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Sidi Ifni : L’Intérieur dément l’AMDH

Le ministère de l’Intérieur a affirmé que les services de sécurité n’ont procédé, lors de leur intervention à Sidi Ifni, à aucune perquisition aux domiciles, ni à des jets de pierre et n’ont endommagé aucun bien privé, estimant que le contenu du rapport de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), accusant les forces de sécurité d’avoir proféré des propos indécents, relève de “pures allégations visant à provoquer la population et à gagner sa sympathie”.

Dans un communiqué dont copie est parvenue dimanche à la MAP, le ministère a noté que l’AMDH “est revenue à la charge pour lancer des accusations gratuites à l’encontre des services de sécurité dans un rapport de sa section de Sidi Ifni, datant du 4 mai 2013, sur fond des récents actes de vandalisme qu’a connus cette ville, lequel rapport contient plusieurs “informations erronées”.

Le ministère a dénoncé “la méthode de manipulation, adoptée à maintes reprises par l’AMDH, dans la publication de ses rapports partiaux et éloignés de la vérité et des principes de rigueur, d’impartialité et de responsabilité qui caractérisent toute action dans le domaine des droits de l’Homme”.

Le ministère s’étonne de “l’acharnement constant de l’Association contre les services de sécurité qu’elle accuse systématiquement de commettre des actes ignobles lors de leurs interventions pour le maintien de l’ordre public, omettant que ces services ont pour mission fondamentale de garantir la primauté de la loi et de préserver la vie et les biens des citoyens, conformément aux procédures en vigueur”.

“Le rapport prétend que les autorités locales n’ont pas ouvert de dialogue avec les manifestants ayant organisé des sit-in pour revendiquer le droit au travail. Il s’agit, en effet, d’une allégation dénuée de tout fondement, puisque les autorités locales, en la personne du pacha de Sidi Ifni, invitaient constamment les personnes concernées au dialogue en vue d’examiner leurs revendications et trouver des solutions raisonnables et applicables”, souligne le communiqué, en réponse aux allégations contenues dans le rapport de l’Association.

Or, ajoute la même source, “les manifestants revendiquaient l’intégration directe dans la fonction publique ou demandaient encore à bénéficier des cartes de l’Entraide nationale, de même qu’ils procédaient à l’organisation de sit-in de protestation devant le siège de la Préfecture et au niveau de certains quartiers de la ville.

Le communiqué rappelle le déroulement des faits qui remontent au 29 avril 2013, “lorsqu’un groupe de jeunes avait perturbé la circulation sur la route nationale reliant Sidi Ifni à Guelmim en dressant des barricades et pierres et en brûlant des pneus. Ils s’étaient attaqué ensuite à coups de pierres aux forces de l’ordre”.

Après avoir avisé le parquet général et adressé les avertissements aux personnes concernées, les forces de l’ordre sont intervenues, le 30 avril, pour dégager la route et rétablir la circulation, poursuit la même source, précisant que lors de cette opération, les jeunes en question n’ont pas cessé de jeter des pierres en direction des élément des forces de l’ordre blessant quatre d’entre eux.

Sur ordre du parquet général, ajoute le communiqué, un des suspect a été arrêté le 1er mai et placé en garde à vue. Le lendemain, des personnes ont tenu un rassemblement non-autorisé devant le siège du district provincial de police de Sidi Ifni, réclamant la libération de cet individu et entravant ainsi la circulation sur la voie publique. Elles se sont ensuite attaquées à coups de pierres aux éléments des forces de l’ordre, ce qui a poussé ces derniers à intervenir pour dégager la voie et disperser les manifestations.

“Huit éléments des forces de l’ordre ont été blessés dont certains grièvement, tandis que cinq véhicules en relevant ont été fortement endommagés”, selon la même source.

Contrairement aux allégations contenues dans le rapport, aucun manifestant n’a été blessé, assure le communiqué, faisant savoir qu’”un mineur a été placé sous contrôle judiciaire, conformément aux instructions du parquet général”.

LNT