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Presse à Bobo-Dioulasso : Les pesanteurs socioculturelles et économiques plombent la liberté des journalistes

Les hommes et femmes de média de la région des Hauts-Bassins ont célébré la Journée mondiale de la liberté de la presse le vendredi 3 mai 2013. Pour la première fois et à travers une conférence sur le thème : « La liberté de la presse dans la région des Hauts-Bassins », et un match de gala. L'initiative a été appuyée par l'Union des journalistes-communicateurs et correspondants de presse des Hauts-Bassins (UJCP-HB), parrainée par Yacouba Barro n°2, Président directeur général de TCV, et présidée par Alfred Sanou, président du Conseil régionale des Hauts-Bassins, avec le partenariat de SODIBO/BRAKINA.

Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître pour cette commémoration de la Journée mondiale de la liberté de la presse à Bobo-Dioulasso. Cette initiative de l'Union des journalistes-communicateurs et correspondants de presse des Hauts-Bassins est un nouveau départ à en croire son président Mountamou Kani. Un nouveau départ qui, certainement ne s'arrêtera pas en si bon chemin eu égard aux perspectives d'activités qui existent. Les hommes et femmes de média et assimilés de la cité de Sya ont abandonné un tant soit peu les plumes et les micros ce vendredi 3 mai, pour se pencher sur le sous-bassement de leur métier : la liberté de la presse. L'orateur du jour, le directeur régional de la Communication, Boniface Coulibaly, qui n'est pas passé par quatre chemins pour souligner des avancées de la liberté de la presse dans les Hauts-Bassins, notamment à Bobo-Dioulasso. « Autant le dire », l'édito journalier de L'Express du Faso... « Il faut le dire », des Editions Sidwaya de l'Ouest et beaucoup d'autres chroniques et articles de presse ont été cités en exemple de liberté d'opinion et d'expression dans la presse par le conférencier. « Ce qui n'était pas le cas il y a des années », a-t-il soutenu. Cependant, a-t-il poursuivi : « Pour s'exprimer, il faut avoir des opinions alors qu'il n'est pas donner à tout le monde d'en avoir une ». Et quand on l'a, il faut être libre de l'exprimer. D'où la quête de la liberté dont celle de la presse acquise, mais qu'il faut continuer de conquérir.

Nul ne doit donc être inquiété pour ses opinions, car la liberté de pensée et d'expression est un droit de l'homme. Cependant, en abuser dans la presse est passible de peine en ce sens que les journalistes se doivent de respecter la vie privée des autres. « L'offense au chef de l'Etat, aux corps diplomatiques, l'injure, la diffamation... » sont donc entre autres actes, à éviter dans la presse, selon Boniface Coulibaly. Il a également souligné l'importance de la presse qui est un important support pour les sociétés dans l'expression de leur pensée. Ce rôle lui confère aujourd'hui, la place d'instrument de mesure du niveau démocratique et de bonne gouvernance des pays. En un mot, la liberté de la presse est fondamentale pour la consolidation de la démocratie. La formation des journalistes, la création d'espaces de rencontres et de réflexions, les pesanteurs socioculturelles et économiques ont été entre autres préoccupations des journalistes dans la quête de la liberté de presse à Bobo-Dioulasso. « On se connaît pratiquement tous à Bobo-Dioulasso, au point que certaines familiarités et affinités entravent la liberté d'opinion... » a relevé Mountamou Kani, président de l'UJCP-HB. Malgré tout, a-t-il soutenu, les plumes et micros ne manquent pas à leur devoir quand il s'agit de dire la vérité avec toute l'objectivité qui sied.

La plume gagne le micro par 3 buts à 2

C'est dans une ambiance confraternelle que les journalistes ont communié autour du ballon rond sur le plateau du stade Wobi dans un match qui a opposé la presse écrite à la presse audiovisuelle. Loin des rédactions et du terrain à la recherche de l'information, les journalistes ont passé un temps de football amical et confraternel. En 2 fois 25 mn, ce sont les ouvriers de la plume qui sont sortis victorieux avec trois buts à deux pour la presse audiovisuelle. Mais enfin, soutient Mountamou Kani, c'est toute la presse de Bobo-Dioulasso qui gagne. Une belle journée de la célébration mondiale de la liberté de la presse à Bobo-Dioulasso qui a pris fin par une collation au maquis le Trigone.

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De plus en plus le Burkina Faso obtient de bonnes notes en matière de liberté de la presse. De la 64ème place en 2012, il est passé à la 46ème selon le classement mondial de Reporters sans frontières. En effet, à chaque occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Reporters sans frontières publie le classement mondial de la liberté de la presse. Le premier pays en matière de cette liberté est la Finlande. L'Erythrée vient en dernière position avec la 179ème place.

Bassératou KINDO

L'Express du Faso

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