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L'ancien procureur Ousmane Diagne à la Une des quotidiens

Les quotidiens parvenus vendredi à l'APS font pour l'essentiel leurs choux gras de la sortie peu commune de l'ancien procureur Ousmane Diagne, qui a profité du pot de départ organisé en son honneur par le parquet de Dakar pour se lâcher, selon de nombreux titres, avec des déclarations qui rendent compte entre les lignes de ses relations difficiles avec la tutelle politique.

''Ousmane Diagne a définitivement quitté le parquet de Dakar qu'il a dirigé pendant 6 ans et 6 mois. Cependant, il n'a pas raté l'occasion pour solder ses comptes avec la Chancellerie. Ainsi, le désormais ex-procureur de la République n'a pas hésité à clamer haut et fort qu'il n'a jamais été le procureur d'un gouvernement, mais un procureur de la République'', écrit le quotidien L'Observateur.

''La passation de service avec son successeur Bassirou Guèye, qui a eu lieu hier (jeudi), a été l'occasion pour l'ancien procureur de la République de solder ses comptes. Il reconnaîtra avoir eu des relations difficiles avec certains ministres de la Justice, mais être préoccupé par son indépendance et le serment qu'il a fait de ne servir que la vérité et l'intérêt général. C'est ainsi qu'il fera remarquer qu'il a toujours été le procureur de la République et non d'un gouvernement'', ajoute Direct Info.

''Ousmane (Diagne) solde ses comptes'', souligne Enquête en faisant le compte-rendu d'un pot organisé pour son départ de la tête du parquet de Dakar. Selon ce quotidien, l'ex-procureur de la République ''a eu droit (à cette occasion) à des cadeaux et éloges de ses anciens collaborateurs''.

''Ousmane Diagne leur a rendu +leurs fleurs+ avant de lancer des piques aux différents gardes des Sceaux avec lesquels il a travaillé depuis sept ans. Et dans ce lot, seul Moustapha Sourang trouve grâce à ses yeux'', rapporte le quotidien Enquête.

''Une occasion choisie par le nouveau conseiller délégué à la Cour suprême pour clamer son indépendance'', relève Le Quotidien. Il cite ensuite Ousmane Diagne, qui déclare : ''Je n'ai jamais été autre chose qu'un procureur de la République''.

''J'ai été procureur de la République et non pas procureur du gouvernement'', insiste-t-il à la Une de L'As, avant d'ajouter : ''A chaque fois qu'il m'a été possible de dire non, je l'ai dit''. ''Le procureur Ousmane Diagne se lâche'', titre par conséquent le même journal.

''Ce devoir de déplaire (inhérent à la fonction de procureur), j'en ai usé et abusé'', poursuit-il, à la Une de Libération. Mais Ousmane Diagne assure qu'il reste malgré tout sans regret. ''Je ne regrette rien du tout'', dit-il dans des propos cités par le quotidien La Tribune.

Le quotidien L'Office propose à son tour d'autres déclarations tirées de l'adresse de l'ancien procureur de la République. ''Si ce que j'ai fait pour mériter de partir était à refaire, je l'aurais refait. L'indépendance, ça s'assume et ça se paie'', assène Ousmane Diagne.

''Ousmane Diagne met en accusation Mimi Touré'', garde des Sceaux, ministre de la Justice, affirme même Le Populaire. Il parle d'un ''réquisitoire à charge'' de Ousmane Diagne contre sa tutelle, même si l'actuel ministre de la Justice n'est pas citée. ''Il est temps que les magistrats et les substituts cessent d'être exposés à de représailles chaque fois qu'ils veulent se comporter en digne et loyal magistrat'', dit Ousmane Diagne.

''Les dispositions actuelles qui régissent le fonctionnement du parquet ne permettent pas aux magistrats d'exercer librement leurs fonctions. L'ancien procureur de la République est formel. C'est pourquoi Ousmane Diagne, qui s'exprimait hier jeudi 2 mai en marge d'une cérémonie d'adieu en son honneur, après avoir passé le témoin à son successeur Serigne Bassirou Guèye, a plaidé pour une réforme du parquet'', rapporte Sud Quotidien.

Loin de ce sujet, Walfadjri évoque une abrogation possible de la loi Ezzan adoptée par l'Assemblée nationale le 7 janvier 2005 et qui institue une amnistie pour les auteurs et commanditaires de crimes et délits politiques enregistrés entre 1993 et 2004. ''Le pouvoir remue le couteau dans la plaie'', titre en Une le quotidien Walfadjri.

Rewmi quotidien annonce que Thierno Ousmane Sy, l'ancien conseiller en Technologies de l'information et de la communication de l'ex-président Abdoulaye Wade ''reste toujours en prison'', après le rejet de sa requête visant à faire annuler le mandat de dépôt qui a abouti à son inculpation pour notamment blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics et corruption.

Alors que Thierno Ousmane Sy reste en prison, Karim Wade, inculpé pour enrichissement illicite présumé portant sur près de 700 milliards de francs CFA, ''porte plainte devant la CEDEAO'', selon La Tribune. ''Wade-fils réclame 15 milliards à l'Etat'', ajoute ce journal. Il accuse l'Etat sénégalais ''de l'avoir arrêté et privé de liberté de façon illégale'', précise La Tribune.

Le quotidien national Le Soleil s'intéresse au dernier conseil des ministres et aux mesures prises à l'issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement. Le journal évoque notamment la création prochaine d'un Observatoire national de la consommation, tout en annonçant des mesures contre les spéculations sur le loyer.

APS

Rewmi

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