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Un an après son élection Macky Sall à l’épreuve de ses promesses de campagne

Le 25 mars dernier, le Sénégal a commémoré le premier anniversaire de l'élection du Président Macky Sall. Occasion de jeter un regard rétrospectif sur les 365 jours passés par le candidat de l'Alliance pour la République à la tête de l'Etat.

Tout d'abord, disons que le nouveau chef de l'Etat a hérité d'un pays où les urgences sont à signaler partout. Comme tous les autres candidats, il avait affiché ses intentions et orientations sur les grandes questions de la nation.

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'en très peu de temps, le 4e Président du Sénégal a commencé à imprimer son style à lui, en conduisant son pays avec une équipe dirigeante avertie et homogène, en dépit de sa diversité politique.

Chose très rare en Afrique, il a réussi à unifier derrière lui les douze candidats de l'opposition éliminés au premier tour de la présidentielle du 26 février 2012 qui avaient appelé à voter pour lui, au second tour. Un acte de haute portée politique qui a permis de mettre fin à une crise postélectorale, de consolider la cohésion et l'unité nationale. Un exploit dans l'histoire démocratique de ce pays présenté comme un modèle dans la région.

Macky Sall, c'est aussi le candidat qui a le plus fait campagne sur la bonne gouvernance, la création d'emplois pour les jeunes, la promotion des talents et des compétences, à commencer par sa propre équipe. «Nous mettrons une dream-team. Toutes les compétences scientifiques et culturelles sont là pour faire décoller le Sénégal. Nous allons le faire pour bâtir une démocratie moderne», déclarait-il tout au long de sa campagne.

Joignant l'acte à la parole, il veut faire du Sénégal un pays exemplaire en matière de gestion des deniers publics. Sa première mesure a été de lancer un audit de grande envergure sur tous les comptes publics. Le résultat de cette opération «main propre» est stupéfiant. Les coupables, quel que soit leur rang social, ont commencé à répondre, en toute responsabilité, de leurs actes, devant une justice indépendante. Fini le temps des crimes économiques et de l'impunité.

Autre promesse de campagne du candidat de l'Alliance pour la République, faire baisser le coût de la vie et des denrées de première nécessité. Eh bien ! Après 365 jours d'exercice du pouvoir, on peut constater que le panier de la ménagère s'est nettement amélioré. Mais, beaucoup reste à faire encore.

Dès sa prise de fonction, le président Macky Sall s'est résolument attaqué au chômage des jeunes. Il avait annoncé de créer près de 5 000 emplois. Une autre promesse de campagne figurant au nombre de ses priorités. D'ailleurs, dans son discours à la nation prononcée à la veille de la fête de l'indépendance, le président Macky Sall avait déclaré que son gouvernement engagerait, sans délai, une concertation nationale avec le patronat sur l'emploi des jeunes.

«Dans le traitement de la question du chômage des jeunes, nous allons vers une nouvelle approche qui vise à notamment à rationaliser les structures de promotion de l'emploi et à mettre en cohérence la formation professionnelle et les besoins du marché», avait-il indiqué.

Ainsi, un peu plus de 17 milliards de francs Cfa seront consacrés à la création d'emplois non-salariés pour les jeunes, et 10 mille emplois seront générés par l'Agence nationale de sécurité de proximité. Ce n'est pas tout. Macky Sall a promis de débloquer 10 milliards de francs en guise de garantie pour des activités génératrices de revenus en faveur des femmes et des jeunes filles.

Malgré la bonne volonté du nouveau chef de l'Etat, il ne peut véritablement réussir sa mission de redressement du pays que si seulement si, les Sénégalais, eux-mêmes, le soutiennent et l'encouragent, comme ils l'ont si bien démontré lors des élections.
Toujours à l'écoute de son peuple, après une année passée au pouvoir, le chef de l'Etat a pris en compte les avis des uns et des autres pour mieux conduire le bateau sénégalais à bon port. C'est là, tout le sens d'un dialogue franc et direct instauré sous sa mandature qui permet à l'exécutif de corriger le tir et de mettre en relief ce qui est fait et ce qui est nécessaire de faire. C'est-à-dire, l'élaboration de projets plus adaptés pour le Sénégal.

Dans cette optique de concertation, nous invitons le gouvernement à se pencher davantage sur les dossiers sociaux en attente, à mettre en place une politique fiscale à caractère social et d'activer les mécanismes de contrôle contre la spéculation. Le gouvernement doit aussi continuer son combat contre la flambée des denrées de première nécessité.

Occasion aussi pour nous de saluer la détermination et l'engagement du chef de l'Etat à lutter contre la corruption. Une courageuse initiative qui est en train de changer tout le système de gouvernance de l'Etat. Les remèdes doivent s'appuyer sur un processus politique qui consacre les programmes anticorruption. A savoir : les réformes du système judiciaire, de la Fonction publique et de l'Administration, du système de régulation, des finances publiques et du système bancaire.

Monsieur le Président, vous avez tout pour réussir. Chaque jour, vous démontrez à la face du monde que les priorités de l'Etat passent avant celles de ses dirigeants. Vous avez bien compris le sens profond des conseils de Barack Obama qui avait déclaré à Accra, au Ghana, que «L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais d'institutions fortes». Ce n'est donc pas par hasard que le président américain vous a récemment reçu à la Maison Blanche pour vous encourager. Sachez saisir votre chance pour rentrer dans l'histoire du Sénégal par la grande porte.

Nous vous remercions pour votre volonté politique, votre transparence et votre honnêteté, qui se reflètent dans vos décisions, et nous vous encourageons à poursuivre votre travail.

Nicole SARR - Paris

Nicole SARR Journaliste Consultante Conseil en Communication
Représentante de l'institution FESPAM en Europe et aux USA


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