Maroc: les hérétiques du ramadan
Il y a deux ans, les «déjeuneurs du ramadan» avaient fait scandale. Leur action, qui soulignait l’inadéquation du dogme religieux à la modernité sociale, est plus que jamais d’actualité.
Des non-musulmans attablés en terrasse d'un McDonald's de Rabat, au Maroc, le 4 septembre 2010. AFP PHOTO/ABDELHAK SENNA
«Apostats, mécréants, nous érigerons un bûcher pour vous et vous irez brûler en enfer!» Sur la Toile, ce type de réaction hostile avait fait florès lorsque des activistes libertaires avaient créé en 2009 un groupe sur Facebook baptisé Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali), et décidé pour leur première action de briser un tabou et d’en faire un exemple de militantisme pour les libertés individuelles: celui de ne pas observer le jeûne durant le mois sacré du ramadan.
Face aux menaces, les sympathisants du Mali —qui sont aujourd’hui près de 3.000 sur Facebook— avaient décidé d’afficher publiquement leur profil et leur photo avec un slogan: «Au Maroc, manger tue». Nombreux déclarent ne pas jeûner, réclament un Etat laïc, fustigent la duplicité des pouvoirs publics, l’hypocrisie des partis, la démission des élites qui manque d’audace politique capable de dessiner les contours d’une nouvelle société marocaine ouverte et tolérante.
«Au Maroc, plus que dans d'autres Etats, la défense de nos libertés individuelles est une nécessité. Abus de pouvoir, inquisition socioreligieuse, intolérance, textes de loi abusifs, étouffent nos libertés fondamentales. D'où l'importance d'un Mouvement alternatif pour les libertés individuelles», écrivaient dans leur manifeste les fondateurs du mouvement, deux jeunes femmes: la journaliste Zineb El Rhazoui, et la psychologue Ibtissam Lachgar.
Un déjeuner sur l’herbe en plein ramadan
Dimanche 13 septembre 2009, en fin de matinée, Zineb El Rhazoui et Ibtissam Lachgar sont dans le train-navette qui relie Casablanca à la capitale Rabat avec un petit groupe de jeunes gens d’extractions sociales diverses, ralliés au mouvement grâce à l’exceptionnel buzz suscité par leur manifeste sur les réseaux sociaux et les blogs tenus par des activistes progressistes.
Une communauté qualifiée au mieux d’«idéaliste», au pire de «nihiliste», qui à chaque poussée de fièvre sécuritaire au Maroc se mobilise sur Internet pour faire entendre la voix de ceux qu’on appelle souvent au Maroc les «modernistes».
Par petites grappes, les membres du collectif Mali se donnent rendez-vous à la gare ferroviaire de Mohammedia, leur point de ralliement avant de se diriger vers une zone dégagée, à l’extérieur de la ville. Leur objectif, clameront-ils, était de rompre le jeûne «dans un espace non clos, mais dans une relative discrétion» —l’action n’étant pas de le faire de manière ostentatoire.
Leur mot d’ordre étant avant tout de «protester contre l’ingérence dans la vie privée et pour la liberté de ne pas jeûner ramadan». Les manifestants munis de leurs sandwichs voulaient casser la croûte lors d’un happening dans une petite forêt de la ville, arguant qu’un Marocain n’est pas forcément musulman et de ce fait ne doit pas souffrir d’une quelconque discrimination ou être victime de la vindicte.
100 policiers contre 10 sandwichs
Une centaine de policiers et de militaires («Plus de 100 policiers contre 10 sandwichs», titrera non sans malice le quotidien madrilène El Mundo), étaient amassés à leur descente de train. Les forces de l’ordre ont procédé à la fouille systématique des «passagers douteux»: garçons en pantalons baggy et sac à dos, coiffure rasta ou filles cheveux au vent…
«Quand ils ont vu que nous avions de la nourriture dans nos sacs, ils nous ont obligés à rebrousser chemin vers Casablanca dans le train suivant», relatera une manifestante.
