mis à jour le

AMAP : LE DISTRIBUTEUR ADAMA TRAORE N’EST PLUS

Adama Traoré, « Damus » pour tous, était l'un des plus anciens distributeurs de journaux de l'Agence malienne de presse et de publicité. La mort vient de l'arracher à l'affection des siens, de la grande famille de la presse et des abonnés du quotidien national l'Essor à qui il apportait régulièrement leur journal.

En effet, Adama Traoré est décédé brutalement mercredi dernier. C'est devant le petit écran où il suivait le match de demi-finale de la Ligue des champions entre le Bayern de Munich et le Barça que Adama Traoré a été foudroyé par une crise cardiaque. Transporté à l'hôpital, il meurt quelques instants plus tard.

Né en 1957 à Bamako, Adama Traoré est arrivé très tôt à l'Agence malienne de presse et de publicité (AMAP). Il y entre d'abord comme man½uvre, puis s'inscrit aux cours du soir de l'école de l'Institut pédagogique d'enseignement général (IPEG) de Bamako en 1984 jusqu'au niveau de la 9ème année fondamentale. Il décide d'arrêter cette formation pour se consacrer à son travail de distributeur de L'essor.

Le métier de distributeur du journal est particulièrement contraignant. Le travail commence dès 4 heures du matin. Il faut emballer le quotidien et effectuer une harassante tournée dans un secteur donné afin que l'abonné puisse entamer sa journée en possession de son journal. Qu'il pleuve ou qu'il vente, Adama était parmi les plus consciencieux depuis plus de 30 ans, des années durant lesquelles il a sillonné toute la capitale jusque dans ses quartiers les plus reculés. Ponctuellement le journal était déposé aux aurores dans les services publics et privés et dans certains domiciles.

Adama ne rechignait pas à la tâche. Ses compagnons de la « distribution » ne tarissent pas d'éloges sur lui. « Adama a toujours vécu en bonne intelligence avec nous les plus jeunes. Il n'arrêtait pas de donner des conseils sur la conduite à tenir quand vous sortez de chez vous alors qu'il fait encore nuit. Quand vous déposez le journal chez un client prenez soin de savoir exactement à qui vous remettez le journal. Cela évite les problèmes plus tard », recommandait-il.

En bon résident du quartier de Tomikorobougou, cet amateur de football était un fervent supporteur du Djoliba AC. Presque toutes les après-midi, il était au stade Mamadou Konaté pour suivre les entrainements de son club. Même avec le transfert du siège social à Torokorobougou, Adama continuait à fréquenter Hèrèmakono lorsqu'il en avait le temps. Il se faisait un devoir de suivre du mieux qu'il pouvait les rencontres du championnat et des autres compétitions nationales et africaines de son club.

Que sa veuve et ses dix enfants reçoivent, ici, nos plus sincères condoléances.

Y. D.

L'essor

Ses derniers articles: Mopti : Transport de viande, un casse-tête sanitaire  Promotion de la femme : RACHELLE DJANGONE MIAN S’EN VA  Sécurité alimentaire : DES CEREALES A 

Traoré

AFP

La famille d'Adama Traoré sollicite "l'implication" du Mali

La famille d'Adama Traoré sollicite "l'implication" du Mali

AFP

HCR: la chanteuse malienne Rokia Traoré nommée ambassadrice de bonne volonté

HCR: la chanteuse malienne Rokia Traoré nommée ambassadrice de bonne volonté

AFP

Le conflit au Mali a renforcé les liens de Rokia Traoré avec son pays

Le conflit au Mali a renforcé les liens de Rokia Traoré avec son pays