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Découverte d’un réseau de vols de bébés entre le Maroc et l’Espagne

Un nouveau scandale lié aux vols de bébés vient d'éclater en Espagne. Il s'agit cette fois-ci d'enfants de nationalité marocaine. La Guardia Civil espagnole vient, en effet, de tirer au clair une affaire relative à un réseau spécialisé dans le vol de bébés marocains pour les revendre en Espagne, rapporte mardi 7 mai, l'agence de presse espagnole EFE. Dans les années 1970 et 1980, près de 30 enfants ont été achetés à des familles très pauvres au Maroc ou dans l’enclave espagnole de Melilla, située au nord du territoire marocain. Ils étaient ensuite vendus à de riches familles espagnoles ne pouvant pas avoir d’enfants. Une trentaine de personnes ont été identifiées pour leur participation à ce trafic, dont une religieuse et des membres du personnel médical d’hôpitaux de la région.

Le prix d’un nouveau-né variait entre 1 200 et 6 000 euros. Les acheteurs, ce sont des familles aisées ne pouvant pas avoir d’enfants. Les trafiquants leur proposaient donc de se rendre à Melilla, l’enclave espagnole, à la pointe nord du Maroc, pour acheter un bébé. C’est ici que le marché était conclu.

Espérant une vie meilleure pour leur enfant, des mères, Espagnoles ou bien Marocaines, et sans ressource, acceptaient de vendre leur bébé. Profitant de complicités dans les hôpitaux locaux, les trafiquants organisaient de faux certificats de naissance afin de permettre aux « nouveaux » parents d’enregistrer le bébé comme leur enfant biologique.

19 personnes sur le banc des accusés

Selon des sources proches de l'enquête, citées par la presse espagnole, aucune personne n'a encore été arrêtée pour le moment. Il y aurait, toutefois, 31 personnes impliquées dans cette affaire. 12 d'entre elles sont décédées, d'autres sont d’un « âge très avancé » ou en mauvaise santé. « Chacun au sein du réseau tenait un rôle et une fonction. Ils étaient parfaitement organisés », a précisé Antonio Ortega, de la Guardia Civil. Trois autres individus, qui étaient aussi membres du réseau, occupaient parallèlement des fonctions dans le milieu médical. Ils sont également morts.

Parmi les 31 personnes impliquées, seuls 19 seront convoquées sur le banc des accusés, selon le journal El Pais. Côté marocain, des hôpitaux d'Oujda et de Nador sont cités. Les autorités locales n'ont pas encore fait part de leurs réactions.

C’est une plainte déposée par une association de victimes qui a déclenché l’enquête en 2011. Depuis, 28 cas ont pu être identifiés, 31 personnes sont impliquées dans cette affaire, mais douze d’entre elles sont décédées dont une religieuse et trois membres du personnel sanitaire.

Ce trafic sordide qui remonte aux années 1979 et 1980 rappelle le vaste scandale des bébés volés sous le régime de Franco qui avait secoué l’Espagne en 2010. Dans cette autre affaire, 1500 plaintes ont été déposées.

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