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La maladie du Président Bouteflika nourrit les spéculations

La nouvelle alerte sur l'état de santé de Bouteflika pourrait chambouler l'agenda politique national. L'annonce, samedi dernier, de la maladie du président Bouteflika installe le pays entier dans l'incertitude. Vingt-quatre heures après son transfert à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris, suite à «un mini AVC», et malgré les assurances quant à «l'amélioration de son état de santé», des questions se posent avec acuité sur les répercussions de cet «événement majeur» sur la scène politique nationale. Au moment où le débat national était réorienté vers la question d'un quatrième mandat pour l'actuel chef de l'Etat et le contenu du projet de la révision constitutionnelle, cette nouvelle alerte sur l'état de santé de Bouteflika pourrait chambouler l'agenda politique national. Y aura-t-il une vacance du pouvoir ? Le chantier de la révision de la Constitution sera-il mené à terme ? Quel nouveau scénario pour la présidentielle de 2014 ? L'expectative ! Durant la journée d'hier, les différents responsables de la classe politique nationale donnaient l'impression d'être surpris par «la nouvelle» et ne trouvent pas encore de mots nécessaires pour la commenter. Ils semblent vouloir attendre pour mieux voir. Mais ce nouveau fait ne sera pas sans conséquence sur la vie politique en Algérie. D'abord sur la question de la prochaine présidentielle. Selon les observateurs de la scène nationale, l'option selon laquelle le président Bouteflika briguerait un quatrième mandat est remise en cause, voire définitivement compromise. C'est ce que pense, en tout cas, le politologue Rachid Grim. «Il y a un fait nouveau cette fois-ci, c'est que l'annonce de la maladie du Président a été faite par la Présidence. Cela veut dire qu'il est malade, mais sa vie n'est pas en danger. Mais ce fait pose un sérieux problème qui concerne sa capacité à gouverner, d'autant plus qu'il y a un risque que cet AVC se reproduise une nouvelle fois et qu'il sera incapable d'assumer sa mission durant cette année de la révision de la Constitution et de la préparation de la présidentielle. Toutefois, on sait déjà que la question du quatrième mandat ne se posera plus. C'est fini !», explique-t-il. Le politologue Rachid Tlemçani n'est pas du même avis. Selon lui, «tout dépend de l'état de santé de Bouteflika». «S'il retrouve sa santé et qu'il sera en mesure de gouverner, il (Bouteflika ndlr) aura son quatrième mandat. Il pourrait même être plébiscité. La prochaine finale de la Coupe d'Algérie faisait partie de ce scénario du quatrième mandat», dit-il. Dans le cas contraire, estime Rachid Tlemçani, «une nouvelle dynamique politique s'installera dans le pays». «Si son état de santé ne lui permet pas de continuer à gouverner, il y aura inévitablement une nouvelle dynamique politique. Ce ne sera plus le cabinet noir qui va décider de l'avenir de la Présidence. Les clans du pouvoir vont s'ouvrir et la concurrence politique sera plus intense», analyse-t-il. Comment organiser la transition dans ce cas ? De nouveaux scénarios en vue Le système s'est-il préparé à ce genre de situation ? «Certainement, il y aura un nouveau scénario, s'il n'est pas déjà préparé», rétorque Rachid Grim. Pour lui, il serait étonnant qu'«un système qui veut encore durer et se maintenir ne pense pas à une situation comme celle d'aujourd'hui». «Il n'est pas étonnant qu'ils (les décideurs) nous sortent du chapeau une personne qu'ils auraient préparée et qui auraient fait l'objet de négociations. Dans ce cas, le futur candidat sera porté par tous les clans du pouvoir et il passera comme une lettre à la poste», souligne-t-il. Toutefois, dit-il, «il y aura de l'animation». «Car les islamistes et le clan des démocrates comme le FFS et le RCD ne se laisseront pas faire», indique-t-il. Rachid Grim n'écarte pas, dans ce sens, un scénario comme celui d'avant-1999. «Mais cette fois-ci, l'armée n'a pas intérêt à intervenir dans la joute politique. Tous les médias et l'opinion internationale seront braqués sur l'Algérie et l'armée prendrait un énorme risque si elle intervenait», souligne-t-il.  

El Watan

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