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Tourisme: La résilience va-t-elle durer ?

Le tourisme est un secteur vital pour l'économie nationale. Toutefois, il demeure très sensible. Concurrence, crise économique, faiblesse du tourisme interne, sont autant de facteurs qui l'atteignent. C'est en ces termes que M. Lahcen Haddad, Ministre du Tourisme, a ouvert son intervention à l'occasion du Forum de la MAP, qui s'est tenu à Rabat, le mercredi 25 février dernier. 

 

Selon M. Haddad, le secteur du Tourisme est caractérisé par une dynamique cyclique. D'une part, le taux des investissements a connu une croissance notable, et le marché à la consommation a également évolué. Mais d'autre part le secteur est marqué par une très forte compétition.  On assiste à un recul des investissements depuis 2008, et les dépenses en consommations touristiques ont également diminué.  Ceci dit et malgré toutes les crises politiques qui se sont succédées, le secteur a démontré une très forte «immunité». «Cette année, le Maroc a franchi le cap d'un milliard de touristes», a rappelé M. Haddad,  «cela atteste de la maturité du tourisme marocain qui a démontré une résilience, malgré les évènements politiques qui ont impacté la région ces dernières années.» Ce constat est de nature à pousser le responsable gouvernemental à multiplier les efforts pour assurer la continuité du secteur. En tant que première source de devises, et deuxième pourvoyeur d'emploi après l'agriculture, le tourisme représente 8% du PIB, et revêt une très grande importance pour les plus hautes instances du pays. « Le secteur a une importance stratégique pour l'Etat, ce qui est nous met la pression pour relever les défis. Mais, malgré l'importance du secteur, nous sommes contraints de respecter les décisions du gouvernement, pour assurer l'équilibre macroéconomique.»

Conjoncture oblige

Le ministre est revenu sur la décision du gouvernement de geler 15 milliards de Dhs d’investissement au titre de l’année 2013. Elle aura certes une incidence sur le secteur, mais le département du Tourisme entend déployer les moyens nécessaires pour limiter cet impact.

Quant aux perspectives 2013, M. Haddad a déclaré que «vu le contexte actuel, on ne doit pas s'attendre à des miracles, ni à des augmentations trop importantes en terme des arrivées ou des nuitées».

Le secteur devrait maintenir les mêmes tendances de croissance qu'en 2012. En effet, malgré la conjoncture de crise et la baisse des investissements étrangers, le Maroc a maintenu une stabilité des chiffres au terme de 2012 et au premier trimestre 2013. Les recettes globales en 2012 ont baissé de 1.5% pour s'établir à 58, 2 milliards de Dhs. «Nous avons pu garder le grand des marchés traditionnels et nous en avons conquis des nouveaux comme celui de la Russie. [Nous travaillons] sur celui du Brésil et de la Chine».

Cette stabilité est à mettre au crédit, entre autres, de l'augmentation du budget promotionnel, qui atteint près d'un milliard de Dhs sur les trois dernières années (550 millions pour 2013, au lieu de 330 millions en 2012).

Par ailleurs, le ministre est également revenu sur la vision 2020, qui engage l'ensemble des acteurs du secteur pour donner une cohésion à l'offre marocaine, avec de nouveaux produits.  Au lieu d'avoir deux grands axes, le Maroc disposera de 8 zones ou territoires touristiques. «La vision  2020 vise le qualitatif ». Arriver à 300 000 lits au lieu de 185 000 aujourd'hui, ou encore multiplier par deux le nombre des arrivées des touristes étrangers et par trois le nombre des touristes locaux, font partie des objectifs visés par le département de M. Haddad à l'horizon 2020. Cela nécessite une enveloppe de près de 150 milliards de Dhs, dont 62 ont été contractualisés.

Toujours dans ce souci de la qualité, une caisse Rénovhôtel a été créée pour une remise à niveau des anciens établissements hôteliers. 24 millions de Dhs y ont été injectés.

Enfin, il va sans dire que le transport aérien demeure un facteur décisif du succès de toute destination.  «Le ministère travaille en concertation avec les parties concernées – l’Office national des Aéroports (ONDA) et la RAM, pour augmenter à 1.600 le nombre des vols hebdomadaires, en dehors de Casablanca et Rabat, et travaille sur un mix entre le low-cost et le charter sur certaines destinations. »

 

Leila Ouazry

La Nouvelle Tribune

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