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Budgetisation sensible au genre : Des engagements plus accrus souhaités

Le Ministère de l'Economie et des Finances, en partenariat avec Onu-Femmes, a organisé, hier, un atelier national de restitution des conclusions de la Conférence internationale sur la Budgétisation sensible au Genre, tenue à Marrakech, au Maroc, les 9 et 10 novembre 2012, à laquelle une importante délégation sénégalaise a pris part. Au-delà, Marie Pierre Raky Chaupin, Coordonatrice des programmes d'Onu-Femmes pour le Sénégal, a souhaité une augmentation de cet engagement qui se traduira par la production d'outils et des réformes du système de finances publiques.

L' atelier de partage d'hier était une opportunité pour la Coordonatrice des programmes d'Onu-Femmes» de rassembler les acteurs pour discuter des mesures que le Sénégal pourrait prendre pour une meilleure prise en compte du genre dans les budgets et la planification, avec l'objectif ultime d'améliorer le financement de l'égalité des sexes. A cet effet, elle a noté vouloir voir «augmenté le volume des investissements en faveur des femmes et améliorer ainsi leurs conditions de vie, dans les deux domaines-pilotes de l'Environnement, de l'Hydraulique et de l'Assainissement».

Marie Pierre Raky Chaupin a, par la suite, noté que le ministère de l'économie et des finances était déjà engagé dans la budgétisation et planification, mais a réclamé plus d'engagements. «Nous savons que le Ministère de l'économie et des finances est déjà engagé dans ce processus, depuis 2008, avec la mise en ½uvre du premier programme d'UniFem sur la budgétisation sensible au genre. Nous souhaitons une augmentation de cet engagement qui, au-delà de la lettre circulaire pour la prise en compte du genre dans le cadrage budgétaire, se traduira par la production d'outils et des réformes du système de finances publiques», a-t-elle dit.

Le Directeur du Plan, Babacar Mbaye, s'est voulu rassurant, quant à ces aspects évoqués par Mme Chaupin et a annoncé des mesures plus accrues. «Il s'agira d'aller plus loin, en couvrant les phases de planification, de programmation, de budgétisation et en se dotant de mécanismes de suivi et d'évaluation propices à rendre compte des progrès, mais aussi, des blocages, afin de pouvoir trouver des alternatives heureuses», a-t-il précisé.

Ce programme est financé a hauteur de 315 millions de francs CFA, et sera d'une durée de trois ans.

Mamadou DIOUF
REWMI QUOTIDIEN

Rewmi

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