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Le communiqué ambigu de la présidence

La Présidence rompt le silence au sujet de la maladie de Abdelaziz Bouteflika. Elle a assuré, dans un communiqué famélique et vague diffusé hier, que la santé du chef de l'Etat «s'est nettement améliorée». Cependant, il doit observer «une période normale de repos prescrit par ses médecins», ajoute la même source.   Le communiqué de la Présidence n'en dit pas plus. Onze jours après son admission à l'hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce, officiellement pour un «accident ischémique transitoire», c'est la première fois que la Présidence se prononce sur la maladie de son locataire. Mais sans apporter la moindre réponse convaincante à toutes les questions que soulève l'opinion publique nationale. A commencer par le lieu où se «repose» actuellement Abdelaziz Bouteflika. Est-il encore en soins «exploratoires» au Val-de-Grâce ou bien l'a-t-il quitté pour une autre résidence ? Mystère. A en croire la chaîne de télévision France 24 qui cite la standardiste du Val-de-Grâce, Abdelaziz Bouteflika aurait «quitté» l'hôpital militaire parisien. «Il n'est plus chez nous», aurait-elle indiqué au journaliste de France 24. De même que la présidence de la République ne donne aucune précision quant à la durée de la convalescence que devrait observer le Président. Et pendant ce temps, qui gère les affaires de l'Etat ? Nul doute que son absence prolongée impactera le fonctionnement des institutions de l'Etat au regard des larges pouvoirs que concentre le chef de l'Etat. Ainsi donc, le flou qui entoure la maladie du Président et la gestion de son hospitalisation n'est pas levé. Depuis son hospitalisation le 27 avril dernier, des acteurs de la scène politique nationale, les médias et les citoyens, via les réseaux sociaux, ne cessent de réclamer la transparence dans la gestion de la maladie du Président. Mieux encore, certains exigent expressément la publication d'un bulletin de santé quotidien ; d'autres s'interrogent sur la véracité du diagnostic et les complications qui auraient pu survenir après son transfert au Val-de-Grâce. Les Algériens étaient pourtant rassurés, par la voix du cardiologue personnel du Président, le professeur Bougherbal, que Bouteflika, âgé de 76 ans, allait rentrer «dans quelques jours... au plus tard dans sept». Le délai passé, les rumeurs ont repris de plus belle, soupçonnant même la possibilité d'une maladie encore plus «grave». En somme, le communiqué de la présidence sent trop fort le souci de mettre fin aux spéculations qui se font de plus en plus insistantes - à juste titre - sur l'état de santé du président de la République. En l'examinant de près, ce communiqué, finalement, inquiète plus qu'il ne rassure. Revenu au pouvoir en 1999, Abdelaziz Bouteflika s'est fait opérer dans le même hôpital parisien «d'un ulcère hémorragique au niveau de l'estomac» en 2005. Une «lourde» opération qui l'a contraint à des absences régulières. Depuis sa réélection pour un troisième mandat en avril 2009, Bouteflika se faisait de plus en plus rare sur la scène politique. Sa dernière apparition remonte exactement, jour pour jour, à une année, lors d'un discours prononcé à Sétif. Un discours où il avait déclaré que sa génération avait «passé l'âge»...

El Watan

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