«Notre objectif était de dire que nous sommes marocains, nous n’observons pas le jeûne, mais nous avons le droit d’exister. Chaque année il y a des arrestations et des lynchages publics de non-jeûneurs alors que la Constitution marocaine garantit la liberté de culte», expliquera un membre du Mali dans les colonnes d’El Mundo.
Chaque année, les forces de l’ordre arrêtent des dizaines de «contrevenants» du ramadan dans toutes les villes du royaume. Ils sont pour la plupart condamnés à de la prison ferme. Des jugements expéditifs qui n’ont pas eu le même écho médiatique que celui suscité par le Mouvement.
La présence de la presse internationale, essentiellement espagnole, le statut particulier du groupe, identifié comme étant une initiative de journalistes par les autorités, aura fait réagir le procureur du roi qui ordonnera à la police judiciaire de procéder à l’arrestation des impétrants pour des «raisons de sécurité civile» selon la version officielle, abondamment relayée par la télévision publique à une heure de grande écoute.
Un article de loi qui prévoit un à six mois de prison
L’agence officielle Maghreb arabe presse (MAP) donnera le ton bien avant que les mandats d’amener soient délivrés par le parquet à la Police judiciaire de Mohammedia. Celui-ci s’est appuyé dans sa décision sur l’article 222 du Code pénal marocain, qui stipule que «tout individu notoirement connu pour son appartenance à l’Islam qui rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le ramadan est passible de un à six mois d’emprisonnement et d’une amende».
Une disposition légale jugée contraire aux normes internationales en matière de libertés individuelles, comme l’ont rappelé avec insistance les organisations de défenses des droits de l’homme:
«L'article 222 du code pénal, et les lois qui se mêlent des convictions personnelles des individus sont abusifs […] La pratique religieuse est basée sur la conviction, et nul n'a le droit d'imposer une conviction à qui que ce soit par la force. C'est contraire non seulement aux droits de l'homme, mais à la religion musulmane aussi», avait déclaré Khadija Rouissi de l’association Bayt Al-Hikma.
D’ailleurs, rappellent des ténors du barreau comme le bâtonnier Abderrahim Jamaï qui avait pris la défense des membres du Mali, cet article de loi ne peut servir de base juridique à des poursuites; les personnes interpellées n’ont en définitive pas rompu le jeûne en public. Ils ne pouvaient pas être valablement condamnés pour un supposé délit d’intention.
«Nous sommes encore une fois face à une décision arbitraire, car l’infraction supposée n’a pas été commise», avait-il plaidé, ajoutant que l’encerclement et la privation de mouvement imposée au groupe à Mohammedia «viole tout simplement les dispositions élémentaires de la loi».
Il ira plus loin en affirmant que «l’activation d’associations religieuses comme l’instance des oulémas de la ville, la mobilisation politique des partis conservateurs et les diatribes de la presse procèdent d’un véritable appel au lynchage et à une forme dangereuse d’excommunication».
«Un acte odieux qui défie les enseignements de Dieu»
Le conseil des oulémas (théologiens officiels) de Mohammedia avait en effet dénoncé «avec force cet acte odieux qui défie les enseignements de Dieu et du Prophète qui mérite une sanction exemplaire».
Au-delà des débats juridiques, l’affaire avait mis en exergue une réalité bien plus pesante: l’inadéquation des textes de loi avec une réalité sociale en pleine effervescence, confrontée à la mondialisation des mœurs et des idées. Si l’islam est la religion d’Etat, la question de la liberté de culte dont la Constitution garantit le respect est de nouveau battue en brèche.
«Il y a un problème de clarification à ce niveau», explique maître Jamaï. «La liberté de culte dont se prévaut le Mouvement alternatif est en phase avec une conception évidente du droit au libre arbitre. Or, sur le plan politique, la religion d’Etat éteint le droit à l’autodétermination de chacun, ce qui est contraire aux libertés fondamentales.»
