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Housséini A. Guindo dit Poulo en précampane à Yamoussoukoro : « Seuls 130 000 des 4 millions de Maliens de Côte d’Ivoire ont été enrôlés par le RAVEC »

Non seulement, il insiste sur la nécessité d’organiser au moins le premier tour de la prochaine élection présidentielle durant le mois de juillet, mais aussi il ne manque pas d’occasion pour souligner les insuffisances du recensement administratif à vocation d’état-civil (RAVEC) surtout en Côte d’Ivoire où l’électorat malien est très important. Le président de la Convergence pour le développement du Mali (CODEM), a au cours du meeting qu’il a animé le vendredi 3 mai à Yamoussoukro, souligné  que l’enrôlement fait en Côte d’Ivoire ne s’est étendu que sur un mois, empêchant des milliers de Maliens de se faire recenser.

Housséini Amion Guindo dit Poulo

Ils étaient nombreux, les Maliens vivant à Yamoussoukro à prendre d’assaut la place du meeting dans le quartier Dioulabougou. Une des rues de la capitale politique ivoirienne a servi de cadre à cette rencontre d’information et de sensibilisation des Maliens résidant dans cette ville. La cité de Yamoussoukro et ses environs abritent une forte concentration de Maliens résidant en Côte d’Ivoire, (Dogons, Bozos, Peuls Bambaras, Kassonkés, Malinkés, Sonraïs, etc.)

Dans son intervention, Housséini Amion Guindo s’est voulu un symbole du changement auquel le peuple malien aspire depuis plusieurs années. Il a fait un bref rappel du contexte de la crise que vit le Mali, avant d’exprimer son optimisme. Nous pouvons dire que la grande crise est derrière nous. Aujourd’hui, les Maliens sont surtout tournés vers l’avenir. Lequel passera par des élections crédibles, qui se tiendront dans deux ou trois mois. Tant qu’on ne va pas à ces élections, on n’aura pas le coup d’Etat derrière nous. La double crise sécuritaire et institutionnelle est en passe d’être réglée. Nous tenons à ces élections en juillet car la meilleure façon de sortir de la crise est d’aller aux urnes pour élire des dirigeants dotés d’une légitimité suffisante pour parachever le retour du Mali dans le concert des nations démocratiques. Nous ne voulons pas qu’une attitude dilatoire vienne pousser le gouvernement ou les acteurs politiques à reporter ces élections. Nous tenons à ce que ces élections aient lieu en juillet. Pas forcément le 7, mais en juillet pour le premier tour. Je le répète,  la CODEM insiste pour que les élections se déroulent en juillet. C’est très important pour le peuple malien », a-t-il souligné.

A propos de la préparation des élections, il a déploré le temps très court d’un mois pendant lequel s’est fait le recensement. Ce qui a fait que de nombreux Maliens de Yamoussoukro et d’autres villes de la Côte d’Ivoire n’ont pu être enrôlés.  » Seuls 130 000 sur 4 millions de Maliens de Côte d’Ivoire ont été enrôlés par le RAVEC. C’est très insuffisant. C’est pourquoi, nous demandons aux autorités de revoir cette situation... « , a-t-il martelé.

 Il a aussi dénoncé les difficultés des Maliens à avoir leurs cartes nationales d’identité.

Le leader du parti de la quenouille a déploré le cas des 600 000 Maliens de la Côte d’Ivoire qui ne pourront pas voter ; alors que les prochaines élections, scrutins de sortie de crise doivent être marquées par un fort taux de participation. Il n’a pas manqué de remercier vivement les autorités ivoiriennes pour leur forte implication dans la résolution en cours de la crise malienne. Il a rendu un hommage spécial au président Alassane Dramane Ouattara pour tout ce qu’il continue de faire en tant que président en exercice de la CEDEAO mais aussi et surtout en tant que président d’un pays ami et frère du Mali.

Avant l’intervention du président de la CODEM, le représentant des PUR, Mamadou Diarra, le président du parti COREAM, une formation politique alliée à la CODEM, Bamba Gagny Kiabou, avait présenté son parti aux populations en mettant l’accent sur le projet de société de ce parti lilliputien, qui s’était, avant le coup d’Etat, allié à l’Urd de Soumaïla Cissé, mais qui vient de se faire tracter  par la CODEM.

 D’autres intervenants tels le président des jeunes de la CODEM, Moussa Kanta, la présidente des femmes, Mme Aminata Gologo et d’autres orateurs ont souligné la nécessité d’opérer un changement dans la gouvernance au Mali. Ils ont insisté sur l’importance de la mobilisation de la diaspora en général et des Maliens de Côte d’Ivoire en particulier pour apporter ce changement. Les populations ont été invitées par les uns et les autres à se lever pour aller voter le jour du scrutin afin de faire de Poulo le futur président de la République du Mali. Rappelons que la tournée du leader du parti de la quenouille en République de Côte d’Ivoire s’est achevée dans la capitale économique du pays de Nana Houphouët Boigny. Il faut rappeler que Poulo et sa délégation, qui ont quitté Bamako, le mardi 29 avril, ont séjourné à Sikasso avant de mettre le cap le lendemain sur Kadiolo où le leader de la CODEM a inauguré une école dans le village de Soroblé, dans la commune rurale de Loulouni.

Il faut préciser que tous les meetings tenus sur le territoire ivoirien (Bouaké, Yamoussoukro et Abidjan) ont été suivis de la visite aux notabilités et aux autorités consulaires du Mali dans les différentes villes où réside une forte communauté de Maliens. Comme on le voit, la grande concentration de la diaspora malienne en Côte d’Ivoire fait l’objet de toutes les attentions des leaders politiques maliens (récent passage ici de Soumaïla Cissé, Modibo Sidibé, Poulo, qui est bien connu au pays d’Houphouët Boigny pour y avoir souvent passé ses vacances, compte convaincre cet important vivier électoral.

     Bruno D SEGBEDJI

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