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1er Mai, le Bilan de Abdelouahed Souhaïl

Au moins 55.399 chercheurs d’emploi ont été insérés dans le cadre du programme Idmaj en 2112 et 18.313 opportunités d’emploi ont été créées dans le cadre du programme Tahil, a indiqué, lundi à Rabat, le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Abdelouahed Souhail

Les opportunités d’emploi ont été créées à travers la formation contractuelle et la formation qualifiante ou de reconversion, a fait savoir M. Souhail qui s’exprimait lors d’un point de presse consacré à la présentation du bilan social au titre de 2012, relevant la création de 747 entreprises, dans le cadre du programme Moukawalati, objet d’une étude globale d’évaluation par l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC).

S’agissant du domaine du travail et des relations professionnelles, “l’année 2012 s’est caractérisée par la dynamisation des rôles des conseils nationaux tripartites prévus par le Code du travail, le conseil de la négociation collective, le conseil de la médecine du travail et de prévention des risques professionnels, la commission nationale tripartite de suivi de l’emploi temporaire et la commission nationale d’enquête et de conciliation”, a-t-il précisé.

L’année dernière a connu également la conclusion d’une convention collective de travail avec la société TECMED à Tanger, le renouvellement d’une convention collective de travail avec Maroc Telecom, ainsi que la conclusion de 162 protocoles d’accords, a-t-il ajouté.

Quant au bilan du contrôle de l’application des dispositions de la législation du travail, les interventions des agents de travail se sont soldés par la réalisation de 25.411 visites de contrôle dans les secteurs de l’industrie, du commerce et des services et de 1.306 visites de contrôle dans le secteur agricole, a noté le ministre.

Il a également fait état du traitement de 33.854 conflits individuels dans les secteurs de l’industrie, du commerce et des services et 42 conflits collectifs au niveau de la commission nationale d’enquête et de conciliation dont 19 ont été réglés.

Pour ce qui est de la grève, il a relevé que 335 grèves ont été enregistrées au sein de 272 établissements dans les secteurs de l’industrie, du commerce et des services contre 418 au sein de 311 établissements en 2011, tandis que 803 grèves ont été évitées au sein de 657 établissements des mêmes secteurs.

Dans le domaine de la législation et des normes internationales du travail, l’année 2012 a été marquée par la promulgation de 3 décrets, 5 arrêtés et 2 décisions et l’adaptation de la législation nationale aux principes et dispositions des normes internationales et arabes du travail, à travers la ratification de 4 conventions internationales et arabes du travail.

S’agissant de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale, le nombre de bénéficiaires du régime AMO est passé de 2,71 millions en 2011 à 2,94 millions de personnes en 2012, soit une hausse d’environ 8 %, selon le ministre.

Le taux de chômage au Maroc a connu une quasi-stagnation entre 2011 et 2012, passant de 8,9 à 9 %.

Par ailleurs, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Abdelouahed Souhail a indiqué que le gouvernement oeuvre à la consolidation d’un projet sociétal garantissant l’extension du système de l’état de droit à l’ensemble des secteurs sociaux.

Dans un entretien à la MAP à l’occasion de la fête du Travail (1er mai), le ministre a précisé que la nouvelle Constitution définit clairement nombre de droits économiques et sociaux, dont le droit au travail, à la couverture sociale, ainsi que les libertés syndicales, tout en insistant sur la nécessité pour l’état, les institutions et les collectivités locales de s’acquitter de leur rôle en la matière.

Il a ajouté que le gouvernement a tenu à concrétiser dans son programme les objectifs tracés par la loi fondamentale, notamment en ce qui concerne l’exercice des libertés syndicales et les libertés y afférentes, la facilitation des négociations sociales, la consolidation de la protection sociale et le renforcement du dialogue social entre les partenaires sociaux, et la sécurité au profit des travailleurs, soulignant la détermination de l’Exécutif d’élargir la sphère de l’état de droit pour englober l’ensemble des partenaires sociaux et les rapports entre eux.

M. Souhail a souligné le rôle des institutions de l’Etat en matière de protection des libertés syndicales stipulées dans la Constitution, “surtout lorsque l’exercice de ces libertés est l’objet de certaines restrictions”, signalant que “l’encadrement syndical demeure en général faible au Maroc, sachant que les centrales syndicales, toutes tendances confondues, encadrent environ 20 pour cent des travailleurs, ce qui entrave la diffusion de la culture syndicale et celle du dialogue social”.

Pour lui, la responsabilité de cette faiblesse d’encadrement syndicale incombe à tous les partenaires. Il a, dans ce sens, insisté sur la nécessité de s’atteler à la consécration des libertés syndicales en tant que droit et en tant que réalité.

Evoquant la question de la couverture sociale, le ministre a rappelé que quelque 15 millions de citoyens sont concernés par le couverture médicale à travers l’assurance maladie obligatoire (AMO, 7 millions environ) et le régime d’assistance médicale (RAMED, 8 millions), notant que le gouvernement se penche actuellement sur les grandes lignes d’un projet devant toucher les catégories non inclues dans lesdits systèmes, dans l’espoir d’assurer des prestations de santé à l’ensemble des couches sociales.

Il ne s’agit pas “d’une mince affaire”, a-t-il toutefois fait observer, révélant que des idées seront développées à cet effet auprès des différents partenaires, en perspective d’une conférence nationale sur cette thématique.

M. Souhail a, d’autre part, souligné que le dialogue autour de la réforme des retraites “a franchi des étapes considérables”, rappelant l’accord convenu au sein de la commission nationale ad hoc, qui a confirmé l’idée de maintien des régimes de base des secteurs public et privé, avec la possibilité de mettre en place des régimes complémentaires pour les catégories sociales qui n’en bénéficient pas et avec le souci de garantir leur pérennité et leur équilibre financier.

Une équipe de travail planche sur la question pour présenter des pistes de réflexion à la commission nationale, a-t-il ajouté, insistant sur l’urgence de cette action, qui doit prendre en compte la nouvelle donne démographique relative à la pyramide des âges.

La question de la formation professionnelle revêt un caractère crucial, en ce sens que la qualité de l’éducation et de la formation est l’expression fidèle de l’évolution de la société et sa disposition à s’inscrire sur la voie du développement durable, a par ailleurs souligné le ministre, confiant qu’une stratégie nationale de formation et d’insertion sera annoncée prochainement, avec l’ambition de mettre au point un système permettant une meilleure insertion socioprofessionnelle et bénéficiant à de larges couches, à commencer par les enfants à travers le traitement du phénomène de la déperdition scolaire.

La stratégie s’articulera autour d’une meilleure orientation des élèves et des étudiants et leur accompagnement sur le chemin de leur intégration sur le marché du travail, a-t-il dit, relevant l’importance du travail à accomplir au sein des universités et des établissements scolaires pour obtenir des résultats positifs en la matière, de manière à répondre aux besoins du développement global et d’incitation de l’investissement.

La Nouvelle Tribune

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