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Le nouveau président du MSP connu aujourd’hui

Des travaux du congrès ont été précédés par les interventions des invités du MSP venus du Maghreb et du Moyen-Orient. On pouvait noter la présence des représentants du parti Wassat jordanien, d'Ennahda de Tunisie, du PLJ et d'El Adl Wal Ihsane du Maroc et du Parti de la construction libyen. Mais le Parti de la liberté et de la justice égyptien, bras politique des Frères musulmans, était absent. La présence de ces invités démontre clairement que le MSP ne se détache pas de l'Internationale des Frères musulmans. Bien au contraire, la formation réitère son attachement à son référent «le Conglomérat» fondé par Hassan El Banna. Bouguerra Soltani, qui ne briguera pas un 3e mandat, a indiqué qu'il était prêt à rendre des comptes devant le congrès et les instances du parti. «Je porte l'entière responsabilité morale de tous les points négatifs depuis 2003 à 2013», a-t-il souligné. Toutefois, selon Naâmane Laouar, président de l'instance nationale du parti chargée de l'organisation du congrès, Soltani fera partie des cercles des dirigeants du parti. Les congressistes, au nombre de 1400, examinent les statuts de la politique générale du MSP pour adopter un règlement intérieur et finiront par élire un bureau national. Par contre, force est de préciser que la désignation du futur président du MSP n'incombe pas au congrès. Seul le conseil consultatif national (madjliss echoura) pourra le nommer. Dans la tradition islamiste tendance Frères musulmans, on appelle cela «ettazkia». De ce fait, les jeux de coulisses entre pro-Abderrazak Mokri, qui occupe actuellement le poste de vice-président, et les partisans de Abderrahmane Saïdi, présentement président du madjliss echoura, ont commencé avant ce congrès. Sans donner l'impression d'être à couteaux tirés, les deux hommes ne partagent pas la même approche vis-à-vis du pouvoir. Mokri n'hésite pas à développer un discours d'opposition, évoquant même l'illégitimité du régime algérien. Sa radicalité a gagné en intensité au lendemain des élections législatives du 10 mai 2012. Il avait publiquement accusé l'administration de fraude généralisée. Une saignée depuis 2008 Pour lui, il ne peut y avoir désormais de compromis avec le pouvoir, malgré 9 ans de coexistence au sein de l'Alliance présidentielle que le MSP avait fini par quitter. A moins d'une surprise de dernière minute ou de pressions des réseaux occultes, «le nouveau président sera soit Mokri ou Saïdi», présagent des cadres et des militants. Si Soltani ne se présente pas pour un nouveau mandat, tant de facteurs peuvent l'expliquer. Les rapports de force au sein du MSP ne sont plus identiques à ceux de la période de 2003, suite au décès du fondateur de l'ex-Hamas, Mahfoud Nahnah. Soltani est accusé par nombre de militants «hamsaouis» d'être à l'origine de l'éclatement du MSP et responsable de la fracture que connaît le parti depuis le congrès organisé dans cette même coupole olympique en 2008. Jeudi dernier, et paradoxalement, Abdelmadjid Menasra, président du Front du changement (FC), parti agréé dans la vague d'avant-mai 2012, était présent au congrès et a plaidé pour une nouvelle tentative de «rassemblement des enfants de l'école de Nahnah». Mea-culpa ou retour aux sources ? Menasra, qui a gelé son parti, s'est-il rendu compte qu'il ne pouvait être un leader dans la mouvance islamiste ? Quant à Mostefa Belmahdi, qui prépare le lancement d'un parti, il n'a pas assisté au congrès. Pour sa part, il reproche à Soltani d'avoir dévié de la ligne originelle des Frères musulmans. Enfin, Amar Ghoul, «le traître de ses frères», a tout simplement décliné l'invitation. Donc, il est inutile de compter sur le retour de ses partisans dans la maison mère. A l'heure où nous mettons sous presse, les travaux du congrès se poursuivent à huis clos.   

El Watan

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