«Demain, ils voudront sortir nus dans la rue!»
Là où le débat d’idées est nécessaire et où la réflexion devrait être admise, l’interdit est érigé au nom de la notion évasive de «communauté» et de «majorité écrasante», comme s’en défendent les islamistes ou les conservateurs, à l’image des propos offensifs de Mustapha Ramid du Parti pour la justice et le développement (PJD) qui n’hésitera pas à reléguer le droit de chacun de ne pas observer les préceptes religieux à celui de disposer de son corps dans le seul espace confiné du privé:
«Nous ne pouvons accepter que des musulmans dé-jeûnent publiquement. Le législateur ne peut négliger les sentiments de 99,99% des Marocains en faveur de 0,01% de personnes qui souhaitent pouvoir manger ouvertement.»
Ramid rejette les raisons qui poussent les membres du Mali à insister pour pouvoir manger publiquement, indiquant que «rien ne les empêche de le faire secrètement, dans des lieux privés où l'individu est maître de soi, contrairement aux espaces publics où la société est maîtresse». Pour lui, lier la question de l'interdiction de dé-jeûner aux libertés individuelles «ouvrirait grand la porte à la discussion sur la liberté de disposer de son corps, et ainsi à la dépénalisation de la pédérastie […] A ce rythme, demain, ils voudront sortir nus dans la rue!».
Les islamistes ne sont pas les seuls à penser de la sorte. Selon une enquête récente sur «L’Islam au quotidien», 60% de Marocains ne considèrent pas comme musulman celui qui ne fait pas le ramadan, et 44,1% de Marocains estiment qu’un dé-jeûneur doit être puni jusqu’à ce qu’il reprenne «le droit chemin». Près de 82,7% des interrogés ne sont pas d’accord pour que les cafés et restaurants restent ouverts la journée pendant le mois sacré.
«Dans cette logique, la prière, qui est tout comme le carême un des piliers de l’Islam, pourrait de facto être une obligation sociale», réplique un activiste du Mouvement. Une cohérence dont se prévaut d’ailleurs le régime des Mollahs en Iran ou les défenseurs de l’application rigoriste de la Charia, la loi islamique.
«Qui interdit à quiconque d’aller à McDonald’s ou Pizza Hut? Toutes les franchises internationales de fast-food sont ouvertes. Dans les hôtels, les touristes sont servis y compris quand ils demandent de l’alcool, alors pourquoi faire de la provocation gratuite?», fulmine un officiel.
En toile de fond, ces propos rejoignent en fait le concept de «la laïcité masquée» qui prédomine au Maroc. C’est le cas de la tolérance de la consommation d’alcool par les musulmans. Pour les laïcs, la position des pouvoirs publics est marquée par la lâcheté et l’hypocrisie.
«Nous rêvons d’un Maroc tolérant, libre et pluriel»
Pour Zineb El Rhazoui, «l'islam existe depuis des siècles et n'a pas besoin des islamistes pour le défendre», et d’ajouter:
«Il ne sera nullement ébranlé par des personnes qui ont fait le choix, pour des raisons qui leur sont propres, de ne pas observer une prescription religieuse.
Si nous permettons aux forces de l'obscurantisme de faire la loi dans notre société, chaque femme non voilée, chaque personne qui ne fait pas la prière ou qui boit de l'alcool pourra craindre les représailles des radicaux. Nul n'est à l'abri du passage à l'acte d'un fanatique, mais cela ne doit pas nous empêcher de nous exprimer librement et de militer pour le Maroc dont nous rêvons: un Maroc tolérant, libre et pluriel.»
«De tous temps, l'islam s'est proclamé comme une religion sans contraintes (dîn yousr)», martèle El Rhazoui.
«Les prescriptions religieuses existent, les fidèles sont appelés à faire de leur mieux pour les respecter. Toutefois, nul ne peut juger de l'adhésion des autres à une règle religieuse, et encore moins les contraindre à l'observer; c'est contraire à la religion musulmane qui prône une relation directe avec Dieu, sans intermédiaire.»
