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Centrafrique: l'armée centrafricaine en exil invitée à "revenir au pays"

Le général Jean-Pierre Dollé-Waya, chef d'état major des armées en Centrafrique, a appelé les éléments de l'ancienne armée régulière qui ont fui depuis la prise du pouvoir par la rébellion Séléka le 24 mars, à regagner leur pays, dans un entretien avec l'AFP dimanche.

"Il va falloir que les éléments de nos forces de défense et de sécurité ne craignent rien pour leur sécurité et leur protection, qu'ils prennent leur courage et qu'ils reviennent (...) je vais garantir leur sécurité", a déclaré le chef d'état-major des armées.

Après la prise de Bangui, une grande partie de l'armée mise en déroute par les rebelles du Séléka, avait fui la Centrafrique ou abandonné l'uniforme pour se fondre parmi les civils, craignant les représailles des nouveaux maîtres du pays.

"Je les comprends, et je sais que moi même si je n'avais pas le courage d'un général, je ne reviendrais pas (...) Mais j'ai pris mon courage en tant qu'officier, en tant que général pour revenir au pays", a ajouté cet officier supérieur du régime du président déchu François Bozizé, nommé à la tête de l'armée par le nouveau chef de l'Etat Michel Djotodia.

Le général Dollé-Waya, sous-chef d'état major sous Bozizé, a notamment mené des opérations conjointes avec l'armée tchadienne contre le Front populaire pour le rassemblement (FPR), la rébellion tchadienne du général Abdel Kader Baba Laddé, en janvier 2012

Peu avant la chute du régime Bozizé, il avait quitté sa résidence au sud de Bangui, pour se réfugier dans sa région natale, la Lobaye, dans le sud du pays.

M. Dollé-Waya a affirmé que le président Djotodia avait "réuni tous les chefs de la Séléka et le staff de l'état-major" pendant 48 heures pour faire le point sur la situation sécuritaire dans le pays.

"J'en ai déduit vraiment une très bonne volonté. Et j'ai vu que les éléments de la Séléka ont également une bonne volonté pour que la sécurité et la paix reviennent dans ce pays", a déclaré le général.

Fin mars, Michel Djotodia s'était adressé aux anciens dignitaires du régime de François Bozizé, lançant "un appel patriotique et fraternel à tous ceux qui ont pris le chemin de l'exil de revenir au pays. Il n'y aura pas de chasse aux sorcières car nous devons ériger la tolérance, le pardon et le dialogue en méthode de gestion des affaires de l'Etat".

Depuis la chute de Bozizé, deux autres officiers supérieurs de l'armée centafricaine, les lieutenants-colonels Guy Arnold et Thomas Tchimangoa, ont été nommés à des hauts postes de commandement militaire.

AFP

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