mis à jour le

EXCLUSIF Sahel: la « menace » islamiste demeure, selon le président sénégalais

Conférence de presse de Macky Sall à Dakar le 4 février 2012. AFP

La « menace » des groupes islamistes armés dans les pays du Sahel demeure en dépit de l’intervention militaire franco-africaine au Mali, mais elle a été « très sérieusement contenue », a déclaré vendredi le président sénégalais Macky Sall dans un entretien exclusif accordé à l’AFP.

 

 

« La menace reste présente dans le Sahel mais elle a été très sérieusement contenue, voire désarticulée. Nous devons rester vigilants et cette vigilance s’impose au Sénégal », pays voisin du Mali, a déclaré M. Sall.

 

 

Le chef de l’Etat sénégalais a rappelé qu’en septembre 2012, « les gens estimaient qu’il n’y avait pas de menace, qu’il fallait attendre la fin 2013 pour envisager la mise en place d’une force internationale », afin d’intervenir dans le nord du Mali pour en chasser les jihadistes qui l’occupaient alors.

 

 

« Il a vraiment fallu une forte conviction de la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest), de l’UA (Union africaine) finalement, mais surtout, il faut rendre hommage à François Hollande (le président français) qui a cru et qui s’est battu à nos côtés, celui qui a porté la résolution » de l’ONU autorisant une intervention internationale, sous conditions, au Mali, a-t-il dit.

 

 

En janvier, quand des islamistes armés ont avancé du nord vers le sud du Mali, « la France s’est investie, la Cédéao aussi, mais notre action de déploiement ne pouvait se faire immédiatement, la logistique militaire étant ce qu’elle est ».

 

 

Selon le président sénégalais « il y a eu une très belle synergie » avec la France « dès que la menace s’est fait sentir ».

Il a annoncé que le nombre de soldats sénégalais présents au Mali au sein de la Mission africaine de soutien au Mali (Minusma) était passé « de 704 à 800, 815, pour avoir un contingent complet ». « Aujourd’hui nos soldats sont précisément à Gao », la plus grande ville du nord du Mali, a-t-il indiqué et « il ont un rôle de stabilisation ».

 

 

Ils seront intégrés à la Mission de stabilisation de l’ONU au Mali (Minusma, plus de 12.000 hommes) qui doit commencer à se déployer en juillet.

 

 

Concernant la tenue d’élections au Mali, « d’ici fin juillet, il me semble que les conditions pourraient être réunies », y compris à Kidal, ville du nord malien tenue par la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui refuse la présence de l’armée et de l’Etat maliens.

 

 

« Mais d’ici juillet, je pense que cette question sera résolue d’une manière ou d’une autre », a-t-il affirmé, sans plus de précision.

Mali Web

Ses derniers articles: Atelier de concertation du HCR sur le retour des réfugiés et déplacés du Mali : Les acteurs en conclave pour la facilitation du processus  ORTM / Journal TV 20h du 15 Septembre 2013  L’étrangleur de Bagadadji étranglé 

Islamiste

AFP

Maroc: la principale mouvance islamiste appelle

Maroc: la principale mouvance islamiste appelle

AFP

Maroc: scandale autour du parti islamiste

Maroc: scandale autour du parti islamiste

AFP

Afrique du Sud: un projet d'attentat islamiste contre l'ambassade américaine déjoué

Afrique du Sud: un projet d'attentat islamiste contre l'ambassade américaine déjoué

président

AFP

Gambie: le président sortant Jammeh rejette les résultats une semaine après

Gambie: le président sortant Jammeh rejette les résultats une semaine après

AFP

Gambie: une semaine après, le président Jammeh rejette les résultats

Gambie: une semaine après, le président Jammeh rejette les résultats

AFP

Angola: coup d'envoi de la succession du président dos Santos

Angola: coup d'envoi de la succession du président dos Santos

Sénégalais

AFP

Le célèbre sculpteur sénégalais Ousmane Sow est mort

Le célèbre sculpteur sénégalais Ousmane Sow est mort

AFP

Transfert: le Sénégalais Papiss Cissé (Newcastle) part en Chine

Transfert: le Sénégalais Papiss Cissé (Newcastle) part en Chine

AFP

Affaire Karim Wade: 27 millions d'euros restitués

Affaire Karim Wade: 27 millions d'euros restitués