Un dogme insoluble dans la modernité
Dans une interview accordée au quotidien français Libération, l’islamologue laïc Abdelwahab Meddeb tire la sonnette d'alarme quant à la pratique du jeûne pendant le ramadan. Selon lui, dans de nombreuses sociétés, et notamment au Maroc, le jeûne a tendance à devenir un phénomène social plus qu'un exercice spirituel.
Les membres du Mali adhèrent à ce point de vue:
«Nous pensons que chacun doit avoir la liberté de pratiquer sa religion en son âme et conscience. Ceux qui souhaitent jeûner doivent pouvoir le faire sans contrainte, où qu'ils soient dans le monde. Ce que nous dénonçons, c'est la stigmatisation des dé-jeûneurs et leur pénalisation du point de vue de la loi. Dans notre activité, il y avait des jeûneurs parmi nous, qui soutenaient le droit des dé-jeûneurs à exister librement, sans hypocrisie», argumente El Rhazoui.
La question dépasse aussi le seul cadre du débat sur les libertés individuelles, socle essentiel de la modernité d’une société. Elle interpelle sur les fondamentaux du contrat social avec la monarchie qui tire évidemment sa légitimité première de la notion de Commanderie des Croyants. Si ce lien est très largement accepté, il ne l’est pas seulement dans sa lecture culturelle, symbolique ou identitaire.
La sacralité telle que définie par la Constitution marocaine impose un dogme que le régime a, à l’évidence, de grandes difficultés à synthétiser avec la modernité. Un état de fait qui transpire dans les relations chaotiques du pouvoir avec la presse, les ONG et la frange progressiste de la société civile qui déminent depuis des années les lignes rouges imposées par le religieux.
Les réformateurs assimilés à des infidèles
Pour le prédicateur Abdelbari Zemzmi:
«La devise du royaume est "Dieu, la Patrie, le roi", c'est pour cela qu'il faut respecter la religion musulmane. Discuter d'une liberté individuelle qui ne respecte pas l'islam ouvre la porte au non-respect de la patrie et de l'institution monarchique (…) Ceux qui veulent dé-jeûner publiquement violent la sa sacralité du ramadan, ils blessent les sentiments des musulmans, ils doivent donc être punis en application des lois en vigueur».
La nouvelle Constitution marocaine adoptée cet été n’a pas fait bouger ce dogme d’un iota. Au contraire, l’institution des oulémas, gardiens de la foi, a été érigée en clergé, le roi demeure Commandeur des Croyants et l’islam la religion d’Etat. Ce n’est pas un hasard si les membres fondateurs du Mali sont aux avant-postes du Mouvement du 20 février, appelant à l’instauration d’un Etat civil au Maroc.
D’ailleurs, la propagande officielle a largement manipulé une opinion publique pétrie de religiosité en insinuant que les «févriéristes» étaient acculturés à l’Occident, forcément athées et que leur mot d’ordre contestant le référendum pour l’adoption de la nouvelle Constitution («Mamsawtinch!») (Nous ne voterons pas!), serait suivi pendant le ramadan de «Masayminch!» (Nous ne jeûnerons pas!). Une manière tordue d’assimiler les réformateurs à des infidèles pour les discréditer.
Ali Amar
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Ce qui me frappe dans cet article c'est l'aspect très lutte sociale et martyr de ces "défenseurs de la liberté" que sont les gens de ces différents organismes, qui sont finalement les mêmes et qu'on retrouve exactement les mêmes personnes aux différentes réunions... Cependant ces personnes qui crient tout haut leur besoin de démocratie devraient revoir leur copie: Ils sont 4000 selon l'article dans un pays de 40 M d'âmes et essaient de faire passer un message contradictoire, ces mêmes personnes issues la plupart du temps d'une élite citadine qui est dans l'impossibilité de dialoguer avec le marocain de condition modeste qui prend toute cette histoire comme un caprice d'enfant gâté doublé des délires "d'incroyants".
