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Bilan de la tournée du leader de la CODEM en Côte d’Ivoire : Poulo ne peut que « compter sur ses propres forces »

La tournée effectuée par le candidat de la Convergence pour le développement du Mali (CODEM), l’honorable Housseini Amion Guindo dit Poulo du 30 avril au 5 mai 2013 en Côte d’Ivoire doit lui permettre de tirer certaines leçons du compagnonnage politique dont il fait l’objet, mais aussi sur la détermination de ses propres lieutenants dans la bataille pour la conquête du palais de Koulouba.

Poulo fait roi par les Maliens de Côte d’Ivoire

La tournée du leader de la CODEM, marquée par trois meeting à Bouaké, Yamoussoukro et Abidjan a permis aux responsables du parti de la quenouille de mesurer l’assise du parti sur les terres hospitalières de Nana Houphouët Boigny. Si dans les deux premières villes, la mobilisation n’a pas été impressionnante, à Abidjan, le palais de la culture de Treichville a refusé du monde le dimanche 5 mai 2013. Poulo est très adulé dans la capitale ivoirienne par la très forte communauté des Maliens qui y vivent. Mais, cette mobilisation ne doit pas occulter les problèmes que le parti doit résoudre du point de vue de l’organisation de ses sorties...

Apparemment, la devise du parti de la quenouille « Comptons d’abord sur nos propres forces » a une portée double : si le parti veut se battre avec ses propres moyens limités pour se faire une place au soleil, son leader manque de l’appui que devrait lui apporter ses alliés politiques.

En effet, les Partis unis pour la République (PUR), qui soutiennent la candidature de Poulo à la prochaine élection présidentielle, manquent de poigne dans la solidarité qu’ils doivent apporter au jeune député de Sikasso. Lors de la récente tournée en Côte d’Ivoire, les PUR  se sont fait représenter par deux cadres, Mamadou Maïga et Mahamadou Diarra, qui avaient tout l’air d’être de simples accompagnateurs du président. Il nous est revenu que les deux délégués des PUR ont simplement constitué des charges pour les responsables de la CODEM. Au point que certains jeunes du parti se sont offusqués de leur présence dans la délégation. Et dire que le responsable du protocole du président du parti devait, à chaque étape, s’évertuer à positionner les envoyés des PUR au présidium et donner ensuite la parole à l’un d’entre eux. Le discours aussi était insipide :  » nous sommes au nombre de 12 partis politiques décidés à soutenir le président de la CODEM jusqu’à la victoire finale... ».

Bref, les cadres de la CODEM ne comprenaient pas quel était l’apport véritable des PUR dans les efforts du parti pour les prochaines élections. Certains responsables n’hésitent pas à murmurer que cet accompagnement devient plutôt encombrant, c’est-à-dire qu’il constitue une charge dont le parti ne tire quasiment aucun avantage. Il faut rappeler que les partis membres des PUR sont constitués des formations politiques comme le MPLUS-RAMATA, le PARI et de minuscules  » partis « . Ce qui fait que le tout réuni les PUR ne comptent guère plus de militants que la CODEM à elle seule.

Pire, quand les représentants des PUR donnent l’impression qu’ils veulent avoir des perdiems à la fin de la mission, cela devient inquiétant pour les Codémistes, qui n’étaient, du reste, pas rassurés par la présence de Bamba Gagny Kiabou de la COREAM à leurs côtés.

Celui-ci s’est allié à la CODEM pour soutenir la candidature de Poulo, mais il n’a manqué aucune occasion, lors de la tournée, de présenter son propre parti, dont on n’a vu de militant  qu’une dizaine de jeunes à Abidjan et un vieux à Yamoussoukro. Kiabou n’hésitera pas à présenter à Abidjan le projet de société de son parti, comme s’il était lui-même en campagne d’autopromotion. Et il ne veut surtout pas être considéré comme faisant partie des PUR !

En définitive, Poulo doit donc compter seulement sur ses propres forces ou peut-être sur le soutien du vice-président, Mahmoud Konaké, au four et au moulin. A travers cette tournée, c’est la question du financement de nos formations politiques qui se pose avec acuité. Lorsque le parti est totalement à la charge de son seul président, il y a de quoi se préoccuper de la gestion du pouvoir lorsqu’il sera conquis. Surtout quand les députés du parti se refusent à appuyer financièrement les activités politiques de leur candidat, il y a de quoi craindre que celui-ci ne soit seul le jour du scrutin. Surtout dans ces alliances circonstancielles, il y en a qui regarde aussi vers d’autres cieux politiques...

Bruno D SEGBEDJI

Mali Web

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