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Forte augmentation du budget de fonctionnement

Les dépenses sans cesse croissantes de l'Etat pèsent sur les équilibres du Trésor public. Les dépenses de fonctionnement, qui ont fortement augmenté en raison des hausses des salaires, grèvent ainsi le budget de l'Etat. Résultat : le déficit du Trésor représente aujourd'hui 21%, selon les chiffres publiés hier par l'APS. En termes plus clairs, le déficit du Trésor a atteint 44 milliards de dollars en 2012. Une tendance qui semble se poursuivre en 2013, puisque le solde du Trésor affichait, à fin février, un déficit de 91 milliards de dinars. Il est vrai que ce déficit du Trésor résulte d'écritures comptables vu qu'il représente l'écart entre les recettes budgétaires recouvrées - hors recettes du Fonds de régulation des recettes (FRR) lesquelles ont augmenté de 11% par rapport à l'année 2011 - et les dépenses réelles en hausse de 22%. Toutefois le creusement du déficit par rapport à l'exercice précédent reflète le poids des dépenses de fonctionnement sur le budget de l'Etat. Le déficit a augmenté de plus de 60% entre 2010 et 2011 et de 33% entre 2011 et 2012, accompagnant à chaque fois des augmentations de salaires et le versement des rappels au profit des travailleurs du secteur public. D'ailleurs, 70% des dépenses sont consacrées au fonctionnement. Certes, les pouvoirs publics peuvent aujourd'hui compter sur les décaissements du FRR alimentés par une partie de la fiscalité pétrolière pour éponger les déficits. Cependant, par leur nature incompressible, l'importance des dépenses de fonctionnement pose avec acuité la nécessité d'un modèle de croissance à même de permettre un budget soutenable. Échec du programme d'investissements publics Certes, un programme d'investissements publics a été lancé depuis plus d'une dizaine d'années afin de stimuler la croissance. Cependant, les résultats peuvent être considérés comme médiocres. Si du côté du ministère des Finances, on préfère mettre en avant l'impact du programme sur la réduction du chômage, les résultats en termes de croissance laissent à désirer. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon l'APS, «la croissance économique au sein des pays exportateurs de pétrole, excepté le Qatar dont les niveaux de croissance dépassaient les 10%, a été de 5,8% entre 2000 et 2006, celle de l'Algérie ayant atteint 4,1%». Pis encore, le poids de la valeur ajoutée du secteur de l'énergie dans le PIB nominal est de 30-40%, tandis que le taux de croissance moyen du PIB depuis 2006 s'établit à 3,5%. Autres chiffres, autre constat : les deux programmes quinquennaux d'investissements publics 2005-2009 et 2009-2013 ont été dotés de 386 milliards de dollars. Or, seuls 220 milliards de dollars ont été réellement décaissés à ce jour, soit un taux moyen de réalisation de seulement 60%. La raison invoquée est relative à «la faiblesse des capacités de réalisation aussi bien internes qu'externes du secteur du BTPH notamment». Autrement dit, les investissements publics lancés depuis 2004, dont le coût dépasse le PIB annuel de l'Algérie en 2012 ou encore le cumul des réserves de change, n'ont pas permis de créer des capacités de réalisation locales suffisantes ni des relais de croissance réelle. Bref, l'argent dépensé au cours de cette dernière décade aura surtout permis d'alimenter des importations augmentant crescendo et à financer les subventions et les augmentations salariales, histoire de s'acheter la paix sociale et une certaine «légitimité».  

El Watan

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