Attention - je ne porte aucun jugement - mais je traduis, ces actions de revendications doivent prendre l forme de discussions et un dialogue doit s'instaurer. Aller à la confrontation sur des sujets aussi sensibles que celui-ci va marginaliser toutes les tentatives futures de changements qui comptent. Car excusez-moi mais jeûner ou pas pendant le ramadan m'importe moins que la sécurité sociale, les problèmes de l'éducation, les problèmes d'urbanisme...
Pour moi ce sujet là est une confrontation stérile qui nourrit les égos de certains et puis c'est tout...
C’est un faux problème pour un faux débat par de faux jetons. Expliquons-nous.
1)- Les quatre "dogmes" de l’Islam (prière, zakaat, jeûne de Ramadhan, Haj) ne sont pas tous pratiqués par tous les musulmans dans le monde entier. Les muslimoon, en cela, ne diffèrent pas des chrétiens, juifs, bouddhistes, manichéens ou autres.
2)- L’importance populaire, pour ne pas dire populiste, de chaque dogme diffère d’un pays islamique à l’autre selon son histoire, son climat et surtout son "madhab" fiqhiste. Ainsi, la prière est considérée "primordiale" au Golfe et surtout en Arabie, alors que le jeûne y est "secondaire" contrairement à l’Afrique du Nord où l’on considère Ramadhan comme l’unique signe de "piété" ou presque.
3)- Dans aucun état islamique, on a entendu parler de loi contre les non prieurs ou contre ceux qui ne donnent pas la zakaat ou ne font pas le pèlerinage. Alors, pourquoi cette loi «décriée» au Maroc ?
4)- «Dimanche 13 septembre 2009, en fin de matinée …». Ce «petit groupe de jeunes gens d’extractions sociales diverses», c’est-à -dire «dix» personnes en tout et pour tout ont décidé de défier et provoquer tout le peuple marocain dans sa composante musulmane, chrétienne, juive et athée. Ces Faux jetons savent qu’ils ne sont ni les seuls ni les premiers ni les derniers à ne pas jeûner Ramadhan au Maroc et ailleurs. Mais ils ignorent le premier fondement de l’éthique et de la démocratie : respecter les gens dans leurs sentiments religieux. C’est donc un acte politique de subversion annoncé. La preuve, l’écho de cet incident mineur et minable au Mali.
5)- «l’article 222 du Code pénal marocain, qui stipule que "tout individu notoirement connu pour son appartenance à l’Islam qui rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le ramadan est passible de un à six mois d’emprisonnement et d’une amende"». A)- Le code marocain, comme tous les codes des pays islamiques, ne punit pas ceux qui ne font pas Ramadhan. Normal : liberté individuelle garantie ; des malades, des femmes et des vieux ont des raisons de ne pas jeûner. B)- Le code stipule «qui rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public». C’est-à -dire que l’acte est considéré à juste titre comme provocation à tout l’environnement socioculturel. Le législateur a-t-il le droit de promulguer une telle loi ? Une petite comparaison pourrait nus éclairer.
5)- En France, Etat «laïc» par «excellence», le gouvernement actuel a décidé l’ajournement d’épreuves aux examens universitaires parce qu’ils ont coïncidé avec les Pâques juives. Sans chercher les fondements et les buts de cet ajournement, nous le prenons comme respect des sentiments religieux d’une partie des Français aussi minoritaire soit ils. Donc, le gouvernement a contrevenu à la loi de 1905 et à tous les décrets imposant «la laïcité» de l’Etat puisque c’est cet lui-même Etat qui n’a pas «séparé l’Etat du religieux». Alors, si un Etat dont la seule «fierté» est d’être «laïc» s’est vu de son «devoir» de respecter un dogme (qui est justement le jeûne de Pâques) chez sa minorité juive, pourquoi qu’un Etat islamique «laïc» ou «salafiste» ne ferait-il de même pour la grande majorité de son peuple ? La loi marocaine est un peu dure ? Peut-être. La répression ne donne pas les résultats attendus ? Surement. Mais le principe démocratique qui donne «raison» à la la majorité est incontournable, n’est-ce pas ?
