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MACKY SALL CONTRE LE TERRORISME « La vigilance s'impose au Sénégal »


Dans un entretien accordé vendredi 10 mai à l'AFP, le président sénégalais Macky Sall estime que la "menace" des groupes islamistes armés reste bien présente dans les pays du Sahel, malgré l'intervention militaire franco-africaine au Mali. D'après lui, la vigilance s'impose également au Sénégal.
Pour le chef de l'État sénégalais, les groupes islamistes armés, bien qu'affaiblis par l'intervention militaire franco-africaine au Mali, constituent toujours une menace pour la stabilité du Sahel. « La menace reste présente dans le Sahel mais elle a été très sérieusement contenue, voire désarticulée. Nous devons rester vigilants et cette vigilance s'impose au Sénégal », a déclaré vendredi Macky Sall à l'AFP.
Le président sénégalais a rappelé qu'en septembre 2012, « les gens estimaient qu'il n'y avait pas de menace, qu'il fallait attendre la fin 2013 pour envisager la mise en place d'une force internationale », afin d'intervenir dans le nord du Mali pour en chasser les jihadistes. « Il a vraiment fallu une forte conviction de la Cedéao (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest), de l'UA (Union africaine), mais surtout, il faut rendre hommage à François Hollande qui a cru et qui s'est battu à nos côtés », a ajouté Macky Sall.
Les soldats sénégalais à Gao
En janvier, quand des islamistes armés ont avancé du nord vers le sud du Mali, « la France s'est investie, la Cedeao aussi, mais notre action de déploiement ne pouvait se faire immédiatement, la logistique militaire étant ce qu'elle est ». Selon le président sénégalais, « il y a eu une très belle synergie » avec la France « dès que la menace s'est fait sentir ».
Macky Sall a par ailleurs annoncé que le nombre de soldats sénégalais présents au Mali au sein de la Mission africaine de soutien au Mali (Misma) était passé « de 704 à 800, 815, pour avoir un contingent complet ». « Aujourd'hui nos soldats sont précisément à Gao », où « ils ont un rôle de stabilisation », a-t-il précisé. Ces militaires sénégalais seront intégrés à la Mission de stabilisation de l'ONU au Mali (Minusma, plus de 12 000 hommes) qui doit commencer à se déployer en juillet.
Concernant la tenue d'élections au Mali, le président sénégalais a estimé que les conditions pourraient être réunies « d'ici fin juillet », y compris à Kidal, ville du nord malien tenue par la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) qui refusent la présence de l'armée et de l'État malien. « Mais d'ici juillet, je pense que cette question sera résolue d'une manière ou d'une autre », a-t-il affirmé, sans plus de précision.
(M.D avec Jeuneafrique.com)

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