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UNTM : FIDELE A SES PRINCIPES

Siaka Diakité a justifié la position de la centrale syndicale après les événements du 22 mars, salué l'engagement de la communauté internationale aux côtés de notre pays et s'est dit favorable à l'organisation rapide des élections

L'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a animé mardi son traditionnel point de presse de veille de Fête du travail.

Cette rencontre précédant le 1er Mai avec les médias a été animée par le secrétaire général de la centrale syndicale, Siaka Diakité, et s'est déroulée en présence du représentant de l'Organisation africaine de l'unité syndicale, Demba Diop, et de nombreux syndicalistes.

Siaka Diakité a fait l'historique des événements qui ont prévalu à l'institution du 1er Mai consacré Fête des travailleurs dans le monde entier. C'est le samedi 1er mai 1886 à Chicago (USA) qu'a eu lieu le déclenchement d'un mouvement revendicatif pour la journée de huit heures de travail, lancé par des syndicats américains. Cette action a entrainé une grève qui sera observée par 400.000 salariés paralysant de nombreuses usines.

Beaucoup de mouvements et de péripéties plus tard, le 1er Mai est décrété en 1947 jour férié et payé en France. Depuis, la fête est célébrée dans la plupart des pays dans le monde.

L'ombre de la crise socio-politico-sécuritaire a plané sur la célébration dans notre pays pour la deuxième année consécutive. Siaka Diakité a analysé la situation et expliqué le camp du Front uni pour la sauvegarde de la  démocratie choisi dès les premiers jours qui ont suivi le coup d'état. « Notre dévouement à la patrie ne sera pas négociée et sera dispensé sans retenue », a-t-il assuré.

Siaka Diakité a salué le soutien de la communauté internationale à notre pays, en distinguant la France qui grâce à l'opération « Serval » a permis à notre pays d'échapper au pire. Le patron de la centrale syndicale s'est cependant inquiété de « l'imbroglio politique et militaire » sur le point de Kidal et a souhaité que la position de la France soit explicitée et que les autorités maliennes éclairent leur propre opinion publique.

Les revendications des travailleurs déposées par l'UNTM sur le bureau du gouvernement, ont naturellement été évoquées. Sur ce plan, a indiqué Siaka Diakité, « nous devons signaler les difficultés que nous avons rencontrées ». Cependant des avancées sont également à noter même si elles ne sont pas encore appliquées pour le moment, cela concernant les fonctionnaires et les contractuels de l'Etat, toutes catégories confondues.

L'Assurance maladie obligatoire et la flambée des prix ont été évoquées par le secrétaire général de l'UNTM. Sur ce dernier point, il a expliqué que « le gouvernement a marqué un grand intérêt à nos observations et a promis que désormais, le conseil national des prix se réunirait hebdomadairement pour examiner les tendances du marché ».

Les journalistes ont posé des questions sur l'âge de la retraite, la position de l'UNTM sur les échéances électorales à venir, les doléances des travailleurs, etc.

« Il faut qu'on aille aux élections. On ne peut pas rester dans cette situation. Nous sommes d'accord pour cela pour être dans le concert des nations. En tant qu'Etat libre et indépendant, oui à l'élection. Mais non à une élection partielle », a précisé Siaka Diakité.

Le syndicaliste s'est réjoui de l'engouement croissant pour l'AMO en imputant les protestations du début à une incompréhension du grand public. Sur l'âge de la retraite, le secrétaire général de l'UNTM a rectifié : il y a eu réajustement et prolongation de l'âge de la retraite.

Du fait de l'état d'urgence, il n'y a pas eu cette année de grand  défilé. Le programme prévoyait une projection de film sur la vie de l'UNTM, avant, pendant et après les indépendances et une rencontre sportive.

Mh. TRAORE