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Le développement d’un pays est tributaire de la réalisation de l’égalité homme-femme.

La réduction des disparités de genre a été au centre de la première édition du Forum de la Banque Africaine de Développement ( BAD ) sur l’égalité de genre, organisée ce vendredi  10 mai à l'hôtel Ramada Plazza Gammarth  nord de  Tunis .
La rencontre vise, selon, Emmanuel MBI Ebot, premier vice-président de la BAD, la mise en place d’une plate- forme pour l’intégration de la composante genre, l’échange d’expertises et l’élaboration d’un modèle de meilleures pratiques au niveau de la législation en faveur de cette approche.

Mr Ebot a précisé que la croissance et le développement d’un pays sont tributaires d’une prise en compte de l’approche genre et de la réalisation de l’égalité homme-femme.
Evoquant les projets menés par la BAD en faveur du renforcement de l’approche genre, M.Ebot a expliqué que 67% des projets ont été menés en faveur de l’intégration de la composante genre, citant notamment les domaines de l’agriculture, de la gouvernance et du secteur privé. « Une stratégie adoptant l’égalité entre les sexes doit être mise en place. », a t-il revendiqué.
De son côté, la ministre tunisienne des affaires de la femme et de la famille, Sihem Badi a souligné la nécessité de conjuguer les efforts pour assurer un meilleur avenir à la femme et renforcer sa présence dans les différents secteurs, notamment dans la sphère politique.
Elle a rappelé la mise en place en Tunisie d’une base de donnée comportant des statistiques sur la situation sociale de la femme ainsi que sur la scolarisation des filles.
Mme Ginette Ursule Yoman, chef de division du genre et du développement à la BAD a signalé qu’une carte de genre a été élaborée à travers le continent, classifiant les pays africains en pays qui arrivent à traduire la croissance au bénéfice aussi bien des femmes que des hommes, en prenant en considération l’approche genre dans l’élaboration des politiques.
D’autres pays africains souffrent d’un vide juridique au niveau de l’insertion de la composante genre.
Quelques participants à cette rencontre ,notamment des islamistes tunisiens connus pour leur farouche position contre la convention CEDAW , ont souligné la nécessité de prendre en considération les spécificités des pays africains lors de l’intégration de l’approche genre. Ils ont aussi appelé à former des experts en genre, à créer les mécanismes nécessaire pour la réussite de cette approche et à inciter les gouvernements à adopter la composante genre lors de la mise en place des programmes et stratégies.
Certains ont suggéré de changer le nom du ministère de la femme en ministère du genre.
Ce forum est un événement annuel qui réunit des membres de gouvernements, des décideurs politiques, des opérateurs du secteur privé et des acteurs de la société civile pour échanger des points de vue sur les étapes cruciales et les approches novatrices qui doivent être explorées afin de transformer le diagnostic actuel de l’égalité du genre sur le continent.
Le programme est composé de trois panels de discussions à savoir « Promouvoir des réformes durables pour améliorer l’égalité de genre », « Réformer le statut juridique des femmes » et « Regards sur les meilleures pratiques »

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