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Elections et retour définitif de la paix : LA CHEFFERIE ET LES LEADERS RELIGIEUX MIS A CONTRIBUTION

Les pouvoirs publics n'entendent pas lésiner sur les moyens pour amener le pays à des élections crédibles, transparentes et surtout apaisées. D'où la multiplication des initiatives de sensibilisation et d'information des différentes couches de la société.

Après les communicateurs traditionnels et les griots, un atelier sur le rôle et la responsabilité dans la promotion du dialogue, la culture de la paix et la prévention des conflits pour les élections apaisées dans notre pays s'est tenu hier au gouvernorat du district de Bamako à l'intention des chefs traditionnels et des leaders religieux.

L'ouverture de la session était conjointement présidée par le représentant résident du PNUD au Mali, Maurice De Wulf, et le ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de l'Aménagement du territoire, Moussa Sinko Coulibaly.

Des représentants de la chefferie traditionnelle de l'intérieur et du district de Bamako ont également pris part à la cérémonie d'ouverture en présence de plusieurs membres du gouvernement et des responsables de la Commission dialogue et réconciliation.

Le représentant-résident du PNUD a saisi l'occasion pour féliciter le gouvernement pour les efforts engagés pour la reconstruction de l'unité et de la cohésion nationale. Les prochaines élections devront également y contribuer grandement. « La paix est, et ne peut être que le résultat d'un investissement humain, social et politique. Elle est à portée de tous mais elle se mérite », a rappelé Maurice De Wulf en se référant à la résolution 52/13 de janvier 1998 de l'Assemblée générale des Nations unies à propos de la culture de la paix. Cette culture de paix consiste « en des valeurs, des attitudes et des comportements qui reflètent et favorisent la convivialité et le partage, fondés sur les principes de liberté, de justice et démocratie, de tous les droits de l'homme, de la tolérance et de la solidarité, qui rejettent la violence et inclinent à prévenir des conflits en s'attaquant à leurs causes profondes, à résoudre les problèmes par la voie du dialogue et de la négociation et garantissent à tous la pleine jouissance de tous les droits et les moyens de participer pleinement au processus de développement de leur société ».

Dans la même logique, le représentant du PNUD rappellera une autre résolution, la 53/243, qui met l'accent sur le programme d'action sur une culture de la paix en huit points.  Il s'agit de « renforcer une culture de paix par l'éducation, promouvoir un développement économique et social durable, assurer l'égalité entre hommes et femmes, promouvoir le respect de tous les droits de l'homme, promouvoir la compréhension, la tolérance et la solidarité, etc. ».

Dans le cas spécifique des pays africains, comme le nôtre, où les traditions ont leur rôle à jouer dans la recherche de la paix, Maurice De Wulf a expliqué que « le besoin de préserver certaines traditions, la littérature orale et les langues locales qui sont la source de nombre de pratiques sociales et qui contribuent à l'unité et à l'équilibre des sociétés s'impose ». Car, pense-t-il, sans effort et participation endogène, il est impossible de parvenir à une paix et un développement durable.

« Le Mali possède des savoirs endogènes, un riche patrimoine culturel et regorge de bonnes pratiques d'antan et actuelles qui mériteraient d'être compilées, systématisées, préservées et divulguées », a-t-il soutenu. S'adressant directement aux chefs coutumiers, imams, prêtres et pasteurs, le diplomate a souhaité que chacun s'impose l'impérieux devoir de sensibilisation et de diffusion quotidienne des valeurs de tolérance, de pardon, de paix et de réconciliation sans lesquelles tout effort de cohésion et de cohabitation est vain. « Les élections sont une compétition qui, mal géré peut conduire à des conflits postélectoraux avec des conséquences énormes », a-t-il rappelé.

Dans la même tonalité, le ministre Moussa Sinko Coulibaly, expliquera l'ambition de son département de créer une synergie entre les chefs traditionnels, les leaders religieux et le gouvernement sur le rôle de ceux-ci « dans la négociation, la conciliation et la recherche de la paix ». Il s'agit pour nous de vous encourager à poursuivre vos activités de sensibilisation que vous faites si bien dans la prévention des conflits, a-t-il précisé en soulignant combien « la paix est le bien collectif le plus précieux pour lequel nous devons apprivoiser les mécanismes de construction au niveau individuel et collectif ». Le besoin d'appartenance collective, qu'elle soit culturelle, religieuse ou nationale ne doit pas nous conduire à la peur de l'autre et à sa négation, a analysé le ministre en avertissant : « Nos sociétés ne doivent pas être condamnées à la violence sous prétexte que nous n'avons pas la même langue, la même foi, la même couleur ou tout simplement le même sexe ».

L'engagement des participants dans le dialogue inter et intracommunautaire doit nous amener dans la voie d'une véritable réconciliation nationale, cela au bénéfice de l'ensemble des communautés maliennes sans distinction de race et de religion, a souhaité Moussa Sinko Coulibaly.

Convaincu et confiant que la victoire sera au bout de l'effort, le coordinateur des chefs de quartier du district de Bamako, le doyen Bamoussa Touré, a salué la tenue de cet atelier avant d'appeler chaque Malien et Malienne à s'engager pour le retour définitif de la paix dans notre pays.

Mh. TRAORE

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