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À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse les responsables dans les médias se prononcent

Makan Koné, président Maison de la presse du Mali

Makan Koné , Président de la maison de la presse du Mali

Aux journalistes de rester vigilants et que les autorités comprennent que rien ne peut se faire sans le respect de la liberté de la presse

Quelles sont les raisons de votre présence ici?

Nous sommes là aujourd’hui pour célébrer la 20e journée internationale de la liberté de la presse. Comme vous le savez, chaque année, nous la célébrons. Cette année, les associations de presse maliennes qui ont pris l’organisation de cette journée en main, ont voulu lui donner un cachet particulier par l’union, la solidarité et la fraternité entre les Maliens de tous bords.

Que pensez-vous de la liberté de la presse au Mali?

Il faut reconnaitre qu’à un moment donné elle était véritablement menacée mais on espère qu’avec le dénouement heureux de l’affaire Boukary Daou, on arrivera à sortir petit à petit de cette situation. Mon leitmotiv est qu’une liberté n’est pas acquise ad vitam aeternam, il faut se battre pour la consolider. C’est un combat de tous les jours, c’est comme çà que nous devons évoluer pour la quête des libertés de façon générale. Une liberté n’est jamais acquise d’emblée.

Quelle lecture faites-vous du nouveau classement du Mali en matière de liberté de la presse ?

Il est très mauvais, il faut le reconnaitre. Je suis quand même étonné qu’on n’en ait pas trop parlé. Nous avons perdu 74 places, c’est la plus mauvaise performance en terme de recul dans le monde. Cette année aucun pays n’a concédé autant de points. C’est très mauvais pour l’image du Mali et de la démocratie en Afrique. Surtout pour le Mali qui a longtemps été cité en exemple de respect des valeurs démocratiques et des libertés mais ce n’est pas pour autant qu’il faut jeter le bébé avec l’eau du bain. Il faut se battre et parler avec les autorités pour reprendre notre place d’antan, c’est-à-dire 5e au niveau africain et 25e au niveau mondial.

Votre dernier mot pour que cette tendance soit inversée ?

C’est de dire aux journalistes de rester vigilants et que les autorités comprennent que rien ne peut se faire sans le respect de la liberté de la presse et de toutes les autres libertés. Que chacun reste cantonné dans son rôle. Que les journalistes respectent scrupuleusement leurs textes et que les autorités comprennent que nous sommes-là pour dénoncer et pour veiller à la bonne marche de la gouvernance.

 

Ibrahima Coulibaly dit IC, vice-président de l’ASSEP

La regression du Mali au classement mondial se comprend. Depuis le coup d’Etat , il y a eu à peu près 62 agressions contre les journalistes maliens

I CoulibalyQuelles sont les raisons de votre présence ici?

On est là dans le cadre des festivités du 3 mai, journée internationale de la liberté de la presse. A l’instar des autres pays du monde la presse malienne célèbre cette journée chaque année. Pour cette année, nous avons tenu à lui donner un cachet particulier compte tenu du contexte dans lequel nous évoluons. Parce que depuis le 22 mars 2012, le Mali a connu une crise sécuritaire et politico-institutionnelle qui n’a pas épargné la presse.

De ce fait beaucoup de nos camarades ont été intimidés, tabassés et torturés. Nous nous sommes dit, qu’à cela ne tienne, il s’agit du Mali. Nous avons tenu à célébrer cette journée en invitant les officiels, les politiciens, les hommes de médias, la société civile pour mettre tout le monde ensemble et affirmer que c’est cela dont le Mali a besoin. Le pays a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles pour aller de l’avant et sortir de cette situation. C’est pour donner une image forte au reste du monde. Nous tenons à leur dire que malgré les violences contre les médias, les agressions contre les journalistes nous sommes des Maliens et nous allons jouer notre partition dans la réalisation de l’édifice commun.  Cette journée est donc une occasion pour nous d’améliorer nos rapports avec les autorités, les politiciens, nos confrères et la société civile.

Que pensez-vous de l’actuel classement du Mali au niveau de la liberté de la presse dans le monde ?

Çà se comprend. Notre pays était cité en exemple en matière de liberté de la presse partout à travers le monde mais depuis le coup d’Etat il y a eu à peu près 62 agressions contre les journalistes maliens. Cette situation a fait que le Mali a reculé dans le classement mondial de la liberté de la presse. C’est pour corriger cela que nous tenons à travers cette journée à donner une autre image de notre pays.

Ce sont des incidents de parcours, çà arrive à tout le monde sinon le Mali n’est pas un pays liberticide. La liberté de la presse a toujours été respectée dans ce pays. Les gens doivent se mettre en tête que la liberté de la presse est une quête permanente, nous y veillons. C’est dommage pour le Mali mais j’espère qu’à travers cette journée, nous travaillerons davantage pour corriger l’image du Mali qui a été ternie dans le monde entier.

 Clarisse NJIKAM

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