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Mise en œuvre de la feuille de route : 10 heures de débats à l’hémicycle

Trois mois après avoir apporté leur quitus à la feuille de route du gouvernement de la transition, les élus de la nation, veulent aujourd'hui s'assurer que le cap est bien tenu en ce qui concerne les deux axes prioritaires de la transition. Débats.

Le mardi dernier, le Premier ministre Diango Cissoko était attendu devant l'hémicycle pour présenter aux élus de la nation, l'état de mise en ½uvre de la feuille de route, précisément sur les deux missions prioritaires assignées au gouvernement : la reconquête de l'entièreté de l'intégrité territoriale de notre pays et l'organisation des élections. Certainement pour des raisons de calendrier, le chef du gouvernement n'a pu s'acquitter de ce devoir.
Le gouvernement ne s'est, cependant, pas dérobé à cette obligation Républicaine. Il était, en effet, représenté par les ministres de la défense et des anciens combattants, de sécurité intérieure et de la protection civile, de l'administration du territoire et de l'aménagement du territoire, des finances et celui de la fonction publique.
La séance, présidée par le président de l'institution, Younoussi Touré, a débuté par les rapports introductifs des députés interpellateurs : Boureima Dicko et Logona Traoré.
L'honorable Boureima Dicko, président de la commission défense, a demandé au gouvernement de s'expliquer sur les vraies raisons de l'absence de l'armée malienne (contrairement aux Français et aux Tchadiens) à Kidal. Ainsi l'élu s'est expliqué : «Ce gouvernement a fait adopté par l'assemblée, une feuille de route qui trace le cadre de l'action gouvernementale, définissant les actions stratégiques durant cette période. A la date d'aujourd'hui la question se pose sur les résultats de cette feuille de route précisément en ce qui concerne les deux axes majeures que sont la reconquête de l'intégrité territoriale du pays et l'organisation des élections», a déclaré Dicko, qui note que dans cette feuille de route, le premier élément cité est le rétablissement de l'intégrité territoire du pays. Sur ce point, le député choisi de ne pas aller dans le sens du raisonnement entendu assez souvent et qui tente de justifier l'absence de l'armée malienne à Kidal par ses insuffisances en terme de formation, équipements....L'élu observe :  «Il y a trois mois,  le manque de moyens de l'armée malienne, la rupture qu'elle a connu au niveau de la chaîne de commandement, son besoin en formation, ne lui ont pas empêché de prendre part, aux cotés des armées française et tchadienne pour la libération de Konna, Diabali, Douentza, Gao, Tombouctou, Léré. Il reste à présent Kidal et tout l'Adrar des Ifoghas où sont présentes les armées françaises et tchadiennes», a soutenu l'honorable Dicko. Celui-ci demande au gouvernement de dire à la nation quand précisément l'armée va-t-elle se déployer à Kidal.
Le ministre de la défense et des anciens combattant, le général Yamoussa Camara, a mis en exergue les difficultés de notre armée et salué l'appui (de qualité) que les forces armées françaises et tchadiennes, ont apporté à l'armée malienne pour reconquérir les villes du septentrion occupées par les groupes terroristes. Pour le général Camara, les limites de l'armée malienne au moment où il s'agit de traquer des groupes résiduels, justifie en partie sa non présence à Kidal. Une ville de Kidal où, selon lui, la force Serval, «après avoir cassé la coalition terroriste, a curieusement permis au Mnla (en lambeau) et qui avait cessé d'exister sur le terrain, de renaître de ses cendres et de revenir au devant de la scène.
Mais le général Camara a réaffirmé devant les élus de la nation l'engagement des forces armées maliennes : «Tant qu'il reste un seul groupe armé, quel qu'il soit, les forces armées ont le devoir de le rechercher et de l'anéantir».
Le président de la commission administration et décentralisation de l'assemblée, Logona Traoré voulait quant à lui savoir comment se déroule les préparatifs de l'élection de juillet et ce qui est entrepris pour le retour de l'administration et des déplacés. A ces questions, le ministre Moussa Sinko Coulibaly a donné des assurances quant à la tenue d'un scrutin (présidentiel) dont le budget est déjà bouclé. Pour lui, la situation exceptionnelle que nous traversons va forcément influer sur la qualité du scrutin. Toutefois, le gouvernement, a-t-il dit, mettra le maximum d'effort pour organiser des élections crédibles, transparentes et démocratiques.
Au cours des débats, les élus de la nation ont soulevé plusieurs questions relatives au défi sécuritaire, le cas de Kidal, la formation des forces armées maliennes, l'affaire de la commande de véhicules pour l'armée qui a défrayé la chronique...A toutes ces préoccupations et/ou questions, les membres du gouvernement ont tenté d'y apporté les clarifications nécessaires. Au terme de 10 heures de débats, tous les groupes parlementaires de l'hémicycle ont salué les efforts du gouvernement de transition, avant de voter à l'unanimité une résolution qui confirme l'accompagnement de l'assemblée nationale au gouvernement et à sa feuille de route.
       Oumar Diamoye

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