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«Nous exigeons le bulletin de santé du Président»

Le président du parti Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne, pense que la maladie du président Bouteflika pourrait être beaucoup plus grave que ce qui a été annoncé officiellement. «On dit qu'il (Bouteflika, ndlr) a un AVC. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement. Mais je pense que son état de santé est beaucoup plus grave. Il est peut-être atteint de l'alzheimer», a-t-il lancé lors d'une conférence de presse animée, hier à Alger. «En tant qu'homme politique qui a participé à deux élections présidentielles, j'ai le droit de me poser cette question. J'ai aussi le droit de douter de la version officielle sur l'état de santé du chef de l'Etat. Chaque candidat à la présidentielle est tenu de présenter des certificats médicaux et non pas un seul. Bouteflika était déjà malade en 2005. Qui sont ces médecins qui lui ont délivré ses certificats médicaux ? Quelle est l'autorité qui les a validés ?», demande-t-il. Le leader de Ahd 54 réitère, dans ce sens, sa demande d'une transparence sur la santé du Président. «Il faut une source crédible pour nous renseigner sur l'état de santé de Bouteflika. Nous exigeons son bulletin de santé», affirme-t-il. Ce faisant, l'orateur critique la politique nationale de santé. «Les responsables sont systématiquement évacués au Val-de-Grâce et le citoyen est abandonné en Algérie. Les cancéreux n'ont même pas accès aux soins. Pourtant ce ne sont pas les moyens qui manquent. Nous avons suffisamment de moyens humain et matériel pour construire et gérer 20 hôpitaux comme le Val-de-Grâce», déclare-t-il en dénonçant un système de santé à deux vitesses. Dans la foulée, Ali Fawzi Rebaïne revient sur la contestation sociale, en particulier dans le secteur de la santé. Selon lui, s'il y a un mécontentement permanent des médecins et des paramédicaux, c'est que leurs problèmes ne sont pas pris en charge. «Le secteur de la santé vit une véritable crise. Le ministère de la Santé ne prend pas en charge les doléances des médecins, dont les revendications sont légitimes», déplore-t-il. Abordant la problématique du chômage, il affirme que la solution est la création des emplois durables qui produisent une valeur ajoutée. «Ce n'est pas la police qui va endiguer le chômage en Algérie. Il faut créer des entreprises économiques», explique-t-il. Ainsi, estime-t-il, la priorité doit être accordée au règlement des problèmes sociaux des Algériens. «La révision de la Constitution peut attendre. Ce n'est pas une priorité. A-t-on besoin de la réviser en ce moment ?»               

El Watan

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