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La BEA aux prises avec un faussaire

La plus grande banque du pays pâtirait actuellement des méfaits d'un faussaire. La semaine dernière, la rédaction d'El Watan recevait un courrier paraphé, portant la griffe et le cachet du président-directeur général de la Banque extérieure d'Algérie, demandant aux différentes agences du réseau de la banque de suspendre les nouvelles mesures gouvernementales concernant la facilitation des procédures d'ouverture de comptes au niveau de la banque, ainsi que le gel immédiat de tout octroi de crédit dans le cadre des dispositifs gouvernementaux de soutien à l'emploi (Ansej, CNAC et Angem). Bien que motivée par le strict respect de l'orthodoxie financière, bien connue de l'actuel PDG de la banque, il s'avère que la correspondance en question est un faux, le démenti de la banque faisant foi. Des sources de la BEA confirment ainsi qu'une enquête est en cours pour déterminer l'identité du faussaire ainsi que ses motivations, bien que celles-ci n'hésitent pas à prétendre que l'objectif est de nuire à la BEA. Nos sources affirment que le faussaire a pu falsifier des correspondances et produire des faux en scannant le paraphe du PDG de la BEA ainsi que ceux de deux directeurs de la banque. Il est donc clair que le faussaire, dont l'identité est encore inconnue, a eu accès à des correspondances officielles. Bien que la banque de Sonatrach ait pris soin de ne point communiquer de manière officielle sur l'affaire alors que le faussaire sévit depuis quelques semaines déjà, celle-ci a, cette fois, été contrainte de porter l'affaire à la connaissance du public. On nous explique ainsi que c'est le fait que le faussaire se soit attaqué à la personne du premier responsable de la banque qui aurait nécessité une réaction officielle. L'on serait aussi tenté de penser que ce soit le sujet  de la correspondance qui ait fait bouger les responsables de la banque, car on lui imputait la décision de suspendre l'application des instructions du Premier ministre !