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L’OPERATEUR ECONOMIQUE AMETH FALL BRAYA SUR LA BAISSE DES PRIX : «Le gouvernement est sur un terrain glissant»

L'opérateur économique Ahmet Fall Braya a dit toute son inquiétude sur la baisse du prix des denrées de première nécessité, surtout, du riz et du sucre, annoncée par le gouvernement. Il est d'avis que le rédime a tout bonnement ignoré les principes de la loi du marché, s'engageant, ainsi, sur un terrain glissant.


«Ils sont en train de rentrer dans un terrain très glissant. Ce qu'il faut dire avec certitude, c'est que le gouvernement est dans une situation délicate. Ils ont rencontré des groupements qui n'y connaissent rien, en matière de prix. Ils ont signé des protocoles entre eux. Ces personnes ont berné le gouvernement. Nous sommes dans un monde ouvert. Aujourd'hui, il y a dix variétés de riz. Quant le prix final ne dépend que du prix de revient, il est dangereux de promettre de diminuer», a précisé Ahmet Fall Braya, lors d'un point de presse, à Saint-Louis. Cassant du sucre sur le dos du gouvernement, il poursuivra : «il y a le riz qui coûte moins chère. Mais, problème car, comment comprendre qu'il y a du riz importé moins cher que le riz local ? Tout simplement, parce qu'il y a les intrants qui entrent dans la production et qui sont onéreux pour les producteurs. Pour faire fonctionner la production, il faut une bonne irrigation et la seule condition d'y arriver, c'est de diminuer le prix du gasoil. Si le baril coûte 108 ou 109 dollars, on doit baisser au niveau local. En 2008, le baril valait 147 dollars. A mon avis, il ne peut y avoir de diminution, tant que le prix du gasoil ne diminue pas. En 2013, le baril coûte 108 dollars et le coût du gasoil est à 792 francs, à la pompe. Alors qu'il doit y avoir des variations sur le coût du baril de pétrole. Le gouvernement est complètement passé à coté, les véritables acteurs ayant été laissés en rade».
Cette thèse est aussi valable pour le sucre, produit localement, avec une mévente de plus de 42.000 tonnes. «Pour le sucre, l'usine qui le produit, depuis plus de trente ans, à mon avis, a fini d'amortir ses investissements et devrait accompagner l'Etat dans la diminution des coûts. Dans les zones frontalières au sud ou au nord du pays, les populations ne consomment que du sucre Gambien ou Mauritanien, moins cher. Le coût mondial du sucre, amené à Dakar, peut être à 472 francs. Pourquoi protéger les industriels qui n'ont pas joué le jeu. Quant on est dans un pays, on peut gagner, mais aussi, on peut l'accompagner. L'Etat doit accompagner les populations et non les industriels» clame-t-il.
Selon l'opérateur économique, le retour des sénégalais vers les autres denrées plus accessibles venues des autres pays explique la mévente dans notre pays. « Il y a un stock de mévente de 42.000 tonne, il fallait si attendre car, on ne peut pas obliger les sénégalais à acheter du sucre. Il faut les aider car, la vie est très difficile. Le kilogramme coûte 450 francs en Mauritanie. Protéger une usine et sacrifier la population, c'est ce qui est en train, de se faire. L'Etat dit qu'il va homologuer les prix, les prix homologués ont un délai. Cela a été une erreur de promettre la diminution des prix, sans maitriser les données. Comme on ne produit pas, le prix de vente dépend du prix d'achat. Il faut avoir le courage de dire la vérité. La protection du riz local doit être accompagnée par le gouvernement Sénégalais. Il y a, certes eu des efforts, mais l'heure de la vérité a sonné pour le gouvernement. En matière de commerce, d'économie, il faut s'ouvrir», a-t-il conclu.
Ousseynou Diop
REWMI QUOTIDIEN

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