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La presse étrangère évoque la succession

La presse étrangère s'est montrée très prudente vis-à-vis des problèmes de santé du président algérien. La majorité des titres français se sont contentés de reprendre la dépêche de l'agence officielle AFP, décrivant le président Bouteflika comme un «artisan de la paix» souvent critiqué pour sa propension à gouverner sans partage. «Depuis son hospitalisation au Val-de-Grâce en 2005, la moindre absence du chef de l'Etat déclenchait des spéculations sur sa santé et des rumeurs récurrentes sur son décès (...). La sévérité voulue du regard est tempérée par un sourire charmeur dont il a usé durant ses voyages dans l'Algérie profonde qu'il a cependant délaissée ces dernières années», a souligné l'AFP. Joint par cette dernière hier, le ministère de la Défense s'est refusé à tout commentaire «par respect du secret médical». «L'Etat français se tient informé, ce qui est normal pour le Président d'un grand pays tel que l'Algérie», a-t-on ajouté. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, n'a pas voulu faire de commentaire, se contentant de «souhaiter le rétablissement» de M. Bouteflika «qui, en tant que président de l'Algérie, est un ami de la France». L'on rappelle, par ailleurs, que le Val-de-Grâce accueille régulièrement des personnalités françaises et étrangères importantes. L'ancien président français, Nicolas Sarkozy, y avait été admis en juillet 2009 après un malaise. Son prédécesseur, Jacques Chirac, y avait été hospitalisé en septembre 2005 à la suite d'un «petit accident vasculaire cérébral». Plusieurs journaux s'interrogent sur l'avenir du pays d'autant, estime le site en ligne Rue 89, que cet AVC, même «sans séquelles», pourrait lui interdire, ou lui déconseiller, une nouvelle candidature en 2014. «Le mandat de Abdelaziz Bouteflika s'achève en 2014. Son hospitalisation après un accident vasculaire cérébral présenté comme mineur repose la question de sa succession», soutient l'Express. Le site de la chaîne qatarie Al Jazeera est presque seul à faire le lien entre l'accident du Président et l'information selon laquelle il aurait été mis fin aux fonctions de son conseiller Saïd Bouteflika. «Des journaux algériens avaient relevé, note Al Jazeera.com, la possibilité de l'implication du frère du Président dans des affaires de corruption.» Dans sa chronique quotidienne sur RTL, le célèbre journaliste Serge July a dressé le bilan de Bouteflika au pouvoir, comparant l'Algérie à la Russie : «L'argent du pétrole, a-t-il dit, a coulé à flots, mais ce liquide a une caractéristique universelle, il s'évapore très vite et très peu de gens en voient la couleur.» Et d'ajouter avec un air moqueur : «Le scrutin présidentiel est, en principe, une élection à deux tours, mais les autorités, victimes sans doute de l'euphorie, avaient décidé de faire l'impasse sur le second tour d'emblée dont la date n'avait même pas été fixée. Encore bravo à Abdelaziz Bouteflika et à ses parrains pour leur enthousiasme électoral si communicatif !»

El Watan

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