires. Pour Yousfi, l'attitude du ministre ainsi que celle du Premier ministre sont «regrettables» en ce sens qu'elles «rajoutent de l'huile sur le feu». La tension monte Pour l'Intersyndicale de la santé, regroupant, en plus du SNPSSP, les praticiens généralistes, les paramédicaux et les psychologues, le Premier ministre, qui refuse d'ouvrir le dossier des statuts et du régime indemnitaire, «vient ainsi de renier ses propres engagements pris en janvier dernier et réitérés par son ministre de la Santé début février». «Ils nous tournent le dos et nous reprochent de recourir à la grève. Mais nous n'avons pas voulu y aller avant de nous assurer qu'ils ne nous laissent absolument aucun choix. Nous comprenons la colère que pourrait susciter notre mouvement de grève chez les patients, mais nous nous battons aussi pour améliorer les conditions de travail et de prise en charge des malades», a souligné notre interlocuteur. Les syndicats refusent de baisser les bras et disent ne permettre à quiconque de leur donner des leçons de nationalisme. «Nous avons trimé pendant la décennie noire pour aider notre pays à se relever de la crise profonde dans laquelle il était enfoncé. Nous avons servi et fait fonctionner le secteur de la santé avec des moyens rudimentaires et dans des conditions à la fois matérielles et sécuritaires extrêmement dangereuses pour nous et nos familles. Et nous n'avons rien demandé», a fulminé un autre syndicaliste. L'Intersyndicale dénonce, par ailleurs, les graves accusations proférées par Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs. «Elle dit que nous sommes manipulés par des ONG internationales qui ne sont pas amies de l'Algérie. Pourtant, nous avons plusieurs fois sollicité les partis politiques, y compris le PT, pour nous accompagner dans notre lutte. En vain», a ajouté notre source. L'Intersyndicale estime qu'il n'y a plus de «dialogue possible» dans ces conditions. Elle se dit déterminée à paralyser les hôpitaux. Le bras de fer est définitivement engagé. Et les malades risquent encore une fois d'en pâtir.    

El Watan

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