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Wided Bouchamaoui voit sombre , Ali Laâridh voit rose

Le discours de Wided Bouchamaoui présidente de L’Union Tunisienne de l’Industrie du commerce et de l’artisanat ( UTICA ) sur la conjoncture économique actuelle en Tunisie était, lors de l'ouverture du débat national sur l'économie tunisienne organisé samedi 11 mai au siège  de l'UTICA à Tunis, est le moins qu'on puisse dire peu rassurant .

Des obstacles économiques qualifiés de nombreux par la présidente de l'UTICA signaleraient un plus grand danger pour le pays que seul un dialogue national permettrait de dépasser : « Notre dernière chance pour sauver ce qui peut l'être avant qu'il ne soit trop tard », a-t-elle martelé. En effet, cette initiative permettrait de redonner autant d'importance au débat économique qu'à celui politique. Entre autres beaucoup de questions ont été posées, deux ans après le soulèvement du 14 janvier : « Qu'en est-il des revendications ( travail, dignité, liberté ?) », « Qu'a-t-on accompli jusqu'à présent ? Pourquoi a-t-on échoué jusque-là ? » s’est-elle questionnée .

Bouchamaoui constate que la situation ne semble pas avoir changé : des régions intérieures pauvres, de grands projets pour le développement n'ont pas encore commencé, des métiers de l'artisanat au bord de la faillite, un secteur informel (contrebande : drogue, armes..) qui menace de plus en plus la sécurité et la stabilité du pays peignant un paysage de conditions sécuritaires défaillantes ( exemple des terroristes islamistes qui sèment la mort depuis des mois à  Jbel Châambi ).

Une réponse claire à toutes ces questions, selon Bouchamaoui : « Pas de démocratie sans économie solide, penser au citoyen moyen, s'élever des intérêts des partis et des conflits idéologiques ». Car « l'union est le seul secours possible » pour sauver l'économie nationale tributaire de la sécurité du pays. Le combat de la Tunisie est celui contre la pauvreté, le chômage dans le but de créer la richesse et non de la répartir avant de l'avoir créée.

Réaction d’Ali Laâridh

Commentant les déclarations de Wided Bouchamaoui , le chef du gouvernement provisoire , Ali Laâridh , a minimisé les propos tenus par la présidente  de la centrale patronale et a soutenu que la situation économique du pays n’est pas aussi dramatique que l’a annoncé Mme Bouchamaoui.
Il a précisé, également, que selon les chiffres officiels, la Tunisie a su garder une certaine stabilité économique malgré les conditions difficiles qui l’entourent.
Les déclarations du chef du gouvernement provisoire ont suscité un grand malaise et un profond désarroi dans les rangs des participants à ce dialogue . La majorité d’entre-eux a manifesté son désaccord avec la thèse que soutient laâridh.
Ecoutez les propos de Laâridh qui se flatte

Plan d’urgence de l’UTICA en 9 points, permettant de relancer l’économie tunisienne et ce en axant d’abord sur la reconquête de la confiance des investisseurs et des clients.

Présenté par Hichem Eloumi, vice président du bureau exécutif de l’UTICA , le plan porte sur l’obligation de garantir la pérennité des activités d’approvisionnement, d’importation et d’exportation et la pénalisation de tout acte visant à les entraver ou à porter atteinte à la liberté et à la sécurité des personnes.
Il s’agit également d’½uvrer à retrouver une note souveraine meilleure, de garantir la qualité des services publics en rassurant les responsables administratifs et en libérant leurs énergies et d’instaurer un discours économique responsable et simplifié au niveau politique et médiatique.

Il s’agit en outre, d’½uvrer à synchroniser la croissance économique et les salaires pour éviter l’inflation et mettre fin à la détérioration du pouvoir d’achat du citoyen, à l’appauvrissement des entreprises et à la baisse de la valeur du dinar.
L’UTICA appelle dans ce plan, à mettre fin aux débordements d’ordre social, à soutenir les entreprises sinistrées pour qu’elles puissent reprendre un rythme d’activité normal et favoriser une prise de conscience générale concernant les risques de l’économie parallèle.
Le plan met l’accent sur l’impossibilité de réaliser de la démocratie dans un pays dont l’économie est en situation difficile, d’autant que plusieurs expériences internationales ont confirmé cette hypothèse.
Pour M.Ahmed Karam, responsable à l’Amen Bank, la Tunisie est confrontée à 4 défis en l’occurrence : éradiquer la pauvreté, trouver une solution aux problèmes posés par la caisse de compensation, gagner les défis de l’exportation et de l’investissement dans l’intelligence.

L’UTICA a présenté fin 2012 un document intitulé La « Vision Tunisie 2020 de l’UTICA: ». Ce document comporte  » les propositions de la centrale patronale dans les domaines économique et social afin de contribuer au développement de l’économie nationale à l’horizon 2020″.
« Tunisie 2020″, est une stratégie qui s’articule autour de « cinq objectifs » spécifiques à savoir: valoriser le travail, mettre en place un nouveau système fiscal, réorganiser les relations de travail, développer une économie tirée par l’innovation, déclarer «l’état d’urgence économique» et agir pour un meilleur développement de toutes les régions.
Chaque objectif de la stratégie « Tunisie 2020 » doit être accompagné par un plan d’action couvrant la période 2013-2020.

Tunisie Focus

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