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Mamadou Tieny Konate président du Collège transitoire de la CCIM : « L’escorte ne concerne pas tous les produits…. »

Partie prenante  du  Transit Routier  Inter-états (TRIE), le président du Collège Transitoire de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Mali (CCIM), présent à Dakar au Lancement nous parle du TRIE ; de ses principes et du rôle de son institution dans sa mise en ½uvre.

Mamadou-Tieny-konate

Le Pouce : Qu'est ce que c'est que le TRIE ?

MTK : C'est un régime douanier de transit des marchandises du point de départ au point d'arrivée au sein de la CEDEAO. Il a pour objectif ,  de faciliter la circulation des marchandises en provenance des pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) vers d'autres pays et aussi celles provenant des pays hors UEMOA. Il permet aussi d'améliorer la fluidité du transport. Et pour que les Etats qui ont des recettes liées aux droits des douanes ne soient pas lésés, on a imposé un système de garantie.

Le Pouce : En quoi consiste cette garantie ?

MTK : Selon les termes de la convention de la CEDEAO, ce sont les chambres consulaires de chaque pays qui assurent cette garantie, ce qui n'est pas le cas du Ghana où c'est une compagnie d'assurance qui gère. Cette garantie est constituée des 0,5 pour cent de la valeur Coût, Assurance, Fret (CAF) qu'on perçoit sur les marchandises. Cette manne est partagée entre les deux chambres consulaires de chaque corridor. Pour sa réussite nous avons fait un protocole entre nos deux chambres afin que chacune puisse jouer efficacement son rôle sur son territoire.

Le Pouce : Quelles sont les missions des chambres de commerce dans la mise en ½uvre du TRIE ?

MTK : Les chambres de commerce fabriquent et mettent à disposition le  carnet de transit du TRIE, et mettent à disposition le macaron et le plomb. Ces deux derniers (macaron et plomb) servent à sécuriser le chargement. Car il ne doit  être déversé qu'à  la destination prévue. En plus de ces mesures,  on aura le contrôle électronique qui va aussi prévenir les cas de fraudes.

Le Pouce : Le Premier ministre sénégalais a appelé les forces de l'ordre et des douanes au respect à la lettre et à  l'esprit de cette convention. Que sous tend un tel appel ?

MTK : Avant les accords, chaque pays avait son propre système de contrôle. Le TRIE était partiel, il n'était appliqué qu'au Mali à partir de Diboly. Le Sénégal procédait à l'escorte des cargaisons. Alors qu'avec le TRIE l'escorte doit disparaître. C'est pourquoi,  le Premier ministre du Sénégal a tenu a rappelé à ses services respectifs, les dispositions du TRIE unique. Il s'agit de  mettre fin aux points de contrôles intempestifs. Car avec le TRIE, il n'est prévu que deux points de contrôles à Kaffrine et à Kidira. Au Mali notamment on aura deux postes de contrôle.

Le Pouce : De 145 000FCfa, l'escorte vient désormais à 72 500 soit la moitié. Quel sera l'impact sur le prix des produits ?

MTK : L'escorte ne concerne pas tous les produits. Nous avons de commun accord retenu sept produits, parmi lesquels : le riz, l'huile végétale, le pétrole , la tomate. Ces frais à terme doivent disparaître. L'impact en tout cas se fera sentir au niveau des prix.

Le Pouce : Quelles sont les mesures que vous comptez prendre, à fin que le TRIE soit une réussite ?

MTK : Les deux chambres et les pus hautes autorités des deux pays, ont conçu un plan de communication stratégique qui doit accompagner la mise en ½uvre du TRIE. Il va sensibiliser toutes les parties prenantes, usagers, opérateurs économiques, services de douanes etc..., pour la mise en ½uvre de façon effective au bout d'un an.

