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Lutte contre le paludisme : LES BANQUES ET LES MINES SOLLICITEES

Le programme veut toucher le c½ur des responsables de ses structures pour les amener à s'engager véritablement dans la lutte contre le paludisme dans notre pays

Dans le sillage de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a initié vendredi au Grand hôtel une journée de plaidoyer en faveur de la lutte contre la maladie avec les établissements financiers et les sociétés minières.

La cérémonie était présidée par le secrétaire général du ministère de la Santé, le Pr Adama Diawara. Elle a enregistré la participation de sommités de la médecine dans notre pays, notamment le parasitologue Ogobara Doumbo et le gastro-entérologue Ali Guindo, et nombre d'autres invités.

Le paludisme constitue une forte préoccupation de santé publique dans les pays en développement notamment ceux du continent africain. Notre pays a ainsi enregistré, selon les statistiques du PNLP, un peu plus de 1,9 million cas de paludisme dans ses établissements sanitaires. Ces statistiques rappellent que le paludisme est un fréquent motif de consultation dans nos structures de santé et requiert donc une mobilisation générale pour circonscrire ses complications et son impact sur les économies familiales.

C'est dans cet esprit que les pouvoirs publics ont décidé de créer le PNLP qui met en ½uvre les différentes stratégies de prévention et de lutte contre le phénomène. Dans une communication scientifique, le directeur général sortant du PNLP, le Dr Klénon Traoré, a rappelé que 3 à 3,5 millions d'enfants de moins de 5 ans sont exposés au paludisme chaque année, tout comme 800 à 900 000 femmes enceintes.

Le paludisme, a-t-il noté, est responsable de 3 à 8 % de décès de nourrissons, 8 à 14 % de décès chez les petits poids de naissance. Ces statistiques assomment et rappellent l'urgence d'améliorer l'efficacité des stratégies de prévention et de prise en charge des cas de paludisme.

Klénon Traoré a souligné la réponse nationale contre le paludisme basée sur le principe de l'accès à la couverture universelle. En d'autres termes 80% des cas de paludisme doivent être diagnostiqués et 100% de ces cas doivent être pris en charge, selon la philosophie qui sous-tend ce principe. La réponse nationale vise également l'atteinte des objectifs 4, 5 et 6 des OMD c'est-à-dire la réduction de la mortalité infantile maternelle ainsi que celle de la charge de la mortalité et de la morbidité liées au paludisme.

De nombreuses stratégies sont mises en ½uvre pour atténuer l'impact du paludisme sur les couches les plus vulnérables, notamment les femmes enceintes et les enfants. A ce propos, une stratégie innovante est mise en application depuis près d'une année. Il s'agit de la chimio-prévention saisonnière chez les enfants. La stratégie consiste à administrer des doses de sulfadoxine pyriméthamine (SP) associées à l'amodiaquine (AQ).

Pour le Pr Ogobaro Doumbo à défaut de disposer pour l'instant un vaccin contre le paludisme, utilisable en matière de santé publique, la science nous donne une nouvelle arme fatale, efficace à 80% contre le paludisme. Le scientifique du MRTC (un centre de recherche sur le paludisme basé à la Faculté de médecine et d'odontostomatologie) a néanmoins rappelé les avancées réelles en matière de recherche vaccinale contre le paludisme. Les éléments que nous avons, nous ont permis de reconstituer des vaccins de 3è génération, efficace à 50% dans la phase. Mais il y a aura un ou des vaccins contre le palu, a assuré le chercheur. Ogobaro Doumbo a souligné l'urgence d'utiliser à échelle dans cette stratégie. Dans 5 ans, si on n'utilise pas la chimio-prévention, on risquera de perdre les médicaments efficaces qu'on avait dans la lutte contre le paludisme parce que des résistances se seront développées.

Après les différentes interventions sur la gravité du fléau dans notre pays voire en Afrique, les représentants des établissements financiers et des structures minières ont assuré de leur engagement à soutenir la lutte contre la maladie, notamment le paludisme. Ils sont ainsi prêts à renforcer le partenariat public-privé pour la lutte contre le fléau.

Pour le secrétaire général du département de la Santé, des stratégies  efficaces et efficientes existent mais elles ont un coût. C'est à ce niveau qu'on attend beaucoup des établissements financiers. On a 5 ans pour éviter la catastrophe. Le temps n'est donc plus plus à l'hésitation parce que obligation morale est là, d'éviter les décès liés au phénomène dans notre pays, a souligné le Pr Adama Diawara.

Les échanges du PNLP avec les représentants des établissements financiers et les structures minières ont visiblement porté fruit puisque ceux-ci se sont engagés à relever le défi.

B. DOUMBIA

 

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