6)- «Dans une interview accordée au quotidien français Libération, l’islamologue laïc Abdelwahab Meddeb tire la sonnette d'alarme ...». Cet individu n’a jamais été «islamologue» pour la simple raison qu’il ignore absolument tout de l’Islam ; donc il est loin, très loin, d’être une référence. Nous le connaissons bien et connaissons surtout ses manières de vite retourner son pantalon. Quant au «prédicateur Abdelbari Zemzmi», il n’est rien d’autre que «la voix de son maître» et ne représente nullement l’Islam.
Conclusion : L’article n’est pas aussi objectif qu’il veut le paraître et remet d’une façon ou d’une autre l’islamophobie sur le tapis. Tout à fait d’accord avec Hamza Sadaqa dans son commentaire qui insiste sur la «lutte sociale et martyr de ces "défenseurs de la liberté"», je dirai politique et idéologique plutôt que sociale. Si les «laïcs» ont le droit d’exister et de pratiquer leur «laïcité» au Maroc, au Mali ou ailleurs, les muslimoon, les chrétiens, les juifs et les bouddhistes aussi, au Maroc, au Mali ou ailleurs.
Si la nouvelle constitution représente en soi un progrès démocratique, il me semble regrettable qu'elle se prononce pour une réaffirmation de l'Islam comme religion de l'état plutôt qu'elle acte pour une plus grande dissociation entre le code pénal et le code religieux.
A l'heure ou le Maroc s'ouvre de plus en plus sur le monde, il m'apparaît comme important que celui ci se modernise au niveau des mœurs et l'article 222 du code pénal est totalement à l'opposé de cette logique, bien qu'il s'inscrive dans une optique visant à préserver la culture marocaine dont le Ramadan fait partie.
Mais bien que cette préservation de la culture soit importante pour conserver l'excentricité de notre pays, l'imposition de tels rites religieux et le fait que leur non-respect entraîne une sanction d'ordre pénale n'est en aucun cas le bon chemin à suivre. Nous avons obtenu plus de démocratie, mais nous n'avons pas obtenu plus de liberté de culte.. est il interdit d'être athée dans ce pays?
J'aime mon pays, j'aime le Maroc. Mais chaque année pendant le Ramadan, c'est la galère. Mon père est musulman et il jeune. Mes grands parents sont très pratiquants. Ma mère est athée. J'ai la chance d'avoir des parents qui n'ont jamais cherché à m'imposer quoique ce soit au niveau de la Religion, et donc qui m'ont laissé choisir librement. Mon petit frère a choisi l'Islam et prend plaisir à jeuner, moi, j'ai choisi, et je ne fais pas le Ramadan. Certains d'entre vous trouverons ça honteux, et leur avis m'importe peu car cela révèle un réel manque d'ouverture d'esprit, mais c'est mon choix et c'est un choix que font certains marocains comme moi et qui je pense devrait être respecté, autant par la loi que par la société marocaine.
Votre modernité si elle consiste à renier les eneignements de l'Islam, on n'en veut pas. A ce jour les Arabes ont honte de ce qui devraient être leur plus grande fierté: l'Islam. Et la loi est là pour le rappeler: Si tu ne jeûnes pas, désobéi à Dieu en cachette honteux comme tu devrais l'être. Si on commence à laisser les kouffars se pavaner dans nos rues fiers de braver les interdits, c'est la fin de l'Islam. Ces gens sont des gens méprisables, parce que si ils ne sont pas pratiquants (c'est leur vie tant pis pour eux) ils veulent en plus servir de modèle et s’érigent en martyrs!? Le monde arabe marche sur la tête dès lors qu'il cherche à se prendre pour la France ou je ne sais quel pays occidental
Bonsoir à tous,
Je ne vais pas m'attarder à écrire un long message mais je souhaiterai réagir par rapport un poste qui m'a particulièrement choqué.
