mis à jour le

Croissance économique inclusive : Le Burkina et le FMI se penchent sur les meilleures voies à suivre

Le ministère de l'économie et des finances du Burkina a organisé en partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI) une conférence des parties prenantes le 07 mai 2013 à Ouagadougou sous le thème « promouvoir une croissance inclusive au Burkina Faso : quelles voies à suivre ? »

Placée sous le haut patronage du Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, la conférence avait pour but d'initier l'examen et la discussion entre les autorités burkinabè et les autres parties prenantes sur les principales réalisations effectuées au titre des programmes du pays appuyé par le FMI d'une part, et les priorités d'un potentiel futur engagement dans un programme successeur d'autre part.

Ainsi donc, au cours de la journée du 07 mai, les participants composés des PTF (partenaires techniques et financiers), de représentants de la société civile et de l'administration publique ainsi des experts, communicateurs, panélistes et autres modérateurs ont examiné le thème à travers quatre sessions. Il s'agit de :
- l'état des performances du Burkina dans les programmes appuyés par le FMI depuis 2000, au moyen de la présentation d'une analyse indépendante menée par le FMI. Elle vise à apprécier la valeur des réalisations effectuées et à ouvrir un dialogue sur l'opportunité de ces réalisations ;
- l'évaluation de la mise en ½uvre de la SCADD et des OMD ;
- les obstacles à une croissance soutenue et plus inclusive ;
- les politiques macroéconomiques nécessaires pour obtenir une croissance plus inclusive.

De ce fait, ils ont d'abord procédé à la définition des grands axes stratégiques en matière de politique économique. Toute chose qui a permis de nourrir les réflexions quant au contenu d'un potentiel programme successeur du gouvernement burkinabè soutenu par le FMI.

A noter que les secteurs potentiels à même de soutenir une croissance plus inclusive pour le Burkina sont l'agriculture et les mines, ont estimé les participants à cette conférence des parties prenantes.

Des conclusions très attendues par le gouvernement

Présidant la cérémonie d'ouverture, le premier ministre a rassuré les participants en ces termes : « les conclusions de vos travaux sont très attendues pour une exploitation judicieuse dans le cadre du futur programme à mettre en place avec le FMI ». Mieux, le président du Faso « fait de la croissance inclusive le point central de toutes les actions à mener dans le cadre de la mise en ½uvre des programmes de développement du Burkina Faso et qui attend avec beaucoup d'intérêt les conclusions qui sortiront de cette rencontre importante », soutient Luc Adolphe Tiao.

C'est donc dire que ce thème vient à propos puisque le gouvernement dans sa démarche d'un développement économique et social durable voudrait que la croissance recherchée soit partagée et inclusive pour assurer sa durabilité. Aussi, toute problématique est-elle d'identifier les vraies obstacles, et d'y trouver les remèdes appropriés pour assurer une croissance soutenue et inclusive dont les effets sont effectivement ressentis par les populations, surtout les plus démunies. C'est pourquoi, le chef du gouvernement a salué à sa juste valeur l'initiative de cette conférence des parties prenantes qui permettra d'évaluer les performances du Burkina Faso dans les programmes soutenus par le fonds depuis 2000. Les principales réalisations ainsi que les échecs enregistrés ont également été examinées et discuter par les experts. Avec à la clé : des partages d'expériences ; des critiques constructives à même de permettre d'atteindre les objectifs souhaités par le FMI dans prochains programmes.

Discussion approfondie sur des thèmes macroéconomiques

Faut-il le rappeler, cette conférence visait à sensibiliser le public et susciter une discussion approfondie sur des thèmes macroéconomiques et les politiques publiques. Elle visait également à informer sur l'engagement des programmes économiques du Burkina Faso appuyés par le FMI et à renforcer l'appropriation et l'engagement des parties prenantes pour un programme successeur qui pourrait appuyer les mesures clés visant à promouvoir une croissance profitable à tous.

La communication introductive était assurée par le directeur adjoint de département Afrique du FMI, Michael Atingo Ego. Elle a porté sur la stratégie du FMI visant à adopter ses politiques, ses instruments ainsi que sa collaboration avec les 188 pays membres afin que ceux-ci parviennent à assurer une croissance inclusive.

Moussa Diallo

Lefaso.net

Le Faso

Ses derniers articles: Tirage au sort des barrages de la coupe du monde 2014 :  Paroisse de Bissighin : les élèves et étudiants  Coupe OAPI : ONEA en dames et SONABHY en hommes 

croissance

Money money money

Pourquoi la croissance est au plus bas depuis 20 ans en Afrique subsaharienne

Pourquoi la croissance est au plus bas depuis 20 ans en Afrique subsaharienne

AFP

La banque mobile, nouveau grigri de la croissance en Afrique

La banque mobile, nouveau grigri de la croissance en Afrique

AFP

Ghana: le président Mahama promet une forte croissance et des emplois

Ghana: le président Mahama promet une forte croissance et des emplois

économique

AFP

Cameroun: Lagarde et Sapin

Cameroun: Lagarde et Sapin

AFP

RDC: l'empire économique de la famille Kabila lui rapporte une fortune

RDC: l'empire économique de la famille Kabila lui rapporte une fortune

AFP

Nigeria: le pays s'enfonce dans la crise économique

Nigeria: le pays s'enfonce dans la crise économique

Burkina

AFP

Religieuse colombienne enlevée: recherches au Mali et au Burkina

Religieuse colombienne enlevée: recherches au Mali et au Burkina

AFP

CAN: Burkina Faso et Egypte se neutralisent 1-1 et vont en prolongation en demi-finales

CAN: Burkina Faso et Egypte se neutralisent 1-1 et vont en prolongation en demi-finales

AFP

CAN: le Burkina en terrain quasi-conquis face

CAN: le Burkina en terrain quasi-conquis face