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Commerce international : le CACID pour appuyer les gouvernements africains

Au cours de l'année 2010, la plupart des pays africains, dont le Burkina Faso, ont célébré le cinquantenaire de leur indépendance. Plus d'un demi-siècle après l'accession à leur souveraineté internationale, les nations africaines contribuent très faiblement, ce pour plusieurs raisons, au commerce international. Pour contribuer à résoudre cela, de jeunes chercheurs burkinabè ont créé le Centre africain pour le commerce international et le développement (CACID). Le centre a été porté sur les fonts baptismaux le samedi 11 mai 2013 au cours d'une conférence publique.

Pour une entrée en matière, les géniteurs du CACID ne pouvaient pas trouver mieux que celle-là. Une conférence publique sur le thème : « l'Afrique, l'OMC et le développement » afin de relever la contribution de l'Afrique dans le commerce international. Car selon le président exécutif du CACID, Dr Ousseni Illy, la part contributive du vieux continent dans le commerce international est de 3%.

Créé le 4 décembre 2012 par de jeunes experts africains, dont le noyau est burkinabè, le Centre africain pour le commerce international et le développement (CACID) ambitionne de « défendre et promouvoir les intérêts commerciaux de l'Afrique ». Un idéal qui a réjoui le parrain de la cérémonie, Christophe Joseph Marie Dabiré, commissaire chargé du département du marché régional, du commerce, de la concurrence et de la coopération de l'Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine). « Je voudrais me réjouir de la création du CACID, dans la mesure où les jeunes experts qui en sont les promoteurs, lui ont donné pour objectif principal une meilleure insertion de l'Afrique dans le commerce mondial et un renforcement des capacités des acteurs du commerce africain », a-t-il indiqué.

Outre cet objectif, le CACID s'est donné pour missions d'appuyer par des études, la recherche et la formation, les gouvernements, les secteurs privés, la société civile, les parlements, les organisations régionales et sous régionales dans la définition des politiques commerciales et dans les négociations commerciales multilatérales et régionales, etc. « Le CACID reste convaincu que le changement dans la situation commerciale de l'Afrique reste possible », a indiqué le directeur exécutif du centre, Ousseni Illy. Ce changement, de l'avis de M. Illy, dépendra d'une meilleure définition des politiques commerciales du continent et de la mise en place d'un système commercial international beaucoup plus juste et équilibré. Mieux, les promoteurs du CACID sont convaincus que le développement de l'Afrique passera par le commerce et non par l'aide. « C'est pourquoi il reprend en son compte ce célèbre slogan lancé par les pays en développement à l'occasion de la 1ère Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement en 1964 : Trade, not aid », a conclu Ousseni Illy pour qui le centre débutera très prochainement ses activités par un forum sur les Accords de partenariat économique (APE).

Jacques Théodore Balima

Lefaso.net

Le Faso

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