Tout d'abord je trouve que c'est un faux débat, on est dans un pays musulman qui a une histoire musulmane et on respecte les lois musulmane, donc pour résumer celui qui ne veut pas jeuner alors qu'il ne jeune pas, c'est son problème, mais qu'il respecte la majorité des musulmans, "la liberté des uns s'arrête la où la liberté des autres commencent", c'est pas parce qu'on parle de mondialisation, de liberté ou de je ne sais quoi qu'on peut se permettre de tous faire, et svp revoyer vos idéologie, car une vrai démocratie n'existe pas et n'existera jamais, que ça soit en France, au USA ou je ne sais où, les personnes qui croient vivre dans une société démocratique, ils se trompent lourdement car ils sont esclaves sont même se rendre compte, enfin bref j'ai bien dit que je ne voulais pas m'attarder sinon je vais rester des heures à écrire un poste qui peut être ne sera même pas lu.
Mais pour revenir sur le poste de "adam salem", stp mon ami ne parle pas des chose dont tu ne connais rien.
de un, il y a 5 piliers et non quatre, pour qu'on soit clair.
et lorsque tu parle de madhab, est ce que tu sais c est quoi un madhab, un madhab n est pas un courant mon ami mais tout simplement des petites différences entre différents grand imams mais sur le fond ils sont tous d'accord, et je t invite à lire les quatre madhabe et tu comprendra de quoi je parle, à chaque fois on ressort ces excuses de madhab alors qu'ils n ont pas lieu d'être. En plus en tant que musulman je n ai jamais su qu'un pays privilégie la prière au jeunes ou le contraire, "allahouma inna hada mounkar", comment peux tu dire ça, ne pas connaitre l'islam c'est ton problème mais dire des choses fausses je ne peux le tolérer.
il y'a une différence fondamental entre pratique de l'islam et la culture lié à un pays, faut savoir qu'énormément de choses fausses ont été introduite et c'est pas parce que les gens pratiquent ces dernières qu'ils ont raison. L'Islam c'est simple:
1- la chahada
2- la prière
3- le jeune du mois sacré de Ramadan
4- la zakat
5- le Haj man ista3a ilayhi sabila.
quiconque présume qu'un pilier de ces cinq n est pas important est kafir et basta. ne pas pratiquer est une chose, et un non pratiquant n est pas forcément non musulman (même s'il y a une différence entre les oulama par rapport à la non pratique), mais quelqu un qui pense qu'un de ces pilier n'est pas important il a tout simplement renié l'islam et il est considéré comme mourtad.
Sur ce, j'espère vraiment que plus tard avant de poster des sottises essayer d'abord de s'assurer que c'est vrai et le Maroc est un pays musulman (britou woulla krehtou) et ceci implique le respect des lois.
La ilaha illa allah
Mohamdoune 3abdouhou wa rasoulouh
alors pour commencer je suis convertit a l'islam hamdullah mais ce qui me choque que je trouve cretin pour commencer c'est le panneau et la loi la : on peut donner a manger a des non musulmans et quelqu'un qui n'est pas notoirement connu pour etre musulman peut manger mdrrr c'est cretin au possible cette loi marocaine car un francais de type européen convertit a l'islam pourra manger sans probleme (et peut etre il pratiquera mieu les pillers que un musulman de naissance) alors qu'un marocain juif par exemple on pourra penser qu'il est musulman a premiere vue et lui pourra etre condamné par la loi et un musulman de naissance qui devient kouffir ou change de religion ne devrait pas etre dérangé par cette loi. Donc moi je serai pour on est en terre d'islam personne ne mange pendant le ramadan dans la journée en public point ca serait beaucoup plus simple.
salam