Propos recueillis par

Mohamed DAGNOKO  étudiant

au  CESTI Dakar pour Le Pouce

 

Ils ont dit

Babalaye Daou Président du Conseil Malien des Chargeurs (CMC)

« C'est en fonction de cette compétitivité que nous conseil malien des chargeurs allons choisir. »

« La réduction de moitié de la taxe d'escorte est très importante. Il y a environ trois cent (300) camions qui roulent quotidiennement entre le Mali et le Sénégal. Dire que ces camions vont passer de 145 000FCfa à la moitié, c'est tout bénéfice pour le Mali. Il faut savoir qu'au Mali le coût de transport représente trente pour cent du prix de revient. Alors tout abattement est la bienvenue. Le système de géo localisation permettra à terme de supprimer cette taxe. Nous allons sensibiliser pour la réussite du TRIE. Car même s'il y a toujours quelques individus, il faut savoir que la presque totalité des opérateurs économiques maliens sont en dehors des magouilles. La diminution de la taxe va entraîner plus de rotation des camions, c’est-à-dire que le prix de transport va baisser, et ces deux éléments conjugués, vont jouer sur le prix de revient de la marchandise et en ce moment sur le prix de vente. C'est une chaîne qui se tient l'un à l'autre. C'est aussi dans l'intérêt du Sénégal. Car les achats vont se multiplier au Sénégal, le passage de nos frets par le port de Dakar qui deviendrait compétitif, parce que le corridor sera compétitif. Aujourd'hui nous sommes à un million cinq cent mille tonnes, nous allons passés, si cela se fait bien à deux millions voir deux millions cinq cent mille tonnes. Mais tout dépend de la compétitivité des corridors. Et c'est en fonction de cette compétitivité que nous conseil malien des chargeurs allons choisir ».

ABDOULAYE PONA PRESIDENT DE LA CHAMBRE DES MINES DU MALI (CMM)        

« Nous invitons les autorités des deux pays à mettre en ½uvre cette procédure »

« Des attentes très fortes. Le TRIE va permettre deux choses auxquelles nous, nous sommes beaucoup intéressées, il s'agit  de la réduction des délais d'acheminement des marchandises et ensuite le TRIE va passer par une route qui va nous permettre de raccourcir les distances. Nous allons pouvoir rattraper deux cent kilomètres.  Cela est très important, car nous les miniers nous ne pouvons pas attendre longtemps. Dès qu'il y a rupture chez nous ça cause pas mal de dégâts. Raison pour laquelle, nous évitons les ruptures au maximum des stocks de nos produits de consommations que ça soit le pétrole, le gasoil les produits chimiques, les pièces de rechanges etc.... On a une attente pressante, c'est pourquoi nous invitons les autorités des deux pays pour mettre en ½uvre cette procédure. Les taxes on été réduites en attendant. Là où il y a TRIE on ne parle pas de taxe d'escorte. On ne pouvait pas aussi supprimer l'escorte sénégalaise, on est obligé de la maintenir. Mais ils ont été gentils en ramenant à cinquante pour cent ce qui n'est pas mal déjà.  A la longue,  elle va tomber. Nous saluons les autorités sénégalaises qui n'ont ménagé aucun effort pour accorder les points que nous avions soulevé et nous permettre d'aller vers une convergence régionale ».

SOULEYMANE BABA TRAORE PRESIDENT DU SYNDICAT DES Transitaires DU MALI (SYTRAM)

« ......cela va se répercuter sur le prix des produits. »

Nos attentes, c'est la  facilitation. Ce document permet le transport de marchandises d'un pays à un autre en suspens de droits. C'est vrai que ça durer depuis 1982, et nous transitaires  on attendait ça depuis longtemps. Qui dit carnet de TRIE, parle de facilitation.  Si l'appel des autorités est entendu au niveau de la police, des douanes, au lieu de faire sept (07) à huit (08) jours sur la route, avec le TRIE unique on fera quatre (04) jours. Côté financier, nous serons soulager, car plus le nombre de jours diminue les coûts diminuent. Enfin, cela va se répercuter sur le prix des produits.

Propos recueillis par

Mohamed DAGNOKO (CESTI Dakar)

Mali Web

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