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Mali: Kidal plus que jamais au cœur des préoccupations

Kidal est toujours sous contrôle du Mouvement national de libération de l'Azawad, le MNLA.
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La ville de Kidal est toujours sous contrôle du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). Les forces françaises et tchadiennes sont également présentes dans la ville, mais pas les soldats maliens. La perspective d'une intervention militaire semble de plus en plus probable. Et cela dans un contexte où la situation humanitaire est critique, avec des populations particulièrement affectées. Ce jeudi 9 mai, les Nations unies ont tiré la sonnette d'alarme.

Les besoins sont importants dans tout le nord du Mali. Ils le sont encore plus dans la région de Kidal. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), un ménage sur cinq serait en manque sévère de nourriture dans le nord du pays (niveau d'alerte 3) et en manque extrême à Kidal (niveau d'alerte 4). 63% des écoles ne sont pas encore fonctionnelles dans le nord. Aucune n'a pu rouvrir ses portes dans la région de Kidal.

 

 

Aurélien Agbenonci est le coordonateur d'Ocha au Mali. Pour lui, la difficulté est avant tout d'accéder aux populations : « La difficulté principale, particulièrement à Kidal, c'est le risque sécuritaire lié aux explosions et aussi aux attaques-suicide. Nous mettons en place une coordination civilo-militaire. Il est important de savoir où les mouvements se font et d'éviter les théâtres. Deuxième chose : il est clair que pour des ONG qui travaillent ici depuis des années dans une localité, la question ne se pose pas en termes de groupes armés, ça se pose en termes de relations entre des hommes. Les hommes se parlent, les hommes échangent, l'action humanitaire se déroule dans des conditions acceptables. »

 

 

En cas d'intervention militaire à Kidal, Aurélien Agbenonci tient à rappeler certains impératifs aux belligérants. « J'avais dit au début des opérations, explique-t-il, qu'il était important que la population civile soit protégée, qu'il était important que la présence des acteurs humanitaires soit garantie et qu'ils puissent circuler pour avoir accès aux populations. »

 

 

Les indépendantistes touaregs du MNLA demandent dans une lettre ouverte « le déploiement immédiat des observateurs des Nations unies afin de garantir la sécurité et l’intégrité physique » des habitants.

 

 

 

LES POPULATIONS TOUARÈGUES DE BER TOUJOURS SOUS PRESSION

Alors que l’armée malienne s’est retirée jeudi 9 mai de cette localité au nord de Tombouctou, des bandits armés sont revenus, s’en prenant une fois de plus aux populations civiles.

 

 

A peine l’armée malienne avait-elle levé le camp mercredi 8 mai que plusieurs véhicules d’hommes armés ont réinvesti la ville de Ber. « Ce sont des bandits arabes », confie une source militaire africaine présente dans la zone de Tombouctou. Cette fois, les assaillants ont pris la précaution de vandaliser le réseau téléphonique pour piller à leur aise.

 

 

Hier matin, une unité burkinabè s’est déplacée à Ber pour constater les dégâts : deux véhicules volés, des boutiques saccagées et une population touarègue traumatisée. Selon un habitant joint sur place, les Arabes veulent les contraindre à l’exil : « ils veulent que l’on se soumette à eux ou bien que l’on quitte notre ville ». Certains Touaregs ont choisi d'amener leur véhicule à Tombouctou pour les mettre à l’abri des bandits.

 

 

La force africaine d’intervention prend la situation au sérieux : des avions français ont de nouveau sillonné le ciel de Ber. Les habitants de cette localité située à une soixantaine de kilomètres au nord de Tombouctou se disent abandonnés et dénoncent les pillages de la part des assaillants, mais aussi de la part de certains militaires maliens qui se seraient mal comportés à leur encontre, emportant notamment des bijoux de femmes. Les Touaregs ne comprennent pas pourquoi l’armée burkinabè a laissé l’armée malienne poursuivre seule sa mission de sécurisation.

 

 

Par RFI

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