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Attaque contre le président Condé en Guinée: 16 personnes inculpées


Le domicile du président Alpha Condé à Conakry, le 19 juillet 2011 AFP/Archives Cellou Diallo

Seize personnes, sur une quarantaine accusées d'avoir participé ou d'être liées à l’attaque du domicile du président guinéen Alpha Condé en juillet à Conakry, ont été inculpées, notamment de "tentative d'assassinat du chef de l'Etat", a appris l'AFP mardi de source judiciaire.

Dix personnes - neuf militaires et un civil - ont été présentées lundi devant le tribunal de première instance de Dixinn (banlieue de Conakry), qui les a inculpées et a ordonné leur placement en détention, a affirmé cette source ayant requis l'anonymat.

Elles sont principalement poursuivies pour "association de malfaiteurs, attentat contre la sûreté de l'Etat, assassinat sur la personne d'un des gardes du corps du président de la République, tentative d'assassinat" du chef de l'Etat, selon cette source.

Mais la "détention illégale d'armes de guerres et de munitions" et les "destructions d'édifices et de biens mobiliers et complicité", figurent aussi parmi les chefs d'accusation.

Plusieurs militaires proches du chef de la transition guinéenne de 2010, le général Sékouba Konaté, font partie des inculpés, selon la même source.

Parmi eux, le général Nouhou Thiam, ancien chef d'état-major des forces armées, le commandant Sidiki Camara dit "De Gaulle", ex-aide de camp de Sékouba Konaté, ainsi que les colonels Sambaougou Damankan, Issiagha Camara, Boubacar Gassimou Barry, Mohamed Sow et Lassiné Doumbouya.

Le 27 juillet, six personnes - cinq civils et un militaire - avaient été présentées au tribunal de Dixinn, qui avait retenu contre elles les mêmes chefs d'accusation et ordonné leur envoi à la prison.

Les seize inculpés font partie de 38 personnes arrêtées (25 militaires, 13 civiles) pour l'attaque de militaires en armes ayant visé le 19 juillet le domicile privé du président Alpha Condé à Conakry. Les autres personnes arrêtées étaient détenues mardi dans une gendarmerie de la banlieue de la capitale.

Le président Condé était sorti indemne de l'attaque, au cours de laquelle un membre de la garde présidentielle avait été tué et deux autres blessés.