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La famille réclame la vérité sur sa mort

«La mort par balle de notre oncle Mohamed n'était pas un crime passionnel ni l'acte irresponsable d'un aliéné mental, comme veulent le faire croire certaines thèses, mais il s'agissait bien d'un assassinat politique», a indiqué son neveu Mohamed Farid. Hier, Maghnia a commémoré le cinquantième anniversaire de l'assassinat du premier ministre algérien des Affaires étrangères. Ses proches, neveux et nièces, quelques camarades de classe, des voisins ou de jeunes citoyens qui connaissent le diplomate qu'à travers les rues et les établissements scolaires qui portent son nom étaient présents. Dans cette cité frontalière, c'est la première fois que les autorités du pays autorisent une procession de ce type --en tête un groupe de scouts portant le portrait du défunt -- à sillonner les artères de la ville, dont l'itinéraire est prévu à partir du cimetière Lalla Maghnia, où une gerbe de fleurs a été déposée, à la salle des spectacles Douniazad, où une rencontre-débat a eu lieu. «Il ne s'agit pas de remuer le couteau dans la plaie, mais nous avons le droit de savoir, cinquante ans après son assassinat. Nous demandons que les archives soient rendues publiques. La mort par balle de notre oncle Mohamed n'était pas un crime passionnel ni l'acte irresponsable d'un aliéné mental, comme veulent le faire croire certaines thèses, mais il s'agissait bien d'un assassinat politique», a indiqué son neveu Mohamed Farid. Comme attendu, aucun responsable n'a assisté à cette commémoration, si l'on excepte la présence d'un vice-président d'APC. «C'est un devoir de mémoire. Mais on n'est pas   surpris par cette attitude indifférente des responsables», a ajouté Farid, avocat de profession. «Plus qu'un nom de rue ou de ville, Mohamed Khemisti était un combattant pour la liberté du peuple algérien», rappelle, pour sa part, son neveu Khaled. Et d'ajouter : «La mort du jeune ministre de l'Algérie nouvelle a profondément ému notre peuple. Le mystère de son assassinat, commis le 11 avril 1963, à la sortie de l'Assemblée nationale, reste entier. Le choc que l'annonce de sa mort a provoqué, le 4 mai, après trois semaines de coma, et l'indignation qu'elle a soulevée ont été immenses. C'est avec beaucoup de scepticisme que la thèse officielle sur son meurtre a été accueillie. Personne n'imaginait qu'après les affrontements fratricides et sanglants du premier été de l'indépendance, la liquidation physique serait à nouveau le moyen de règlement des conflits et des désaccords. Nombreux sont ceux qui s'interrogent encore sur les véritables mobiles de cet acte et sur l'identité de ses commanditaires.» Mohamed Khemisti, né le 11 août 1930 à Maghnia, a été assassiné le 11 avril 1963 devant l'APN à Alger, il était âgé de 33 ans.

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