mis à jour le

Traque des terroristes à la frontières Est : Alger avait déjà averti Tunis

Du carburant algérien contre du matériel médical pour les maquis d'AQMI à l'Est, des militaires tunisiens en colère contre une hiérarchie politique qui aurait trop tardé à réagir contre les groupes armés dans les montagnes du Chaâmbi, des services secrets algériens dont les alertes n'ont pas fait bouger Tunis... L'enquête publiée mercredi par le site tunisien Nawaat revient sur les non-dits des affrontements entre les forces de sécurité tunisiennes et des groupes armés islamistes dans le massif du Chaâmbi, près de la frontière algérienne. Mais surtout, il y a ces révélations d'un agent algérien du renseignement militaire en mission dans cette région qui confie aux enquêteurs de Nawaat que «l'Algérie avait déjà alerté les autorités tunisiennes depuis des mois quant à des mouvements suspects dans ce massif et dans d'autres zones frontalières que des images satellitaires et des données sur le terrain avaient révélés. Les autorités tunisiennes étaient alors destinataires de coordonnées précises pour localiser les campements des terroristes et les bombarder avant que ces groupes ne renforcent leur installation». Mais l'agent algérien ne cache pas sa surprise : «Or, les autorités tunisiennes n'ont pas pris l'initiative de démanteler ces camps et ont ignoré les avertissements algériens, ce qui a poussé Alger à intensifier son travail de renseignement dans la région, mobiliser les troupes de l'armée et de la gendarmerie algériennes aux frontières et installer un pôle sécuritaire opérationnel sur place.» Pourquoi un tel retard du côté tunisien ? Pour le journaliste de Nawaat, Hossam Hadjlaoui, coauteur de l'enquête, ce «constat n'est pas du tout une surprise pour nous». «Nous avons trois théories pour expliquer l'inaction dans un premier temps des forces de sécurités tunisiennes», a indiqué le journaliste hier à El Watan Week-end. « D'abord on peut parler d'un manque de volonté politique, ce qui est très grave vu que la situation risque de déstabiliser les deux pays, et il est d'ailleurs criminel d'avoir laissé la situation empirer, menaçant l'Algérie et la Tunisie. La seconde théorie est plutôt procédurière : les lois héritées de Ben Ali musellent beaucoup les forces de sécurités, civiles et militaires, et aucun gradé ne tente une initiative de peur d'être ensuite puni par le pouvoir civil. La troisième théorie, moins plausible, serait tout simplement le manque de compétences spécifiques face à la menace terroriste, mais cet argument tombe de lui-même face au fait que les autorités étaient au courant depuis des mois de la situation dans cette région. D'ailleurs, notre prochaine enquête à Nawaat devra préciser la responsabilité des uns et des autres», a expliqué notre source. Du côté d'Alger, la menace a été prise au sérieux depuis des mois, et des sources proches de l'ANP nous ont expliqué que l'effort de renseignement est à son maximum dans cette région frontalière et que des opérations militaires d'envergure sont engagées. Le gouvernement tunisien a admis, cette semaine, que les groupes armés traqués à la frontière «sont liés à Al Qaîda et comptent des vétérans aguerris du Mali». Seize militaires ont été blessés, certains très grièvement, depuis  fin avril par des bombes artisanales dispersées dans le massif montagneux de Chaâmbi.           

El Watan

Ses derniers articles: Programme AADL 2 : les résultats communiqués  Tizi Ouzou : Les retraités de l‘ANP s’organisent  Sellal : Les visites de terrain n'ont rien 

traque

AFP

Ouganda: la traque des ravisseurs d'une touriste américaine continue

Ouganda: la traque des ravisseurs d'une touriste américaine continue

AFP

Au Rwanda, la patiente traque des génocidaires

Au Rwanda, la patiente traque des génocidaires

AFP

"Je ne suis pas pute!":

"Je ne suis pas pute!":

terroristes

AFP

Togo: Gnassingbé félicite les forces de sécurité pour avoir démantelé des cellules terroristes

Togo: Gnassingbé félicite les forces de sécurité pour avoir démantelé des cellules terroristes

AFP

Burkina: des exercices de simulation d'attaques terroristes

Burkina: des exercices de simulation d'attaques terroristes

AFP

Tunisie: "ni terroristes ni casseurs", des manifestants du sud ne "lâchent rien"

Tunisie: "ni terroristes ni casseurs", des manifestants du sud ne "lâchent rien"

frontières

AFP

Les "harraga" marocains, clandestins "brûleurs" de frontières

Les "harraga" marocains, clandestins "brûleurs" de frontières

AFP

Le Mali aux urnes pour une présidentielle déterminante au-del

Le Mali aux urnes pour une présidentielle déterminante au-del

AFP

Tensions politiques en RDC: la preuve par neuf aux frontières

Tensions politiques en RDC: la preuve par neuf aux frontières