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La crise syrienne se dirige vers une solution négociée entre les Grands

Malgré la divergence de leurs positions sur la Syrie, la Russie et la Grande-Bretagne cherchent conjointement à instaurer la paix dans la région, a déclaré vendredi 10 mai le premier ministre britannique David Cameron à l’issue de négociations avec le président russe Vladimir Poutine.
« Ce n’est pas un secret que nos positions divergent, mais nous partageons un objectif commun : mettre un terme au conflit, donner au peuple syrien la possibilité de choisir son gouvernement et prévenir la montée de l’extrémisme », a déclaré M. Cameron.
Le chef du gouvernement britannique a soutenu l’idée d’organiser des négociations réunissant les autorités de Damas, l’opposition syrienne et les médiateurs internationaux.
« La Grande-Bretagne, la Russie et les Etats-Unis doivent contribuer ensemble à la mise en place d’un gouvernement de transition en Syrie », a indiqué le premier ministre .

Paris tient au départ de Bachar
Paris salue les résultats de la visite du secrétaire d’Etat américain John Kerry à Moscou où il s’est entendu avec ses interlocuteurs russes sur la nécessité de réunir une conférence sur la Syrie avec la participation de toutes les parties au conflit, a déclaré vendredi un porte-parole du quai d’Orsay lors d’un point de presse.
« Nous nous félicitons donc des résultats de la rencontre entre le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, et le président russe, Vladimir Poutine, et du souhait manifesté par la Russie et les Etats-Unis d’avancer vers un processus de résolution négociée de la crise syrienne », a indiqué le porte-parole.
Selon lui, la voie conduisant à la paix en Syrie « passe par la mise en place d’un gouvernement transitoire doté des pleins pouvoirs exécutifs et formé sur la base du consentement mutuel ».
C’est la raison pour laquelle la France plaide depuis longtemps en faveur d’une seconde réunion. Cette dernière doit faire suite à la conférence organisée en juin 2012 à Genève et qui avait posé les « premières bases d’une transition politique », a indiqué le diplomate.
Il a dans le même temps souligné que Paris insistait sur le départ du président Bachar el-Assad.

Le pentagone s’inquiète
La désintégration de l’Etat syrien devient de plus en plus possible en raison de l’escalade du conflit, a déclaré vendredi le chef du Pentagone, Chuck Hagel.
« Le conflit s’intensifie. La désintégration du pays devient de plus en plus probable », a indiqué M. Hagel dans son discours au Washington Institute for Near East Policy (WINEP).
Selon lui, les Etats-Unis appellent la Russie et la Chine à déployer davantage d’efforts pour régler le conflit syrien.
« Cela correspond aux intérêts de ces deux pays », a souligné le secrétaire américain à la Défense.
M. Hagel a également rappelé l’intention de Washington et de Moscou d’organiser une conférence sur la Syrie et d’y inviter les représentants du gouvernement et de l’opposition.

L’Iran veut participer
L’Iran espère prendre part aux nouvelles négociations sur la Syrie proposées par la Russie et les Etats-Unis, a annoncé vendredi l’agence Reuters, citant le vice-président iranien Mohammad-Javad Mohammadizadeh.
« La République islamique d’Iran serait heureuse de mettre en ½uvre tous les moyens pour contribuer au rétablissement de la paix et à l’instauration d’une vie meilleure pour le peuple syrien, et nous espérons prendre part à ce processus », a déclaré le vice-président dans une interview à l’agence. Il a souhaité que la conférence internationale se déroule à Genève.
L’idée de convoquer une conférence internationale sur la Syrie a été formulée mardi dernier par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à l’issue d’une rencontre avec son homologue américain John Kerry.
Moscou juge nécessaire de convoquer cette conférence le plus vite possible, de préférence fin mai, et d’y évoquer l’application des principes énoncés en juin 2012 dans le communiqué de Genève. Washington a pour sa part proposé que la conférence internationale réunisse également les représentants du gouvernement syrien et de l’opposition.
En 2012, Moscou s’est déjà prononcé pour la participation de l’Iran à la conférence de Genève, mais cette initiative a été rejetée.

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