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Radioprotection : L’AMARAP CHERCHE SA VOIE

L'Agence malienne de radioprotection (AMARAP) a tenue vendredi la huitième session ordinaire de son conseil d'administration. La session a eu lieu dans les locaux de l'Agence sous la présidence du ministre de l'Energie et de l'Eau, Makan Aliou Tounkara. Les administrateurs ont examiné le rapport d'activités 2012, l'état d'exécution des recommandations de la session précédente et du budget 2012 ainsi que le programme d'activités 2013. L'examen et l'adoption du budget correspondant à l'exercice en cours figuraient également à l'ordre du jour.

Créée en juin 2002, l'Agence malienne de radioprotection est l'organisme de réglementation nationale qui institue la radioprotection et la sûreté des sources de rayonnements ionisants dans le pays. Elle a un statut d'établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. La structure a pour principales missions de participer à l'élaboration des éléments de la politique nationale dans le domaine de la radioprotection et d'assurer le contrôle des sources de rayonnements ionisants et la gestion des déchets radioactifs.

Depuis 1961, le Mali est membre de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Dans ce cadre, il a signé ou ratifié un certain nombre de traités, conventions et accords en rapports avec la sûreté et la sécurité relatives à l'énergie atomique. La mise en ½uvre de ces traités et conventions exige de chaque Etat membre, la création d'une structure nationale de radioprotection aux fins de l'utilisation des techniques nucléaires dans les différents secteurs de développement socio-économique.

Près de 98% des activités programmés par l'Agence ont été réalisés avec  l'appui de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) par l'utilisation de sources radioactives (SRA), d'appareils générateurs de rayonnements ionisants (AGRI), de techniques nucléaires ou dérivées (TND). Les applications sont déjà effectives dans les domaines les plus divers : santé humaine et vétérinaire, production agricole et animale, gestion des ressources en eau, mines, industrie et recherche scientifique.

L'AMARAP a également à son actif la surveillance dosimétrique permanente de 600 travailleurs dans 22 établissements hospitaliers.

Le ministre de l'Energie et de l'Eau a noté que l'utilisation des techniques nucléaires connaît un regain d'intérêt à travers le monde et que ce travail doit s'effectuer dans un cadre sécurisé, pour un développement durable. Cela demande l'implication des pays pour le renforcement de  l'organisme de réglementation en matière de sûreté et de sécurité radiologiques et nucléaires. Dans cet esprit, toutes les sources et pratiques mettant en ½uvre les rayonnements ionisants doivent être mis sous contrôle en vue de renforcer la collaboration entre l'AMARAP et les structures et institutions partenaires chargées de la protection civile, l'environnement, la santé publique, la sécurité des aliments et la sécurité au niveau des frontières.

Le directeur général de l'Agence, le Dr Nagantié Koné, a déploré le fait que l'AMARAP ne soit pas suffisamment connue, aussi bien de la population que des décideurs, avant de préciser qu'aucun équipement ne doit entrer dans notre pays sans l'autorisation ou sans une application de la réglementation conforme aux textes. De nombreux travailleurs, souligne-t-il, sont exposés aux sources ionisantes dans notre pays. Les travailleurs des secteurs de la santé et des mines sont les plus exposés.  Nagantié Koné a sollicité le concours des décideurs pour inciter les partenaires à aider l'Agence à se doter de ressources humaines adéquates. Des campagnes de sensibilisation seront effectuées pour expliquer les maladies liées au rayonnement ionisant.

Abdourhamane TOURE

 

L'essor

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